Gyroscopic effect

This month’s theme, chosen by CécileP (http://cpiro.fr/), is the “gyroscopic effect” (effet gyroscopique), and seems to have given some trouble to several people on the group. According to Cécile:

It is a phenomenon which appears at 30kph and higher and allows to maintain balance 😉 It can be found in a variety of situations, up to you to find your own gyroscopic effect 😉

Le thème du mois, choisi par CécileP (http://cpiro.fr/), est l’effet gyroscopique, et il a donné du fil a retordre à pas mal de gens dans le groupe. Son explication:

C’est un effet qui apparaît à partir de 30 km/h et qui permet de tenir en équilibre 😉 Il est rencontré dans différentes situations, à vous de trouver votre effet gyroscopique 😉

Quite frankly, the explanation confused me more than the theme in itself. Since the word “gyroscopic” indicates rotation, it doesn’t make sense to use a speed in kph. If anything, one should talk angular speed, or rotations per minute. But to put it very simply, the gyroscopic effect is what makes a bike stand upright when we’re pedaling fast enough, even without the training wheels. But as the saying goes, a picture is worth a thousand words:

Très honnêtement, l’explication m’a embrouillée plus que le thème en lui-même. Puisque le mot “gyroscopique” indique une rotation, ça n’a pas de sens de parler de vitesse en km/h. Au mieux, on devrait parler de vitesse angulaire, de rotations par minutes. Mais pour faire simple, l’effet gyroscopique c’est ce qui fait qu’un vélo tient debout quand on pédale, même sans les p’tites roulettes. Enfin comme dit le proverbe, un dessin vaut mieux qu’un long discours:

When gravity goes on vacation...

You have to be admirative of the craftsmanship that goes into overloading a vietnamese motorbike just the right amount, managing astute control of the gravity center of the whole thing and leveraging the gyroscopic effect of the bike in motion in order to not spill over the whole cargo. Indeed, without the gyroscopic effect, the slightest side wind would cause the bike (or any other bike, for that matter), to fall to the side. Marvelous, innit?

Quand même, ça force l’admiration, la maîtrise qu’il faut pour surcharger une mobilette vietnamienne juste ce qu’il faut, tout en gérant de manière très pointue le centre de gravité du bouzin et en prenant avantage de l’effet gyroscopique de la pétrolette en mouvement pour pas renverser la cargaison. En effet, sans l’effet gyroscopique, le moindre petit coup de vent latéral ferait que la moto (comme n’importe quelle autre moto, en fait) se vautre sur le côté. Merveilleux, n’est-il pas?

Now, what did the others figure out for this month?

Et les autres, ils s’en sont sortis comment ce mois-ci?

Magouille, Frédéric, écri’turbulente, CécileP, Giselle 43, Philisine Cave, Lavandine83, Lavandine, Escribouillages, Krn, La Tribu de Chacha, Gilsoub, Morgane Byloos Photography, Aude, Mamysoren, Josiane, DelphineF, El Padawan, Gine, Alban, Lau* des montagnes, magda627, Laurent Nicolas, Kellya, Sous mon arbre, Shandara, Mirovinben, Philae, Renepaulhenry, Chiffons and Co, Lilousoleil, Christophe, Alexinparis, Pat, Xoliv’, BiGBuGS, François le Niçois, Brindille, Amartia, Céline in Paris, Blogoth67, J’habite à Waterford, Danièle.B, Cara, Nicky, Akaieric, Pilisi, Lyonelk, Tambour Major, La Fille de l’Air, Cricriyom from Paris.

