Mizzy Lake Trail, Algonquin Provincial Park

Looking for bears and moose in Algonquin Provincial Park

Canadians are a rather predictable bunch. Usually, in Winter, they fly off to the Caribbean to run away from the cold, and in Summer, they go camping in the many parks everywhere, canoeing wherever possible. My first “local” camping experience, I was invited by some friends for Thanksgiving, you can read all about it in Thanksgiving Camping in Arrowhead Provincial Park. The following summer, I had bought a tent for a long week-end around the Georgian Bay, and that’s a good thing, because now I wouldn’t need to rely on friends to borrow their tents if I wanted to go somewhere anymore. During my two years in Canada, there are a few things I wanted to experience, such as dogsledding (which I never got to do in the end), and trying to see moose (or maybe even bears) in the wild. In terms of wildlife sightings in Ontario, every local told me Algonquin Provincial Park was *the* place to go.

Les canadiens sont assez prévisibles. D’habitude, en hiver, ils s’envolent dans les caraïbes pour fuir le froid, et en été, ils partent camper dans un des nombreux parcs du pays, à faire du canoë dès que possible. Ma première expérience de camping “locale”, j’avais été invité par des amis pour Thanksgiving, et je vous avais raconté ça dans Thanksgiving Camping in Arrowhead Provincial Park. L’été suivant, j’avais acheté une tente pour un long week-end autour de la baie Georgienne, et c’était une bonne chose, parce que comme ça je pouvais partir camper quand je voulais sans avoir à taxer la tente des copains. Pendant mes deux ans au Canada, il y a quelques choses que je voulais faire, comme du chien de traîneau (que je n’ai finalement pas pu faire), et faire de l’affût pour voir des orignaux (ou même des ours) en liberté. Niveau affût de faune en Ontario, tout le monde m’a dit que le Parc Provincial Algonquin était *ze* coin.

Algonquin

So during my last summer in Ontario, I rented a car, booked camping spots for the week-end in Algonquin Provincial Park, read about trails and spots for moose sightings, and also rented a canoe at one of the many rentals in the Park itself.

Donc pendant mon dernier été en Ontario, j’ai loué une voiture, réservé des emplacements de camping pour le week-end au parc Algonquin, me suis documenté sur les randonnées et les endroits les plus propices aux rencontres d’orignaux, et ait fait une réservation de canoë dans une des boutiques du parc.

Algonquin camping spot

My tent and rental for the week-end

About the park / À propos du parc

Algonquin

Algonquin Provincial Park is a park of bogs, marshes, and lakes. This is the oldest provincial park in Canada, and covers approximately 7 600 square kilometres. According to Wikipedia, that would make it a quarter of the size of Belgikistan :p . The park itself sits accross both the Northern and Southern part of Ontario, and with all that water, it is a place teeming with a wide variety of plants and animals (like moose and bears, for example).

Le parc provincial Algonquin est un parc d’étangs, marécages et lacs. C’est le plus vieux parc provincial du Canada, et couvre dans les 7 600 km². D’après wikipédia, ça ferait un quart du Belgikistan, à titre de comparaison :p . Le parc en lui-même se situe à cheval entre la partie Nord et la partie Sud de l’Ontario, et avec toute cette flotte, c’est censé regorger d’espèces de plantes et d’animaux très variées (dont les orignaux et les ours noirs, par exemple).

Bear Safety / Précautions liées aux Ours

Couple of things about bears: When you enter the park, check the visitor information for any recent sightings. *Ask the park rangers* for up to date information about them, and if you don’t know what to do in case of a bear encounter, get them to teach you! Bears will avoid humans as much as possible, but there is always a chance that you may run into one. Or worse, that you may run into a mother bear with her cub. You do *not* want to end up between a bear and her cub. Some of the advice we received:

  • never feed the bear
  • do not turn your back to the bear
  • make noise and try to make yourself look as big as you can (raising your arms)
  • avoid direct eye contact
  • stay calm and don’t run
  • report any sightings to the park rangers.

This is in no way an exhaustive list of things to do. Really, check with the park rangers to make sure you are prepared and know how to react!

