Zip-Lining in Zámek Loučeň, by elPadawan

Living the life, one zip line at a time.

I know I was supposed to try and keep a two posts a week schedule. Started well, but… Oh well. Work (and puppies) have slowly but surely eaten all of my time, and with my company being acquired and my future rather blurry, the online life kinda takes a dive…

Je sais que j’avais dit que j’allais tenter de maintenir un rhythme de publication de deux billets par semaine. J’ai bien commencé, mais… Bah. Le boulot (et le chiot) ont lentement mais sûrement mangé tout mon temps, et avec ma boîte qui se fait racheter et mon futur un peu flou, c’est la vie en ligne qui en prend un coup…

Anyways, it’s already time for the Pic of the month again. And this month, Lyonelk has chosen “Blur and Life” (Le flou et la vie) as a theme. It apparently confused a lot of people, forced some others to actually go and buy a new camera so that they have better control on their camera settings to be able to play with shutter speed and do the effects they wanted… I know I’ve already played with those effects, for other photo projects. One thing I’m not very good at, though, is panning. I’ve tried it before during a Karneval, tried again in Vietnam in a busy street, although I was not very happy with the results… So I thought this month could be a good opportunity to try again. Panning is supposed to be easier when you can stay parallel to the moving target. So when I went to Zámek Loučeň with its huge park full of labyrinths and mazes, and apparently a couple of kid-friendly zip lines, I had all the ingredients I needed for some experiments…

Enfin bon, c’est déjà l’heure de la photo du mois. Et ce mois-ci, Lyonelk a choisi “Le flou et la vie” comme thème. Ce qui a largué pas mal de monde, en a forcé d’autres à investir dans un nouvel appareil pour leur permettre un meilleur contrôle sur les réglages afin de pouvoir jouer avec le temps de pose et les effets qu’ils/elles voulaient obtenir… Je sais que j’ai déjà joué avec ces effets-là, pour d’autres projets photo. Une technique où je suis loin d’exceller, en tout, cas, c’est le filé. J’ai déjà essayé pendant un Karneval, puis encore au Vietnam dans une rue bien agitée, mais je n’étais pas super content du résultat… Alors je me suis dit que ce mois-ci, j’allais m’entraîner encore un peu. Le filé est censé être plus facile quand on reste parallèle à la direction de la cible mouvante. Alors quand je suis allé au Zámek Loučeň avec son grand park plein de labyrinthes et de dédales, et aussi apparemment quelques tyroliennes adaptées aux plus jeunes, j’avais tous les ingrédients qu’il me fallait pour expérimenter…

Panning and Zip Lining in Loučeň

Panning and Zip Lining in Loučeň (ƒ/8.0, 21mm, 1/40s, ISO 100)

What do you think?

Alors, vous en pensez quoi?

And now, let’s see what the others have done, this month :)

Et maintenant, allons voir ce que les autres ont fait, ce mois-ci :)

Newcomers / Nouveaux :

Josette, CécileP, Ava, Galéa, Milla la galerie, Testinaute, Brindille, Akaieric, Tambour Major, François le Niçois, Philisine Cave, Amy, Tuxana, Dom-Aufildesvues, Pixeline, Giselle 43, princesse Emalia, Yvette la Chouette, Agathe, Eva INside-EXpat, Cara, Dr. CaSo, La Fille de l’Air, Josiane, DelphineF, Voyager en photo, Renepaulhenry, Mimireliton, Nanouk, A’icha, Luckasetmoi, Christophe, Salon de Thé, Noz & ‘Lo, Lyonelk, MyLittleRoad, Estelle, Autour de Cia, Iris, Pilisi, Champagne, Aude, Arwen, Thalie, Isaquarel, magda627, Journal d’une Niçoise, Rosa, Lavandine83, Gilsoub, Lau* des montagnes, Alexinparis, Laulinea, Lavandine, Guillaume, J’habite à Waterford, Céline in Paris, Sandrine, MissCarole, Loulou, Fanfan Raccoon, Xoliv’, Frédéric, Les bonheurs d’Anne & Alex, Chat bleu, Sinuaisons, Blue Edel, Les Filles du Web, Calamonique, Canaghanette, Claire’s Blog, Julia, Lecturissime, Laurent Nicolas, Nicky, Blogoth67, Mamysoren, Homeos-tasie, BiGBuGS, My Little Reflex, Rythme Indigo, El Padawan, KK-huète En Bretannie, Utopique-Lily, Dame Skarlette, Koalisa, Morgane Byloos Photography, Krn, Alban.

canon vs nikon

elpastagram#15 Canon vs Nikon

I’m preparing a longer post, so while you wait… a little gem I captured during an afternoon in Vyšehrad. I think “Camera wars” would have been a valid alternate title, what do you think? :)

Je suis en train de préparer un long article, alors pour vous faire patienter… une petite pépite prise pendant un après-midi à Vyšehrad. Je pense que “guerre photo” irait pas mal comme titre alternatif, non? :)

Canon vs Nikon

Canon vs Nikon

So, small poll. Are you Canon, Nikon, or something else entirely? :)

Allez, petit sondage. Êtes-vous Canon, Nikon, ou quelque chose d’autre? :)

golden retriever puppy

Puppy update

Harley is a fast learner. He already pretty much knows to hold himself and nudge me to wake me up at 4AM when he needs to go to the whiz palace. Also, this is his “play with me” face.