Light(s)

What time is it’s? It’s picture of the month time! This time, Eurydice chose the theme: “Light(s)” (Lumière(s)), as in:

both to welcome nicer days and to go back to the origins of the word “photography”

Quelle heure est-il? C’est l’heure de la photo du mois! Cette fois, Eurydice a choisi le thème: “Lumière(s)”, comme dans:

à la fois pour saluer les beaux jours et pour revenir à l’étymologie du terme “photographie”.
Newlyweds in Hội An

Newlyweds in Hội An / Jeunes mariés à Hội An 

Light is best noticed at night. And in a city like Hội An, famous for its paper lanterns that you let float on the river. As soon as night starts to fall, people will follow you around trying to sell you some, and it’s not uncommon to see them used as props for a romantic photoshoot…

La lumière, c’est la nuit qu’on la remarque le mieux. Et dans une ville comme Hội An, célèbre pour ses lanternes de papier qu’on fait flotter sur la rivière. Dès la tombée de la nuit, des gens vont vous suivre partout et tenter de vous en vendre, et il n’est pas rare de les voir utilisées comme accessoires pour une séance photo romantique…

Now, what other lights did the others decide to show us this month?

Et les autres, ils nous ont éclairé comment ce mois-ci?

Newcomers/Nouveaux:

Eurydice, Pichipichi Japon, Natpiment, E, Chiffons and Co, Alexinparis, Evasion Conseil, Lilousoleil, J’habite à Waterford, Renepaulhenry, BiGBuGS, Lavandine, Danièle.B, La Tribu de Chacha, écri’turbulente, Paul Marguerite, Carole en Australie, CécileP, Amartia, Céline in Paris, François le Niçois, Lavandine83, Mirovinben, Philae, Calamonique, Angélique, Cricriyom from Paris, Blogoth67, Autour de Cia, Gilsoub, Brindille, Escribouillages, Tuxana, Lau* des montagnes, Morgane Byloos Photography, Josette, Who cares?, Pilisi, Frédéric, Krn, La Suryquoise, Nicky, Philisine Cave, Christophe, Lair_co, Aude, Ventsetvoyages, Mamysoren, Akaieric, El Padawan, Laulinea, Julie, Alban, Lyonelk, Pat, Chat bleu, Kellya, Sous mon arbre, Nanouk, Testinaute, Magouille, KK-huète En Bretannie, La Fille de l’Air, DelphineF, Josiane, Laurent Nicolas, Xoliv’, magda627.

Memory

Today is the 15th, it’s noon, and it’s time for the Picture of the Month. I was lucky to have chosen the theme, and I picked “Mémoire” (Memory).

C’est le 15, il est midi, c’est l’heure de la Photo du mois. J’ai eu la chance de choisir le thème, et j’ai choisi “Mémoire”.

During my trip to Vietnam in 2014, the tour operator was kind enough to accomodate my father’s request: locate the village where my grandfather was born, in the countryside outside Hà Nội, and plan a stop there during our stay around the capital. My grandfather left the village when he was a child, moved to HCMC when he was 10 or something. But we knew the village name. It took us time, the bus had to stop on a dirt road and we thought we were lost, but after asking a few locals and walking a few hundred metres, we got there.

Pendant mon voyage au Vietnam en 2014, l’agence de voyage a bien voulu accéder à la requête de mon père: retrouver le village natal de mon grand-père, dans la campagne autour de Hà Nội, et planifier un arrêt pendant notre séjour autour de la capitale. Mon grand-père avait quitté le village enfant, déménageant pour Saïgon alors qu’il avait une dizaine d’années. Mais on avait le nom du village. Ça a pris du temps, le bus s’est arrêté sur une petite route en terre et on se croyait perdus, mais après avoir demandé à quelques locaux et marché quelques centaines de mètres, nous y arrivâmes.

A villager, curious about why a big bus of tourists would be stopping by, listened to our story, and went to find the eldest person still living in the village. After talking to my uncle, the Elder remembered my grandfather, and confirmed this was indeed his birthplace.

Un villageois, curieux de voir un gros bus de touristes s’arrêter là, écouta notre histoire, et s’en alla chercher l’ancien du village. Après une courte discussion avec mon oncle, l’Ancien s’est souvenu de mon grand-père, nous confirmant que c’était bien son village natal.

A truly touching moment, to meet a living memory of my Vietnamese grandfather. This is his portrait.

Un moment très émouvant, de rencontrer une mémoire vivante de mon grand-père du Vietnam. Voilà son portrait.

