Photo-Therapy: Once upon a time

I was a bookworm when I grew up. Like every child, I liked knights, tales and legends. I liked European tales, Roman and Greek Mythology, Asian tales. I read and reread, as a child, the Firebird tale from a book of Russian tales. I grew up hoping I’d be, one day, somebody’s knight in shining armor. Well, that was the plan anyways…

J’étais un rat de bibliothèque étant petit. Comme tous les gamins, j’aimais les contes et légendes de chevaliers. J’aimais les contes européens, les mythologies grecque et romaine, les contes asiatiques. J’ai lu et relu, enfant, le conte de l’Oiseau de Feu tiré d’un livre de contes russes. J’ai grandi en espérant, un jour, être le preux chevalier de quelqu’un. Enfin bon, c’était ça, le plan…

Once upon a Time

Fast forward a decade or so, it’s my turn to read the stories. And now that I look back at all those stories, I realize how so many gender stereotypes were present. Every time I look at a book, I try to check for those. I don’t like a book that teaches children that mommy’s place is in the kitchen or at the park with the kids, while daddy brings home the big bucks. I don’t like damsels in distress that are just waiting in their dungeon to get rescued. I want the princesses to stand up for themselves and team up with the knight or the prince. I want daddies who do the dishes. I don’t want my daughter to believe she has to just sit there, look pretty, and wait for Prince Charming to appear because her only prospect in life is to do her husband’s bidding.

On avance d’une décennie et quelques, c’est à moi de lire les histoires. Et maintenant que j’y regarde de plus près, je me rends compte de la quantité de clichés et stéréotypes qui y figurent. Chaque fois que je regarde un bouquin, c’est le jeu des 7 erreurs. Je n’aime pas les livres qui enseignent aux enfants que la place de maman c’est à la cuisine ou au square avec les gosses, pendant que papa ramène la thune. Je n’aime pas les damoiselles en détresse qui se contentent d’attendre dans leur dongeon qu’on vienne les sauver. Je veux que les princesses se prennent en main et fassent équipe avec le chevalier ou le prince. Je veux des papas qui font la vaisselle. Je ne veux pas que ma fille s’imagine qu’il suffit de poireauter, faire la potiche, et attendre que le Prince Charmant débarque parce que sa seule perspective dans la vie c’est de faire ce que lui dit son mari.

Dreams can come true

Once upon a time, there was a kick-ass fairy princess who didn’t need help from anybody to get herself out of any situation…

Il était une fois une princesse fée qui déchire tout sa race et n’avait besoin de personne pour se tirer d’affaire…

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Photo-Therapy: Proust’s madeleine

This month is going to be tough in terms of Photo Projects. Or boring for you. Not sure. I cut down on my photo projects to avoid theme redundancy (which occurred quite a bit when I was doing two weekly and three monthly projects at the same time). Feb 1st, I discover that Marie’s Photo-therapy theme for the month is “Quelle est votre madeleine de Proust?” (What’s your Proust’s madeleine, in reference to Prousts “madeleine episode” in In Search of Lost Time where dipping a madeleine in tea triggers involutary memory in the author). Feb 15th, I discover that the march theme for the Pic of the Month will be… *drumrolls* “Quelle est votre madeleine de Proust?”

Ce mois-ci ça va être chaud niveau projets photo. Ou ennuyeux pour vous. Je sais pas. J’ai fait le choix de réduire mes projets photo pour éviter la redondance de thèmes (qui s’est produite une paire de fois quand j’avais deux projets hebdo et trois mensuels en simultané). Premier février, je découvre que le thème Photo-thérapie ce mois-ci, chez Marie, est “Quelle est votre madeleine de Proust?”. Le 15 février, je découvre que le thème de Mars sera… *roulement de tambours* “Quelle est votre madeleine de Proust?”

not-sure-if

Anyways, on to today’s topic at hand. Triggered Involutary Memories. If you remember properly, in last month’s I’m a masterpiece, I told you I was a musician. A pianist, to be more precise.

Enfin bon. Revenons-en à nos moutons. Mémoire involontaire déclenchée par stimuli extérieurs. Si vous avez bonne mémoire, dans mon billet Je suis un chef d’œuvre du mois dernier, je vous avais dit être musicien. Un pianiste pour être plus précis.