Harley apprend vite. Il arrive déjà à se retenir et vient me taquiner pour me réveiller à 4h du mat quand il a besoin d’aller faire pleurer Mirza. Et ça, c’est sa tête qui veut dire “joue avec moi”.

I look up to you
And he’s got his quieter moments, but for now he’s still a crazy fuzzy furball…

Et il a ses moments calmes, mais pour le moment c’est toujours une boule de poils toute folle…

I am a big fluffy pillow, and I want you to pet me.

casa loma toronto nuit blanche 2008

Sign of the downfall of the industrial era

This month, it was Alban‘s turn to choose the theme for the Pic of the month, and he chose “Sign of the downfall of the industrial era” (Signe du déclin industriel). I originally thought about showing you the old cement factory in the village that was closed and reused as a paintball ground when I arrived, but it recently got reinstated as a cement factory again. Then I thought about my latest favorite climbing gym, “Big Wall”, which is located inside an old factory and you can still see the machinery in between the climbing routes (and that’s pretty cool). But I don’t have any nice picture that would show both the gym and the machinery. So in the end, I chose this:

Ce mois ci, c’est Alban qui a choisi le thème du mois: Signe du déclin industriel. Au début je voulais vous montrer la vieille usine de béton désaffectée du village, reconvertie en terrain de paintball, mais elle a récemment été rachetée et réhabilitée. Ensuite j’ai pensé à ma dernière salle d’escalade préférée, “Big Wall”, qui se trouve dans une vieille usine désaffectée et on peut encore y voir des machines entre deux voies d’escalade (et c’est pas mal cool). Mais je n’ai pas de bonne photo qui montrerait à la fois la salle et les engins. Au final, j’ai choisi ça:

Casa Loma

You’re going to ask me: “how is a gothic revival style château representative of the downfall of the industrial era?”, and if you don’t know the history of Casa Loma, the question is legitimate. The reason is that it never was finished. During the great depression after World War I, Sir Henry Pellat, the industrial and soldier who owned the place was already struggling financially, and when the city of Toronto had to raise taxes, he just couldn’t pay anymore. As a result, the building never was finished, he had to sell assets and furniture, and after being used as a hotel for a time, the city repossessed it.

Vous allez demander: “en quoi un château gothique-renaissance est-il représentatif du déclin industriel?”, et si vous ne connaissez pas l’histoire de Casa Loma, vous aurez raison de vous poser la question. La raison est que le château n’a jamais été terminé. Pendant la Grande Dépression qui a suivi la Première Guerre Mondiale, Sir Henry Pellat, l’industriel et militaire qui avait commandité la construction, était déjà en difficulté financièrement, et quand la ville de Toronto a augmenté les taxes, ce fût le coup de grâce. Du coup, la chantier n’a jamais été terminé, il a dû vendre des biens, et des meubles, et après avoir été utilisé comme hôtel pendant quelques années, la ville de Toronto a saisi la propriété.

Oh, by the way, this is the 1000th post on the blog! Considering that I opened it in preparation of my move to Toronto, it’s only appropriate that I honour one of Toronto’s most famous landmarks, don’t you think? :)

Tiens, au passage, c’est mon 1000è billet sur le blog! Vu que je l’ai ouvert en préparation de mon déménagement à Toronto, il est de bonne grâce que je fasse honneur à un des monuments de Toronto les plus célèbres, vous ne croyez pas? :)