The last living man from my paternal grandfather's village who still remembers him

I didn’t give any guidance or explanation for the theme, not even an article to specify the gender of the word, so that any of the French meanings for the words could be accepted (thesis, memory, be it human or digital, remembrance…). I picked that theme because I had in mind all our Elders that we hold dear in our hearts, and that too often we forget that they are living memories of those who came before us. I picked that theme because right after november 11th, the end of the First World War, the lives lost are commemorated. We are made to remember the atrocities of war, in the hopes that we learn from the past, to build a better future.

Je n’avais pas donné d’instructions ni d’explications pour le thème, pas même d’article pour en définir le genre, afin que toute acception soit possible (un mémoire, la mémoire, humaine ou numérique, le devoir de mémoire…). J’ai choisi ce thème en repensant à tous ces anciens qui nous sont chers, et dont on oublie trop souvent qu’ils sont la mémoire vivante de l’Antan. J’ai choisi ce thème parce que juste après le 11 novembre, fin de la première guerre mondiale, les vies perdues sont commémorées. On nous fait nous souvenir des atrocités de la guerre, en espérant qu’on apprenne de notre passé, à construire un futur meilleur.

Then Friday evening happened. I could have changed my post completely to accomodate for what happened. I chose not to. In Vietnamese culture, elders are revered. They get the utmost respect in society, they are cared for by their family (retirement homes are very rare, and it would be a disgrace to send your parents there. Usually the people there have no children anymore that can take care of them). Elders represent wisdom. Now, more than ever, we need to be wise to be able to overcome what’s happening. To not answer hatred with hatred.

Puis Vendredi soir est arrivé. J’aurais pu changer complètement mon billet pour prendre en compte ce qui s’est passé. J’ai choisi de ne pas le faire. Dans la culture vietnamienne, les anciens sont vénérés. Ils sont les plus respectés dans la société, et leurs familles s’occupent d’eux (les maisons de retraites sont très rares, ce serait une honte d’y envoyer vos parents. Les gens qu’on y trouve, en général, n’ont plus d’enfants pour s’occuper d’eux). Les anciens représentent la sagesse. Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de sagesse pour surmonter ce qui nous arrive. Pour ne pas répondre à la haine par la haine.

Newcomers / Nouveaux

Chat bleu, Testinaute, Chloé, Marie, DelphineF, E, Calamonique, Mon Album Photo, Tuxana, Alexinparis, Dom-Aufildesvues, Thalie, Carole en Australie, Danièle.B, Galéa, Cara, Dr. CaSo, MauriceMonAmour, Guillaume, Laulinea, A’icha, Loulou, Brindille, Nicky, Sinuaisons, MyLittleRoad, Sous mon arbre, Homeos-tasie, Estelle, El Padawan, Kenza, Les bonheurs d’Anne & Alex, Koalisa, Julie, Lavandine, Christophe, CécileP, Pixeline, Lau* des montagnes, Visites et voyages, Aude, Krn, Alban, Nanouk, Xoliv’, Tambour Major, Morgane Byloos Photography, Lyonelk, BiGBuGS, Josette, Rosa, Céline in Paris, N. Madiot, Pilisi, Milla la galerie, Eva INside-EXpat, La Fille de l’Air, Suki, Blogoth67, Renepaulhenry, Woocares, J’habite à Waterford, Rythme Indigo, Mimireliton, Luckasetmoi, Cricriyom from Paris, Pat, Les Filles du Web, Voyager en photo, Philae, François le Niçois, Philisine Cave, Les Bazos en Goguette, Autour de Cia, Laurent Nicolas, AF News, Champagne, Akaieric, Frédéric, Canaghanette, magda627, Noz & ‘Lo, Gilsoub, Lavandine83, Chiffons and Co, Mamysoren, Dame Skarlette, KK-huète En Bretannie, Giselle 43.