Photo-thérapie: Quelle est votre madeleine de Proust?

Photo-thérapie: Quelle est votre madeleine de Proust? (1/25s, ƒ/1.8, ISO 100, 50 mm)

Music helped me get through the worst part of my teenage years. We all had our crosses to bear, and our own ways of coping with things. Mine was the piano. This was the only way I found to let out any negative feeling I had. In a decade of practice, I learned how to express sadness, anger, melancholy, loneliness, just by running my fingers through the keys. To this day, I think I’ve never played better than when I had that kind of negativity dwelling inside me.

La musique m’a aidée à traverser les pires moments de ma vie d’adolescent. On a tous eu nos croix à porter, et notre façon de faire face. La mienne passait par le piano. C’était la seule manière que j’avais trouvée pour évacuer mes pensées négatives. En une décennie, j’ai appris à exprimer tristesse, colère, mélancolie, solitude, juste en laissant courir mes doigts sur le clavier. À ce jour, je ne pense pas avoir mieux joué que quand j’avais cette négativité au fond de moi.

Project 52 2012 #36: Self-serve piano, Gate 72, Terminal 2D, CDG Airport

There are a few pieces that I know so much that even years after having played for the last time, I can lay my hands down on a keyboard, and the hands remember how to play.

Il y a des morceaux que je connais si bien que même après des années sans avoir joué, je peux poser mes mains sur le clavier, les mains se souviennent de comment jouer.

Run, silly little hands, run!

When I go out somewhere and see a piano in a public place, I am always reminded of one of the last concerts I played for. A bit of the worst and the best that could ever happen in a concert, all at the same time. I was still a student, and invited to play by my old piano teacher, at a charity concert for Amnesty International. I was supposed to play the third movement of the Beethoven Sonata n°8 Op 13, the “Pathetique”.

Quand je vais quelque part et que je vois un piano dans un lieu public, ça me rappelle toujours un des derniers concerts où j’ai joué. Un peu du pire et du meilleur qui peut arriver, tout en même temps. J’étais encore étudiant, et invité à jouer par mon ancienne prof de piano, un concert au profit d’Amnesty International. Je devais jouer le troisième mouvement de la Sonate n°8 Op 13 de Beethoven, la “Pathétique”.

And oh boy, was I ever pathetic. It was supposed to be a walk in the park. I knew it very well. No need for the sheets. Rehearsal went well. But when the time came, stage fright also showed up. After a minute or so, I blanked out. Completely. I baffled some kind of mumbled apology, under the horrified stare of my piano teacher. Then after the couple of seconds that my brain took to reboot, on the verge of running backstage my tail between my legs, even if there was no backstage and walking back to my seat would be tantamount to a convict’s walk of shame, I gave it another go. My mind shut down. The outside world faded out. My hands ran on the keyboard. I’m not exactly sure what happened in the next four minutes. When my hands stopped playing, I heard the applause. After the concert my teacher came to me and said: “What the hell happened out there? At first, you’ve never played that piece so badly. And then you’ve never played it so well!”. From the moment in our life that we learn how to walk, we fall. So one of the first things we learn is to pick ourselves up, and carry on.

Et mazette, pathétique, je le fus. Ça aurait dû passer comme une lettre à la poste. Je connaissais très bien ma partie. Même pas besoin des partitions. La répét s’est déroulée sans heurts. Mais le moment venu, le trac s’est aussi pointé. Après environ une minute, blanc. Gros plantage. J’ai bafouillé un genre d’excuses bredouillantes, sous le regard horrifié de ma prof de piano. Puis après les quelques secondes que mon cerveau a pris pour redémarrer, à deux doigts de m’enfuir en coulisses la queue entre les jambes, même s’il n’y avait pas de coulisses et que du coup retourner m’assoir à ma place serait l’équivalent de la Marche de la Honte du condamné, j’ai décidé de le retenter. Mon esprit s’est éteint. Le monde extérieur a disparu. Mes mains couraient sur le clavier. Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé pendant les 4 minutes qui ont suivi. Mais quand mes mains ont arrêté de jouer, j’ai entendu des applaudissements. Après le concert ma prof est venue me voir et m’a dit “Bon sang mais qu’est-ce que tu nous a fait là? Au début, tu ne l’as jamais aussi mal joué. Et après, tu ne l’as jamais aussi bien joué!”. Dès nos premiers pas dans la vie, on se casse la gueule. Du coup une des premières choses qu’on apprend dans la vie c’est à se relever, et continuer.