Quelques trucs sur les ours: quand vous pénétrez dans le parc, regardez au centre des visiteurs si des ours ont été vus récemment. *Demandez aux rangers* les dernières informations en date, et si vous ne savez pas quoi faire en cas de rencontre avec un ours, demandez leur de vous briefer! Les ours évitent les humains le plus possible, mais il y a toujours un risque de tomber nez à truffe sur un ours. Ou pire, sur une maman ourse avec son ourson. Vous ne *voulez pas* vous retrouver entre une ourse et son ourson. Quelques conseils qu’on nous avait donné à l’époque:

  • ne jamais nourrir les ours
  • ne pas leur tourner le dos
  • faire du bruit et essayer de se faire le plus grand possible (lève les bras balance-toi, sur le rhythme du Miaaaaaaa)
  • éviter de les regarder dans les yeux
  • restez calme, ne courez pas
  • signalez toute trace d’ours aux rangers.

Ceci n’est aucunement une liste exhaustive des choses à faire en cas de rencontre. Vraiment, parlez aux rangers pour être sûrs que vous êtes bien préparés et sachiez comment réagir!

Day 1: Moose Hunting / La chasse à l’orignal

Apparently, one of the best spots for moose sightings are in Hailstorm creek, a small arm of water on the far North side of Opeongo Lake. The Opeongo Store, where we rented our canoe, is located at the South side of the lake. My travel guide was saying that crossing the lake could take around 5 hours. That would have been problematic if we were to paddle all the way there, and back, as this would mean at least 10 hours of paddling non stop, and we had to be back before the store closes to give back the canoe. Luckily, the store offers some taxi service, taking people to or from the North Arm of the lake. We opted to be taken to the North Arm, and to get back to the store by ourselves, paddling through the lake as we went.

Apparemment, un des meilleurs coin pour mater de l’orignal c’est Hailstorm creek (la crique des giboulées), un petit bras d’eau tout au Nord du lac Opeongo. L’Opeongo Store, où nous avons loué notre canoë, est tout au sud du lac. Mon guide disait qu’il fallait compter 5 heures pour traverser le lac. Faire l’aller-retour en pagayant aurait été problématique, parce que ça voudrait dire 10h de pagaie en continu, et il fallait être de retour avant la fermeture pour ramener le canoë. Heureusement, la boutique propose un service de taxi, transportant les gens vers et depuis le bras Nord du lac. On a donc choisi de se faire emmener, puis de rentrer à la boutique par nos propres moyens, histoire de profiter du reste du lac pendant la journée.

Well, either the weather was too hot, or we were too late (taxi dropped us of around 10AM and we were there at the store opening), because the only thing that would be reminiscent of a moose around there was probably the smell of my feet…

Ben soit il faisait trop chaud, soit on était arrivés trop tard (le taxi nous a largué vers 10h du mat et on avait fait l’ouverture de la boutique), parce que la seule chose pouvant nous faire penser à un orignal, dans le coin, c’était sûrement l’odeur de mes pieds…

Typical Canadian experience: Canoeing

After an hour of paddling in a seemingly devoid of wildlife creek, we resolved to start to head back, counting with the fact that if the wind arose, 5 hours of paddling would be a pretty optimistic estimate… For the first hour or so, I could enjoy the view, the calm waters and all the small islands around. Peace, quiet, even without the wildlife sighting, this was a great place.

Après une heure à pagayer dans une crique apparemment déserte, on s’est résolus à faire demi-tour, en se disant que si jamais le vent se levait, 5 heures serait une estimation plutôt optimiste… Pendant environ une heure, j’ai pu profiter du paysage, les eaux calmes et toutes les petites îles autour. Paix, calme, même sans voir d’animaux, c’était bien chouette.

Canoeing in Algonquin

Opeongo Lake

Then, my paddling partner started having abdominal cramps. Uh oh. Oh well. That just meant I’d have to pick up the slack, but as long as the water stayed still, I felt I could still manage. It’s just a lake after all, how bad could it be? Around the time when I had that very thought, the wind arose, of course. And we didn’t have it in our back, that would have been too easy, of course. So I ended up paddling like there was no tomorrow, without really being able to enjoy the view any more, all set on making it back to the store before it closes (especially since I had no way of strapping the canoe on the car, so I’m not sure what I’d have done if we didn’t make it in time). Moose: 1, Lake Opeongo: 1, elPadawan: 0.