Looking for bears and moose in Algonquin Provincial Park

Canadians are a rather predictable bunch. Usually, in Winter, they fly off to the Caribbean to run away from the cold, and in Summer, they go camping in the many parks everywhere, canoeing wherever possible. My first “local” camping experience, I was invited by some friends for Thanksgiving, you can read all about it in Thanksgiving Camping in Arrowhead Provincial Park. The following summer, I had bought a tent for a long week-end around the Georgian Bay, and that’s a good thing, because now I wouldn’t need to rely on friends to borrow their tents if I wanted to go somewhere anymore. During my two years in Canada, there are a few things I wanted to experience, such as dogsledding (which I never got to do in the end), and trying to see moose (or maybe even bears) in the wild. In terms of wildlife sightings in Ontario, every local told me Algonquin Provincial Park was *the* place to go.

Les canadiens sont assez prévisibles. D’habitude, en hiver, ils s’envolent dans les caraïbes pour fuir le froid, et en été, ils partent camper dans un des nombreux parcs du pays, à faire du canoë dès que possible. Ma première expérience de camping “locale”, j’avais été invité par des amis pour Thanksgiving, et je vous avais raconté ça dans Thanksgiving Camping in Arrowhead Provincial Park. L’été suivant, j’avais acheté une tente pour un long week-end autour de la baie Georgienne, et c’était une bonne chose, parce que comme ça je pouvais partir camper quand je voulais sans avoir à taxer la tente des copains. Pendant mes deux ans au Canada, il y a quelques choses que je voulais faire, comme du chien de traîneau (que je n’ai finalement pas pu faire), et faire de l’affût pour voir des orignaux (ou même des ours) en liberté. Niveau affût de faune en Ontario, tout le monde m’a dit que le Parc Provincial Algonquin était *ze* coin.

Algonquin

So during my last summer in Ontario, I rented a car, booked camping spots for the week-end in Algonquin Provincial Park, read about trails and spots for moose sightings, and also rented a canoe at one of the many rentals in the Park itself.

Donc pendant mon dernier été en Ontario, j’ai loué une voiture, réservé des emplacements de camping pour le week-end au parc Algonquin, me suis documenté sur les randonnées et les endroits les plus propices aux rencontres d’orignaux, et ait fait une réservation de canoë dans une des boutiques du parc.

Algonquin camping spot

My tent and rental for the week-end

About the park / À propos du parc

Algonquin

Algonquin Provincial Park is a park of bogs, marshes, and lakes. This is the oldest provincial park in Canada, and covers approximately 7 600 square kilometres. According to Wikipedia, that would make it a quarter of the size of Belgikistan :p . The park itself sits accross both the Northern and Southern part of Ontario, and with all that water, it is a place teeming with a wide variety of plants and animals (like moose and bears, for example).

Le parc provincial Algonquin est un parc d’étangs, marécages et lacs. C’est le plus vieux parc provincial du Canada, et couvre dans les 7 600 km². D’après wikipédia, ça ferait un quart du Belgikistan, à titre de comparaison :p . Le parc en lui-même se situe à cheval entre la partie Nord et la partie Sud de l’Ontario, et avec toute cette flotte, c’est censé regorger d’espèces de plantes et d’animaux très variées (dont les orignaux et les ours noirs, par exemple).

Bear Safety / Précautions liées aux Ours

Couple of things about bears: When you enter the park, check the visitor information for any recent sightings. *Ask the park rangers* for up to date information about them, and if you don’t know what to do in case of a bear encounter, get them to teach you! Bears will avoid humans as much as possible, but there is always a chance that you may run into one. Or worse, that you may run into a mother bear with her cub. You do *not* want to end up between a bear and her cub. Some of the advice we received:

  • never feed the bear
  • do not turn your back to the bear
  • make noise and try to make yourself look as big as you can (raising your arms)
  • avoid direct eye contact
  • stay calm and don’t run
  • report any sightings to the park rangers.

This is in no way an exhaustive list of things to do. Really, check with the park rangers to make sure you are prepared and know how to react!