Carry On

Photo-Therapy: I’m a masterpiece!

Wow, I almost missed this month’s photo-therapy theme from Marie over at Plume & Zoom (Feather and Zoom lens): I’m a masterpiece! When the theme was announced I joked in the comments that my artistical prowess would render my contribution quite close to the level of Mr Potato Head. You’ll see that I wasn’t too far off :). I deliberately chose Black and White for this series. There is color in the outside world, but not inside me anymore. I started off as a blank page. An empty sheet on which a quill was waiting to write.

Wow, j’ai failli manquer le thème photo-thérapie du mois chez Marie de Plume & Zoom: Je suis un chef d’œuvre! Quand elle a sorti le thème, j’ai plaisanté en commentaire que mes talents d’artiste allaient rendre ma contribution proche du niveau d’un Monsieur Patate. Vous allez voir que je n’en suis pas bien loin :). J’ai délibérément choisi le noir et blanc pour cette série. Il y a de la couleur dans le monde qui m’entoure, mais plus en moi. J’ai commencé par n’être qu’une page blanche. Une feuille vierge où la plume attend sagement qu’on y écrive.

1/7 I'm a blank page (Photo-therapy #6: I'm a masterpiece)

1/7 I’m a blank page (Photo-therapy #6: I’m a masterpiece) (1/40s, ƒ/3.5, ISO 1250, 18 mm)

And in my life I’ve had my share of ups and downs. Life is a rollercoaster ride, and I’m no exception to that.

Et dans ma vie, j’ai eu mon lot de hauts et de bas. La vie c’est des montagnes russes, et je ne fais pas exception à la règle.

2/7 I've had some ups and downs (Photo-therapy #6: I'm a masterpiece)

2/7 I’ve had some ups and downs (Photo-therapy #6: I’m a masterpiece) (1/30s, ƒ/3.5, ISO 1000, 18 mm)

Resilient, and adaptable, mostly quiet and peaceful unless seriously disturbed, water is my element.

Résilient, et adaptable, calme et paisible la plupart du temps à moins d’être vraiment dérangé, l’eau est l’élément qui me représente le mieux.

3/7 I am water-based (Photo-therapy #6: I'm a masterpiece)

3/7 I am water-based (Photo-therapy #6: I’m a masterpiece) (1/30s, ƒ/3.5, ISO 1000, 18 mm)

But I am also a musician. During several years, music was the only way I could truly express myself.

Mais je suis aussi un musicien. Pendant de nombreuses années, la musique était le seul moyen que j’avais pour vraiment m’exprimer.

4/7 I am a musician (Photo-therapy #6: I'm a masterpiece)

4/7 I am a musician (Photo-therapy #6: I’m a masterpiece) (1/30s, ƒ/3.5, ISO 1000, 18 mm)

I am here (in French, “here” is “là”, which is an homophone of “la”, the French word for the note A. Making lame puns is also part of who I am, I suppose… 🙂 ).

Je suis “la” (Ben oui, je fais aussi des blagues pourries. Enfin, une blague de musicien, sur le coup. Et un peu intraduisible en anglais. La loose. Mais je le revendique :D)

5/7 Je suis la (I'm here) (Photo-therapy #6: I'm a masterpiece)

5/7 Je suis la (I’m here) (Photo-therapy #6: I’m a masterpiece) (1/30s, ƒ/3.5, ISO 1000, 18 mm)

But no matter whether I was having ups or downs in my life, I am a climber, and I have always tried to reach for new heights. I may fall, like everybody else, but the climber in me always gets me back on my feet, figuratively or not.

Mais quels que soient les hauts et les bas dans ma vie, je suis un grimpeur, et j’ai toujours cherché à prendre de la hauteur. Je tombe, comme tout le monde, mais c’est le grimpeur en moi qui me remet toujours sur mes deux pieds, figurativement parlant ou pas.