Newcomers / Nouveaux

Nanouk, Frédéric, Giselle 43, Bestofava, Brindille, El Padawan, Homeos-tasie, MyLittleRoad, Les bonheurs d’Anne & Alex, Journal d’une Niçoise, Rosa, Lavandine, Krn, Philisine Cave, BiGBuGS, KK-huète En Bretannie, MauriceMonAmour, Lyonelk, Yvette la Chouette, Kenza, Tambour Major, Autour de Cia, Chat bleu, MissCarole, Utopique-Lily, Luckasetmoi, Testinaute, La Fille de l’Air, Pilisi, Eurydice, Estelle, Cara, Dom-Aufildesvues, Dame Skarlette, Julia, Alban, Lavandine83, Rythme Indigo, Laurent Nicolas, Noz & ‘Lo, magda627, Ava, Akaieric, Milla la galerie, princesse Emalia, Nicky, Josette, Les Filles du Web, Guillaume, Claire’s Blog, Renepaulhenry, Christophe, Aude, Céline in Paris, Woocares, Fanfan Raccoon, Pixeline, Gilsoub, Sinuaisons, Alice Wonderland, Thalie, CécileP, Lau* des montagnes, Salon de Thé, A’icha, Josiane, Sandrine, Blogoth67, Calamonique, Koalisa, Isaquarel, Laulinea, Tuxana, Morgane Byloos Photography, Arwen, J’habite à Waterford, Iris, Xoliv’, Champagne, Mamysoren, DelphineF, François le Niçois, My Little Reflex, Loulou, Alexinparis, Galéa, Eva INside-EXpat, Amy.

PS: If you want a more in-depth visit of the castle, go read my previous post on it: Casa Loma

PS: Si vous voulez une visite un peu plus détaillée du château, je vous avais rédigé une visite là: Casa Loma

Nuno Lucas and Václav Kuneš, Archa Theatre, Prague

elpastagram#13 That look

During the Q&A session after Pongo Land and Phrasing the Pain, I caught one look on camera. Didn’t fit in either of my reviews, but in and of itself, I do love that look.

Pendant la session de questions-réponses après Pongo Land et Phrasing the Pain, j’ai saisi un regard en photo. Ça ne collait avec aucune des revues, mais hors catégorie, j’adore ce regard.

Nuno Lucas (Pongo Land), Václav Kuneš (420People)

420people - phrasing the pain

Phrasing the Pain – Ann van den Broek and 420people

As I was writing in Pongo Land, I went to see the last work of the 420people dance company, a work they made in cooperation with the famous Belgian choreographer Ann Van den Broek, in Divadlo Archa.

Comme je l’écrivais dans Pongo Land, je suis allé voir la dernière œuvre de la troupe 420people, une œuvre en coopération avec la célèbre chorégraphe Belge Ann Van den Broek, au théatre Archa.

Dance in Transit

I had been warned beforehand that the piece could be a challenge, for the audience as well as for the performers, because of the subject it dealt with: the pain of losing somebody. To quote the choreographer:

“The subject matter is pain. But there are a lot of kinds of pain and I have dealt with different kinds in my previous pieces. But this particular pain is the pain of losing somebody. It can be through death but it can also be through a mental process, someone may be drifting away from you and you feel you’re losing contact, physical or spiritual. It is the pain of losing and also the process of trying to fix it and the frustration and the anger around it (…)” – Ann Van den Broek, on Phrasing the Pain.

On m’avait prévenu que l’œuvre pouvait être un défi, pour le public comme pour les danseurs, en raison du sujet traité: la douleur de la perte de quelqu’un. Pour reprendre les mots de la chorégraphe:

“Le thème est la douleur. Mais il y a plein de types de douleur et j’ai traité de divers types dans mes œuvres précédentes. Mais cette douleur particulière est la douleur de la perte d’un être cher. Cela peut être à travers la mort mais aussi à travers un processus mental, quelqu’un qui part à la dérive et vous sentez que vous perdez le contact, physiquement ou spirituellement. C’est la douleur de la perte et aussi le processus de la tentative d’y remédier et la frustration et la colère tout autour (…)” – Ann Van den Broek, à propos de Phrasing the Pain.

Ann van den Broek and 420PEOPLE - Phrasing the pain

I was used to something more joyful from 420people, something where all the energy of the performance was put into something positive. Even for Mirage, with its double message, the dance itself felt joyful and energetic. Here, however, no jokes, no somersaults. The music was simple, organic, repetitive like a heartbeat that would get louder and louder in your ears, but at the same time slowly fade away from your brain. And one could see on the dancers’ face at the end of the representation, the strain that the piece put on them.

Sylva Nečasová

Sylva Nečasová

 

Les 420people m’avaient habitué à plus joyeux, quelque chose où toute l’énergie de la performance passait dans quelque chose de positif. Même pour Mirage, avec son double mesage, la danse en elle-même était énergique et entraînante. Ici, en revanche, pas de blagues, pas de pirouettes. La musique était simple, organique, répétitive comme un battement de cœur qui cogne de plus en plus fort dans vos oreilles, mais en même temps disparaît lentement de votre esprit. Et on pouvait voir sur le visage des danseurs à la fin de la représentation, à quel point l’œuvre les a éprouvés.