Quelques trucs sur les ours: quand vous pénétrez dans le parc, regardez au centre des visiteurs si des ours ont été vus récemment. *Demandez aux rangers* les dernières informations en date, et si vous ne savez pas quoi faire en cas de rencontre avec un ours, demandez leur de vous briefer! Les ours évitent les humains le plus possible, mais il y a toujours un risque de tomber nez à truffe sur un ours. Ou pire, sur une maman ourse avec son ourson. Vous ne *voulez pas* vous retrouver entre une ourse et son ourson. Quelques conseils qu’on nous avait donné à l’époque:

  • ne jamais nourrir les ours
  • ne pas leur tourner le dos
  • faire du bruit et essayer de se faire le plus grand possible (lève les bras balance-toi, sur le rhythme du Miaaaaaaa)
  • éviter de les regarder dans les yeux
  • restez calme, ne courez pas
  • signalez toute trace d’ours aux rangers.

Ceci n’est aucunement une liste exhaustive des choses à faire en cas de rencontre. Vraiment, parlez aux rangers pour être sûrs que vous êtes bien préparés et sachiez comment réagir!

Day 1: Moose Hunting / La chasse à l’orignal

Apparently, one of the best spots for moose sightings are in Hailstorm creek, a small arm of water on the far North side of Opeongo Lake. The Opeongo Store, where we rented our canoe, is located at the South side of the lake. My travel guide was saying that crossing the lake could take around 5 hours. That would have been problematic if we were to paddle all the way there, and back, as this would mean at least 10 hours of paddling non stop, and we had to be back before the store closes to give back the canoe. Luckily, the store offers some taxi service, taking people to or from the North Arm of the lake. We opted to be taken to the North Arm, and to get back to the store by ourselves, paddling through the lake as we went.

Apparemment, un des meilleurs coin pour mater de l’orignal c’est Hailstorm creek (la crique des giboulées), un petit bras d’eau tout au Nord du lac Opeongo. L’Opeongo Store, où nous avons loué notre canoë, est tout au sud du lac. Mon guide disait qu’il fallait compter 5 heures pour traverser le lac. Faire l’aller-retour en pagayant aurait été problématique, parce que ça voudrait dire 10h de pagaie en continu, et il fallait être de retour avant la fermeture pour ramener le canoë. Heureusement, la boutique propose un service de taxi, transportant les gens vers et depuis le bras Nord du lac. On a donc choisi de se faire emmener, puis de rentrer à la boutique par nos propres moyens, histoire de profiter du reste du lac pendant la journée.

Well, either the weather was too hot, or we were too late (taxi dropped us of around 10AM and we were there at the store opening), because the only thing that would be reminiscent of a moose around there was probably the smell of my feet…

Ben soit il faisait trop chaud, soit on était arrivés trop tard (le taxi nous a largué vers 10h du mat et on avait fait l’ouverture de la boutique), parce que la seule chose pouvant nous faire penser à un orignal, dans le coin, c’était sûrement l’odeur de mes pieds…

Typical Canadian experience: Canoeing

After an hour of paddling in a seemingly devoid of wildlife creek, we resolved to start to head back, counting with the fact that if the wind arose, 5 hours of paddling would be a pretty optimistic estimate… For the first hour or so, I could enjoy the view, the calm waters and all the small islands around. Peace, quiet, even without the wildlife sighting, this was a great place.

Après une heure à pagayer dans une crique apparemment déserte, on s’est résolus à faire demi-tour, en se disant que si jamais le vent se levait, 5 heures serait une estimation plutôt optimiste… Pendant environ une heure, j’ai pu profiter du paysage, les eaux calmes et toutes les petites îles autour. Paix, calme, même sans voir d’animaux, c’était bien chouette.

Canoeing in Algonquin

Opeongo Lake

Then, my paddling partner started having abdominal cramps. Uh oh. Oh well. That just meant I’d have to pick up the slack, but as long as the water stayed still, I felt I could still manage. It’s just a lake after all, how bad could it be? Around the time when I had that very thought, the wind arose, of course. And we didn’t have it in our back, that would have been too easy, of course. So I ended up paddling like there was no tomorrow, without really being able to enjoy the view any more, all set on making it back to the store before it closes (especially since I had no way of strapping the canoe on the car, so I’m not sure what I’d have done if we didn’t make it in time). Moose: 1, Lake Opeongo: 1, elPadawan: 0.