6/7 I'm a climber, always reaching for new heights (Photo-therapy #6: I'm a masterpiece)

6/7 I’m a climber, always reaching for new heights (Photo-therapy #6: I’m a masterpiece) (1/40s, ƒ/3.5, ISO 1250, 18 mm)

And as of late, I am not alone. I am but a note, but the people around me are what make my life a symphony.

Et dernièrement, je ne suis plus seul. J’ai beau n’être qu’une petite note, mais les gens autour de moi sont ce qui font de ma vie une symphonie.

7/7 I am not alone on the music sheet (Photo-therapy #6: I'm a masterpiece)

7/7 I am not alone on the music sheet (Photo-therapy #6: I’m a masterpiece) (1/40s, ƒ/3.5, ISO 1000, 18 mm)

By myself, I may not be a masterpiece. But I want to believe I can be part of one. There’s room for pretty much everybody in my symphony… So c’mon, let’s dance!

Par moi-même, je ne suis pas un chef d’œuvre. Mais j’aime à croire que je peux faire partie d’un. Il y a de la place pour à peu près tout le monde dans ma symphonie… Alors, on danse?

Animated recap of the series

Photo-Therapy: Ritual(s)

This month, Marie over at Plume & Zoom (Feather and Zoom lens) chose quite a strongly worded theme: Ritual(s), for her photo-therapy project. I say it’s quite a strong word because to me, a ritual is something that involves faith, sacrifices, naked dancing around a fire, or both. Like anybody else, I have habits. Old ones, that die hard. New ones that I pick up on the way, but to me, they’re just habits. So I was in a bit of a pickle. Then I thought about a habit of mine that has almost become a reflex by now. That’s probably the closest thing I got to a “ritual” and that I could possibly show you.

Ce mois-ci, Marie de chez Plume & Zoom a choisi un thème assez fort: Rituel(s), dans le cadre de son projet photo-thérapie. Je dis que c’est un thème fort parce que pour moi, un rituel c’est quelque chose qui implique la foi, des sacrifices, danser tout nu autour du feu, où une combinaison de tout ça. Comme tout le monde, j’ai des habitudes. Qui font mon naturel, avec une tendance à revenir au galop quand on le chasse. Et j’en prends de nouvelles aussi en chemin, mais pour moi, ce ne sont que des habitudes. Donc j’étais un peu embêté. Puis j’ai pensé à une habitude à moi qui est presque devenu un réflexe. C’est probablement la chose la plus proche d’un “rituel” que je pourrais bien vous montrer.

Bien attaché

Bien attaché (1/10s, ƒ/4, ISO 800, 50 mm)

That reflex would be “safety”. Whenever I introduce somebody to climbing, the very first thing I teach is “Safety first”. Right after slipping into my harness, I start by religiously checking that all the straps are all tight and secure. And before using the rest of my equipment, I check them for signs of wear or damage.

Ce réflexe serait “la sécurité”. Chaque fois que j’initie quelqu’un à l’escalade, la toute première chose que j’enseigne c’est “la sécurité d’abord”. À peine mon baudrier enfilé, je vérifie religieusement que je suis bien saucissonné. Et avant de me servir du reste de mon équipement, je le contrôle en cherchant des signes d’usure ou d’endommagement.

Contrôle

Contrôle (1/10s, ƒ/4, ISO 800, 50 mm)

Because those things can be the difference between life and death if you or your partner falls. Because knowing I’m safe is the first step towards overcoming whatever limits I set to myself. And I realize “Safety first” invaded more aspects of my life than just climbing. At work, I always think of backup plans. Whenever I am planning activities, there is always a small voice in my head saying “what if… ?” and thinking about alternatives and safety nets. When I climb I’m never afraid to fall because I know my partner will catch me. Safety first…

Parce que ces choses seront la différence entre la vie et la mort si vous ou votre partenaire chutez. Parce que savoir que je suis en sûreté est le premier pas vers le dépassement des limites que je me serais fixé. Et je me rends compte que “la sécurité d’abord” s’est invitée dans ma vie, pas seulement en escalade. Au boulot, je pense toujours aux plans de secours. Quand je planifie des activités, il y a toujours une petite voix dans ma tête qui dit “et si… ?” et qui pense alternatives et filet de sûreté. Quand je grimpe je n’ai jamais peur de tomber parce que je sais que mon partenaire me rattrapera. La sécurité d’abord…

Wait. Actually there *is* a ritual I kinda have. I always watch some movies or series when I do my ironing 😀 .