Puis ma partenaire de cocanotière a commencé à avoir des crampes abdominales. Oups. Bon ben tant pis. Ça veut juste dire que je vais devoir pagayer pour deux, mais tant que les eaux restent calme, j’avais l’impression de pouvoir m’en sortir. C’est qu’un lac après tout, qu’est-ce qui peut bien nous arriver? À peu près au même moment où cette pensée m’a traversé la caboche, le vent s’est levé, bien sûr. Et on l’avait pas dans le dos, ça aurait été trop facile, bien sûr. Donc je me suis retrouver à pagayer comme jamais on a pagayé, sans plus vraiment profiter du paysage, concentré que j’étais pour arriver à rentrer avant la fermeture (surtout que vu que je n’avais rien pour attacher le canoë au toit de la voiture, je ne sais pas trop ce que j’aurais fait si on n’avait pas réussi à rentrer dans l’étang les temps). Orignal: 1, Lac Opeongo: 1, elPadawan: 0.

Day 2: Mizzy Lake Trail

Algonquin Bogs

So, canoeing was not a big success, maybe hiking along one of the many trails would prove more succesful. One going through some bogs, preferably, so that we may have a higher chance of spotting some animals, like the Mizzy Lake Trail. I think we set off too late, though. We should have woken up before dawn, so that the tent would be packed and the campsite cleaned up at sunrise. Nevertheless, we tried our best. Typical of Ontario, we saw lots of trillium (in this case, red trillium. The white trillium is the emblem of Ontario, by the way).

Donc, le canoë ne fut pas un succès resplendissant, peut-être qu’une rando le long d’une des nombreuses pistes du parc serait plus fructueuse. Une qui traverse des marécages, tant qu’à faire, pour avoir plus de chances de voir des animaux, comme la Mizzy Lake Trail. Je pense qu’on a décollé trop tard, par contre. On aurait dû se lever avant l’aube, pour que la tente soit pliée et l’emplacement de camping nettoyé d’ici au lever du soleil. Néanmoins, on a fait ce qu’on a pu. Typique de l’Ontario, on a vu plein de trilliums (là, des trilles rouges. La blanche est l’emblème de l’Ontario, au passage).

Trilliums

The weather was quiet, and completely devoid of wind. It would have been perfect for paddling… Look at those reflections in the water!

Le temps était calme, pas un poil de vent. Ça aurait été impeccable pour pagayer… Regardez-moi ces reflets!

Algonquin

While we were walking, we heard some noise in the distance. Some… grunting noise. Pretty far, but also pretty loud and menacing. That did sound like a black bear. Maybe I was not so much looking forward to meeting some wildlife after all. Clutching my whistle and staying on the lookout, I kept walking along the trail. In the mud, there were footprints, and then, there was this:

Pendant qu’on marchait, on a entendu du bruit au loin. Un genre de… grognement. Assez loin, mais aussi assez fort et menaçant. Un peu comme un ours noir. Peut-être que j’avais pas si hâte que ça de me frotter à la faune locale, finalement. Agrippant mon sifflet, et toujours au taquet, j’ai continué le long du chemin. Dans la boue, des empreintes de pas, et puis, d’un coup, ça:

Bear print

The print was still fresh, and nobody had walked over it yet. I guess this is how close I would get to encountering a black bear. I started to feel a little bit hotter from that point onwards, and I don’t think it had to do with the weather. And then, another animal print!

L’empreinte était encore fraîche, personne n’avait marché par dessus. J’imagine que c’est le plus près que j’allais m’approcher d’un ours noir. Bizarrement, à partir de là, il a commencé à faire plus chaud sous mon chapeau, et je ne suis pas sûr que ça venait de la météo. Et là, encore une empreinte de patte!

moose print

But that one is a moose print! Finally! But no moose in sight. Oh well… We went on, and as the trail took us under the cover of the trees, I noticed something slithering away…

Et une empreinte d’orignal! Enfin! Mais pas d’orignal en vue. Tant pis… On a continué, et alors que la piste nous emmenait dans la forêt, j’ai remarqué un petit quelque chose se faufilant…

Eastern Garter Snake

Pretty sure that was an Eastern garter snake. And even though we didn’t see any beaver, I suspect this pile of branches was the work of one…

Je crois bien que c’était une couleuvre rayée. Et même si on n’a pas vu de castor, je crois bien que cet entassement était du fait de l’un d’entre eux…

Beaver house?