Puis ma partenaire de cocanotière a commencé à avoir des crampes abdominales. Oups. Bon ben tant pis. Ça veut juste dire que je vais devoir pagayer pour deux, mais tant que les eaux restent calme, j’avais l’impression de pouvoir m’en sortir. C’est qu’un lac après tout, qu’est-ce qui peut bien nous arriver? À peu près au même moment où cette pensée m’a traversé la caboche, le vent s’est levé, bien sûr. Et on l’avait pas dans le dos, ça aurait été trop facile, bien sûr. Donc je me suis retrouver à pagayer comme jamais on a pagayé, sans plus vraiment profiter du paysage, concentré que j’étais pour arriver à rentrer avant la fermeture (surtout que vu que je n’avais rien pour attacher le canoë au toit de la voiture, je ne sais pas trop ce que j’aurais fait si on n’avait pas réussi à rentrer dans l’étang les temps). Orignal: 1, Lac Opeongo: 1, elPadawan: 0.

Day 2: Mizzy Lake Trail

Algonquin Bogs

So, canoeing was not a big success, maybe hiking along one of the many trails would prove more succesful. One going through some bogs, preferably, so that we may have a higher chance of spotting some animals, like the Mizzy Lake Trail. I think we set off too late, though. We should have woken up before dawn, so that the tent would be packed and the campsite cleaned up at sunrise. Nevertheless, we tried our best. Typical of Ontario, we saw lots of trillium (in this case, red trillium. The white trillium is the emblem of Ontario, by the way).

Donc, le canoë ne fut pas un succès resplendissant, peut-être qu’une rando le long d’une des nombreuses pistes du parc serait plus fructueuse. Une qui traverse des marécages, tant qu’à faire, pour avoir plus de chances de voir des animaux, comme la Mizzy Lake Trail. Je pense qu’on a décollé trop tard, par contre. On aurait dû se lever avant l’aube, pour que la tente soit pliée et l’emplacement de camping nettoyé d’ici au lever du soleil. Néanmoins, on a fait ce qu’on a pu. Typique de l’Ontario, on a vu plein de trilliums (là, des trilles rouges. La blanche est l’emblème de l’Ontario, au passage).

Trilliums

The weather was quiet, and completely devoid of wind. It would have been perfect for paddling… Look at those reflections in the water!

Le temps était calme, pas un poil de vent. Ça aurait été impeccable pour pagayer… Regardez-moi ces reflets!

Algonquin

While we were walking, we heard some noise in the distance. Some… grunting noise. Pretty far, but also pretty loud and menacing. That did sound like a black bear. Maybe I was not so much looking forward to meeting some wildlife after all. Clutching my whistle and staying on the lookout, I kept walking along the trail. In the mud, there were footprints, and then, there was this:

Pendant qu’on marchait, on a entendu du bruit au loin. Un genre de… grognement. Assez loin, mais aussi assez fort et menaçant. Un peu comme un ours noir. Peut-être que j’avais pas si hâte que ça de me frotter à la faune locale, finalement. Agrippant mon sifflet, et toujours au taquet, j’ai continué le long du chemin. Dans la boue, des empreintes de pas, et puis, d’un coup, ça:

Bear print

The print was still fresh, and nobody had walked over it yet. I guess this is how close I would get to encountering a black bear. I started to feel a little bit hotter from that point onwards, and I don’t think it had to do with the weather. And then, another animal print!

L’empreinte était encore fraîche, personne n’avait marché par dessus. J’imagine que c’est le plus près que j’allais m’approcher d’un ours noir. Bizarrement, à partir de là, il a commencé à faire plus chaud sous mon chapeau, et je ne suis pas sûr que ça venait de la météo. Et là, encore une empreinte de patte!

moose print

But that one is a moose print! Finally! But no moose in sight. Oh well… We went on, and as the trail took us under the cover of the trees, I noticed something slithering away…

Et une empreinte d’orignal! Enfin! Mais pas d’orignal en vue. Tant pis… On a continué, et alors que la piste nous emmenait dans la forêt, j’ai remarqué un petit quelque chose se faufilant…

Eastern Garter Snake

Pretty sure that was an Eastern garter snake. And even though we didn’t see any beaver, I suspect this pile of branches was the work of one…

Je crois bien que c’était une couleuvre rayée. Et même si on n’a pas vu de castor, je crois bien que cet entassement était du fait de l’un d’entre eux…

Beaver house?