Oh. En fait, il y a un genre de rituel que j’ai. Je regarde toujours des films ou des séries pendant que je fais mon repassage 😀

Un p'tit film en (re)passant...

Un p’tit film en (re)passant… (1/15s, ƒ/5, ISO 800, 45 mm)

Photo-Therapy: In the mirror

This month, Marie over at Plume & Zoom (Feather and Zoom lens) asks about what we see in the mirror, as part of her photo-therapy project.

Ce mois-ci, Marie de chez Plume & Zoom aimerait savoir ce qu’on voit dans le miroir, dans le cadre de son projet photo-thérapie.

Hot Frenchman :)

Hot Frenchman 🙂 (1/30s, ƒ/9, ISO 3200, 30 mm)

Yeah, I know. There’s no mirror in the picture above. But that’s exactly me. If you were to ask me the question, that’s probably exactly how I would answer it. With something completely unrelated and completely not serious. That’s because I stopped looking at the mirror a long time ago. What would it be showing anyways?

Ouais, je sais. Il n’y a pas de miroir, là. Mais c’est tout moi. Si vous me posiez la question, je répondrais probablement exactement ainsi. Avec un truc complètement à côté de la plaque et complètement pas sérieux. C’est parce que j’ai arrêté de regarder dans le miroir depuis longtemps. Qu’est-ce que ça montrerait de toutes façons?

Photo-thérapie #4: Devant le miroir

Photo-thérapie #4: Devant le miroir (1/5s, ƒ/3.5, ISO 800, 18 mm)

I know enough about all my imperfections, I don’t feel like spending more time than necessary looking at them. Just a few minutes every couple of days, when I need to shave, but that’s all. The rest of the time, I’d rather hide behind my camera. Or make sure that there are enough mirrors that you can’t make out the real me anymore… When I look in the mirror, I see my shell. My “outside”. I sometimes wonder what others see. I have so many “insides” after all. And a mirror definitely won’t show that. You can’t tell much about me just by looking at my reflection. Only after spending enough time around me will you be able to catch a glimpse of what’s through the looking glass…

J’en sais déjà assez sur toutes mes imperfections, je n’ai pas envie de passer plus de temps que nécessaire à les reluquer. Seulement quelques minutes tous les deux-trois jours, pour me raser, mais c’est tout. Le reste du temps, je préfère me cacher derrière mon appareil photo. Ou bien faire en sorte qu’il y ait assez de miroirs pour qu’on ne puisse plus distinguer le vrai moi… Quand je regarde dans le miroir, je vois ma coquille. Mon “dehors”. Je me demande parfois ce qu’autrui peut y voir. J’ai tellement de “dedans”, après tout. Et un miroir ne montrera sûrement pas ça. On ne peut pas dire grand chose de moi en ne regardant que mon reflet. C’est seulement en passant assez de temps avec moi qu’on pourra entrevoir un bout de ce qu’il y a de l’autre côté du miroir…

Photo-Therapy: My web nook

Marie over at Plume & Zoom (Feather and Zoom lens) wants us to show our web “nook”, as part of her photo-therapy project.

Marie de chez Plume & Zoom veut que je lui montre mon coin web, dans le cadre de son projet photo-thérapie.

You probably already know that I am working from home. As such, the place I do my browsing is the same spot I work from. It is my desk, and I try not to have it too cluttered. This is where I take care of my pictures, where I read your blogs, follow the news, and do my job.

Vous savez déjà que je fais du télétravail. Du coup, mon coin web c’est le même endroit que celui d’où je travaille. C’est mon bureau, et j’aime qu’il ne soit pas trop encombré. C’est là que je m’occupe de mes photos, que je lis vos blogs, que je suis les nouvelles, et que je bosse.