Saša Volný

Saša Volný

 

Yes, this piece is about loss. A loss that spans over time, as a loved one slowly fades away. But if you ever lost somebody close to you, you may relate.

Oui, cette pièce est à propos de la perte. Une perte qui s’écoule dans le temps, alors qu’un être cher disparaît peu à peu. Mais si vous avez jamais perdu un proche, vous pouvez vous y retrouver.

Ombline Noyer

Ombline Noyer

 

In Phrasing the pain, the dancers are pushed to their limits. They have to let themselves be submerged by their emotions. By the pain, the anger, the sadness. But at the same time, they have to keep it boiling inside of them, not letting it out.

Dans Phrasing the pain, les danseurs sont poussés à leurs limites. Ils doivent se laisser submerger par leurs émotions. Par la douleur, la colère, la tristesse. Mais en même temps, ils doivent les laisser bouillir à l’intérieur, sans les laisser sortir.

Q & A Dance in Transit

Q & A Dance in Transit

 

During the Q&A session, one woman made a remark, more or less saying “I lost my mom to cancer, this is not how the pain of loss works”. To which I respectfully disagree. Just because she didn’t deal with the pain of loss this way doesn’t mean it’s not how it works.

Cecilia Moisio

Cecilia Moisio – Ann’s Assistant Choreographer

 

Pendant la session de Questions/Réponses, une dame a fait une remarque, disant plus ou moins “J’ai perdu ma mère, d’un cancer, c’est pas ça la douleur de la perte d’un être cher”. Ce à quoi je me permets de ne pas être d’accord. Juste parce qu’elle n’y a pas fait face ainsi ne veut pas dire que c’est pas comme ça que ça marche.

Václav Kuneš

Václav Kuneš

Personally, I could relate. We have plenty of expressions that tell us that society doesn’t grant us any time to grief. “The show must go on”, “Life doesn’t stop for anybody”, “Business as usual”, etc… Last I checked, if you lose a family member, Czech law grants you two days of compulsory holiday. One for the death, one for the funeral. Arrangements have to be made in a matter of days because you can’t crowd the morgue. The funeral home also wants you to quickly pick the urn or coffin, because hey, it’s Friday and they’re closing in 10. After two days, society expects you to be back to work, back on your feet, as if nothing happened.

Personellement, ça m’a parlé. On a plein d’expression pour nous dire que la société ne nous laisse pas le temps de faire notre deuil. “Show must go on”, “La Terre ne va pas s’arrêter de tourner”, “Business as usual”, etc… La dernière fois que j’ai regardé, pour la perte d’un membre de votre famille, la loi tchèque vous donne deux jours de congé. Un pour la mort, un pour les funérailles. Les arrangements doivent être faits en quelques jours parce qu’il ne faut pas encombrer la morgue. Les pompes funèbres veulent aussi que vous ne traîniez pas dans le choix de l’urne ou du cercueil, parce que c’est pas le tout, mais c’est Vendredi, on ferme dans 10 minutes. Au bout de deux jours, la société s’attend à vous voir retourner au boulot, remis, comme si de rien n’était.

Nataša Novotná

Nataša Novotná

 

What about the pain? The grief? The sadness? You have to bottle them up, let them churn and simmer and boil inside you, put a smile on your face, and only once the day is over and you are left alone in your flat can you let it all out, when nobody’s looking.

Quid de la douleur? De la peine? De la tristesse? Faut les garder enfermés, les laisser s’agiter, mijoter et bouillir en vous, mettre un sourire forcé sur votre visage, et seulement une fois la journée terminée, seul-e dans votre appartement, vous pouvez vous lâcher, quand plus personne ne vous regarde.

Štěpán Pechar

Štěpán Pechar

 

When people ask you “how are you?”, they’re just being polite. Nobody expects you to answer anything other than “I’m fine”.

Quand les gens vous demandent “comment ça va?”, ils sont juste polis. Personne ne s’attend à ce que vous répondiez autrement que “ça va”.

Sylva Nečasová

Sylva Nečasová

 

Phrasing the pain reminded me of all that. One hour to remind me that in our darkest moments, we are not allowed to let the pain come out, we are obligated to let it consume us until all that’s left is an empty, battered shell.

Ombline Noyer

Ombline Noyer

 

Phrasing the pain m’a rappelé tout ça. Une heure pour me rappeler que dans nos moments les plus sombres, on n’a pas le droit de laisser sortir la douleur, il faut la laisser nous ronger jusqu’à ce qu’il ne reste plus de nous qu’une vieille coquille cabossée.

Milan Odstrčil

Milan Odstrčil

 

They’re performing again on Saturday April 11th in Divadlo Archa. Go.

Ils rejouent demain Samedi 11 Avril au théatre Archa. Foncez.

Divadlo Archa