I’m not exactly sure what this strange plant was. Looks like it’s called a doll’s eyes, or a white baneberry. That’s a creepy name, if you ask me.

Pas vraiment sûr du nom de cette plante bizarre. Apparemment, c’est une Actaea Pachypoda, et en anglais ils l’appellent “Doll’s eyes” (yeux de poupées). Un peu flippant comme nom, si vous voulez mon avis.

Doll's Eyes (White Baneberry)

And I discovered that there were also some carnivorous plant in the area, as pointed to me by my hiking partner.

Et j’ai aussi découvert qu’il y avait des plantes carnivores dans les environs, comme me l’a appris ma partenaire de randonnée.

Pitcher Plants

Those are called Pitcher Plants. Insects slip down the tube to be digested by the plant. The shape of that tube, though, I wouldn’t exactly call that a pitcher. But maybe it’s just me :p .

Ce sont des Sarracénies pourpres, et en anglais on les appelle “pitcher plants”, “plantes pichets”. Les insectes glissent dans le tube pour se faire digérer par la plante. La forme du tube, par contre, j’appellerai pas trop ça un pichet. Mais c’est peut-être juste moi :p .

Lessons learned / Ce que j’ai appris de tout ça

If I had to do it all over again, I’d probably check beforehand with the park rangers the best times for wildlife sighting. I’m thinking Spring and Autumn would have worked better, as the temperatures are lower, and the sun is up later than in Summer. I would also have opted for the round trip taxi service at Opeongo lake, so that I only paddle in the Hailstorm creek, instead of fighting against the lake for hours. I thought I was prepared, and I was, but I didn’t plan things well enough… But even despite all that, Algonquin Provincial Park is an amazing place for going camping in Ontario 🙂

Si c’était à refaire, je regarderai peut-être au préalable avec les rangers pour connaître la meilleure saison pour voir des bêtes. Je pense que le Printemps et l’Automne seraient plus propices, avec des températures plus douce et un soleil levé plus tard qu’en été. J’aurais aussi pris l’aller-retour en bateau-taxi au lac Opeongo, pour ne pagayer que dans Hailstorm creek, au lieu de batailler avec le lac pendant des heures. Je pensais être prêt, et je l’étais, mais je n’avais pas bien tout planifié… Mais malgré tout ça, le parc provincial Algonquin est un lieu superbe pour aller camper en Ontario 🙂

Algonquin

Going through the Guérande Salt Marshes in a horse carriage

Spending a week in the South of Brittany does not necessarily equate to a week sitting at the sea gorging on Salted butter caramels and buckwheat galettes, although for some people, it can. Seeing that we were staying less than 15 minutes away from Guérande, seeing how salt is harvested sounds like a must, wouldn’t you say?

Passer une semaine au Sud de la Bretagne ne veut pas forcément dire passer une semaine le cul sur un transat à s’empiffrer de caramels au beurre salé et de galettes de sarrasin, même si pour certains, ça peut être le cas. Vu qu’on était à moins de 15 minutes de Guérande, voir la récolte du sel me semblait un passage obligé, non?

Salines

Salterns in Guérande / Salines à Guérande

So I went to the nearest Tourist Office and checked my options there. There are plenty of possibilities. The largest tour operator is called Terre de Sel, and has a wide variety of guided tours, adapted to all age groups. We originally thought about their 2 hour tour that is geared towards the 6-12 age group. But the prospect of potentially standing 2 hours in the hot sun carrying a toddler was not necessarily very enticing. That’s when we saw a little flyer, offering a visit in a horse carriage, by a salt worker, that lasts approximately an hour and a half. One message on an answering machine and a callback later, we had our spots booked for the following afternoon.