Photo-thérapie #3: Mon coin web

Photo-thérapie #3: Mon coin web (1/25s, ƒ/4, ISO 1600, 24 mm)

As a software developer, screen real estate is something I consider pretty important. That is why I have three screens for two computers. The center screen is where I will do my main task. My personal laptop is on the left, my company laptop is on the right. Left and right screens are dedicated to peripheral stuff. For example, my work email and work instant messaging program are on the small laptop screen. Same thing for the notifications. If I need to focus on something, I can’t be bothered by pop-up notifications every five minutes… Because if I start to pay attention to every notification generated by my computers, or mobile devices, then I would need many more hands to handle everything that is coming at me from every direction… 😀

En tant qu’ingénieur informaticien, la surface d’écran disponible est quelque chose d’assez important pour moi. C’est pour ça que j’ai trois écrans pour deux ordis. L’écran central me sert pour ma tâche principale du moment. Mon ordi perso est à gauche, celui du boulot à droite. Les écrans de gauche et droite sont dédiés aux tâches annexes. Par exemple, mes mails du boulot et la messagerie pro sont sur le petit écran du portable de droite. Pareil pour les notifications. Si je dois me concentrer sur un truc, je ne peux pas être dérangé toutes les cinq minutes par des pop-ups d’alerte… Si je dois répondre à tout ce qui bipe, vibre, ou clignote sur mes ordis et mobiles, alors il me faudrait plus d’une paire de mains pour gérer tout ce qui part dans tous les sens… 😀

Business as usual

Business as usual (1/60s, ƒ/3.5, ISO 800, 18 mm)

Photo-Therapy: My Color

My good friend Marie over at Plume & Zoom (Feather and Zoom lens) started a photo project, called Photo-Therapy. She’s inviting people to give a personal interpretation to a given theme every month. And when I saw this month’s theme, I thought “what the heck, why not?”. She’s asking us to present our color. Not our favorite color, but the color that would define us, represent us.

Ma bonne amie Marie de chez Plume & Zoom a lancé un projet photo, dénommé Photo-thérapie. Elle invite les gens à donner une interprétation personnelle d’un thème tous les mois. Et quand j’ai vu le thème de ce mois-ci, je me suis dit “oh pis d’la Zut, pourquoi pas?”. Elle nous demande de parler de notre couleur. Pas notre couleur préférée, mais celle qui nous définit, nous représente.

Well, if you’ve been reading me for a veeeeery long time, you may recall this old blog post where the Internets had spoken and decided that my aura was Violet (Holy Cow, that’s more than half a decade ago! I’m old…). But that would be cheating, there’s no picture in that blog post :). I don’t feel like there’s any color representing me in particular. Although rather than a color that would define me, I thought about an element, the one I feel best represents me, which thus gave me a color. The element is water, so the color is blue. Actually, in the Vietnamese Zodiac, I’m a Water dog. Quite fitting, isn’t it? :). Water is adaptable, resilient, can be either calm or agitated, and given enough time, will get through pretty much anything. Yeah, I think water suits me. So I have to find you something blue. Well, when I’m lying on my back in the garden, I see something else that is blue. Something that means freedom. I like freedom too…

Bon, si vous me suivez depuis trèèèèèèèès longtemps, vous vous souviendrez peut-être de ce vieux billet où Internet avait parlé et décidé que mon aura était Violette (Nom de Zeus, Marty, c’est y’a plus d’une demi-douzaine d’années! Je suis un vieux croûton…). Mais ça serait de la triche, y’a même pas de photo dans ce billet :). En fait, aucune couleur ne me vient à l’esprit pour me représenter. Quoiqu’en lieu et place d’une couleur qui me définirait, j’ai pensé à un élément, celui qui à mon sens me représente le mieux, qui du coup m’a donné une couleur. L’élément est l’eau, donc la couleur est bleu. D’ailleurs, dans le zodiaque vietnamien, je suis de l’année du Chien d’Eau. Ça colle pas mal, non? :). L’eau s’adapte, est résiliente, peut être calme comme agitée, et si on lui laisse le temps, vient à bout d’à peu près tout. Ouais, je pense que l’eau me va. Donc il me faut vous montrer du bleu. Eh bien, allongé dans le jardin, je vois autre chose, de bleu. Un truc synonyme de liberté. J’aime la liberté, aussi…

Photo-thérapie #2: Ma couleur

Photo-thérapie #2: Ma couleur (1/250s, ƒ/9, ISO 100, 55 mm)