I’m not exactly sure what this strange plant was. Looks like it’s called a doll’s eyes, or a white baneberry. That’s a creepy name, if you ask me.

Pas vraiment sûr du nom de cette plante bizarre. Apparemment, c’est une Actaea Pachypoda, et en anglais ils l’appellent “Doll’s eyes” (yeux de poupées). Un peu flippant comme nom, si vous voulez mon avis.

Doll's Eyes (White Baneberry)

And I discovered that there were also some carnivorous plant in the area, as pointed to me by my hiking partner.

Et j’ai aussi découvert qu’il y avait des plantes carnivores dans les environs, comme me l’a appris ma partenaire de randonnée.

Pitcher Plants

Those are called Pitcher Plants. Insects slip down the tube to be digested by the plant. The shape of that tube, though, I wouldn’t exactly call that a pitcher. But maybe it’s just me :p .

Ce sont des Sarracénies pourpres, et en anglais on les appelle “pitcher plants”, “plantes pichets”. Les insectes glissent dans le tube pour se faire digérer par la plante. La forme du tube, par contre, j’appellerai pas trop ça un pichet. Mais c’est peut-être juste moi :p .

Lessons learned / Ce que j’ai appris de tout ça

If I had to do it all over again, I’d probably check beforehand with the park rangers the best times for wildlife sighting. I’m thinking Spring and Autumn would have worked better, as the temperatures are lower, and the sun is up later than in Summer. I would also have opted for the round trip taxi service at Opeongo lake, so that I only paddle in the Hailstorm creek, instead of fighting against the lake for hours. I thought I was prepared, and I was, but I didn’t plan things well enough… But even despite all that, Algonquin Provincial Park is an amazing place for going camping in Ontario🙂

Si c’était à refaire, je regarderai peut-être au préalable avec les rangers pour connaître la meilleure saison pour voir des bêtes. Je pense que le Printemps et l’Automne seraient plus propices, avec des températures plus douce et un soleil levé plus tard qu’en été. J’aurais aussi pris l’aller-retour en bateau-taxi au lac Opeongo, pour ne pagayer que dans Hailstorm creek, au lieu de batailler avec le lac pendant des heures. Je pensais être prêt, et je l’étais, mais je n’avais pas bien tout planifié… Mais malgré tout ça, le parc provincial Algonquin est un lieu superbe pour aller camper en Ontario🙂

Algonquin

4 thoughts on “Looking for bears and moose in Algonquin Provincial Park

  1. J’ai fait beaucoup de camping, de canoë et de randonnées au Québec pourtant la seule fois où j’ai vu un ours c’est dans un dépotoir et un loup c’est mort au bord de la route. Je n’ai jamais vu d’orignal ni de caribou en liberté ! Je crois que pour ces deux derniers il y a plus de chances de les observer au lever ou peu avant la tombée du jour.

    P.s. Un moose c’est un orignal ou un élan, c’est pas tout à fait la même chose qu’un caribou … en tout cas au Québec ! (c’est bien expliqué ici: https://unetribuaucanada.wordpress.com/2010/09/05/orignal-ou-caribou/)

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    • ouais, mais quand on est un étranger qui débarque au Canada depuis la lointaine Europe, on a plein de rêves bizarres souvent basés sur des clichés bidons :p. Mais oui, on n’était pas à la bonne heure, je pense. Ni la bonne saison.
      PS: t’as complètement raison, je le savais en plus. La fatique, probablement >_<

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  2. J’ai voyagé 4 fois au Canada mais n’ai jamais visité de parcs en Ontario. La nature est immense, vraie, sauvage, variée, ce qui me donne toujours envie de repartir dans ce beau pays aux parcs splendides.
    Superbes photos qui donnent très envie … et font un peu craindre les moustiques, non ? (ma hantise)
    Les ours noirs sont beaucoup plus faciles à observer que l’orignal, apparemment. On a tenté d’en voir x fois dans des endroits “faits pour”, et à chaque fois, le bide. Faut dire que l’orignal est un timide et un lève-tôt (nous … beaucoup moins).
    Pour l’aventure du canoë, quel courage ! Je connais qqn à qui il est arrivé presque la même aventure sur le Lac Powell : muscu sévère assurée !

    Liked by 1 person

Insert nice comment here :) / Par ici les gentils commentaires :)

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