Donc je me suis dirigé vers l’office de tourisme le plus proche pour voir ce qu’il y avait à faire. Il y a pas mal de choix. La plus grosse machine à visites s’appelle Terre de Sel, et propose plein de visites guidées différentes, pour toutes les tranches d’âge. On avait d’abord pensé à leur visite de 2 heures pour les 6-12 ans. Mais l’idée de rester 2 heures sous le cagnard avec un marmot en poche kangourou, c’était pas forcément le grand kif. C’est là que j’ai vu un petit prospectus, proposant une visite en calèche, par des paludiers, qui dure environ une heure et demie. Un message sur répondeur et un rappel plus tard, on avait nos places pour le lendemain.

Saline

Guérande Salt marshes / Les marais salants de Guérande

A little bit of background

Our ride for the afternoon

Our ride for the afternoon

Starting from Batz-sur-Mer, we hopped on the cart and set off towards her salt marsh. On the way there, I listened to the tale of the salt workers while taking in the landscape. We were told of the strong competition between independent owners and co-ops, where instead of working together to make everybody’s life better, they’d more often stab each other in the back, sadly. The owner is doing those visits on the side, in addition to the harvest her husband and she are doing, to try and get a bit more money in a business that is hardly profitable, and she told us about all the problems other salt workers gave her when she started it. We learned that all salterns are privately owned. For a horse cart to be able to cross through the marshes, they’d have to get the agreement from each and every owner. So instead we stuck to the little paved road going through the marshes, until we get to her saltern.

Au départ de Batz-sur-Mer, on est montés dans la calèche, direction sa saline. Sur la route, j’ai écouté l’histoire des paludiers tout en profitant du paysage. On nous a raconté la rude compétition qu’il peut y avoir entre certains producteurs, indépendants, en coopérative… où au lieu de travailler ensemble pour se faciliter la vie, certains seraient plus enclins à se tirer dans les pattes, malheureusement. La proprio fait ces visites sur le côté, en plus de la récolte qu’elle fait avec son mari, pour tenter de faire un peu de sous en complément d’une affaire qui est difficilement profitable, et elle nous a raconté tous les problèmes que les autres paludiers lui ont fait quand elle a commencé. On a appris que toutes les salines sont des propriétés privées. Pour pouvoir passer en calèche dans les marais, il aurait fallu l’accord individuel de chaque propriétaire sur le trajet. Donc à la place, on a suivi la petite route communale à travers le marais, jusqu’à sa parcelle.

Salines

Salterns / Salines

We also learned how the handling of the salt ponds that are used to feed sea water into the salt pans is left to either the most experienced salt worker around, or to the one with the largest production area, because it is both a huge power and a huge responsibility. If they miss a tide and fail to fill the salt pond completely, there can be a lack of water to finish the production. On the other hand, since they control how much water goes in which saltern, it is also very easy for them to flood a saltern and spoil an entire harvest. You’d think hard work, and depending on the weather’s whims would be enough hardships for them, but apparently on top of all that, they also have to deal with plenty of crap from their neighbours.

On a aussi appris comment la gestion des vasières, qui alimentent les salines en eau de mer, est laissé à la charge du paludier le plus expérimenté, ou disposant de la plus grande parcelle, car c’est à la fois un grand pouvoir et une grande responsabilité. S’ils ratent la marée et ne remplissent pas la vasière complètement, on peut manquer d’eau pour finir la production. D’un autre côté, vu qu’ils contrôlent le débit d’eau qui va dans chaque saline, il est aussi très facile d’inonder une saline et gâcher toute une récolte. On aurait cru qu’un travail ardu et dépendre des caprices du climat seraient assez de tracas pour eux, mais apparemment, en plus de tout ça, il faut aussi se coltiner les emmerdes des voisins.

Salt production

Mouette rieuse

Black headed gull, skinny dipping in the ponds / Une mouette rieuse fait trempette dans les marais

Anyways, as I was explaining, the harvest is done in several steps. It starts with the “vasières”, huge salt ponds that are used as sea water reservoirs. The gates are open during high tide to fill them up, and the water is then carefully distributed to the salterns around via a network of canals. Salt pans are only filled with a few centimetres of water at a time, so that evaporation allows the salt to crystallize. For this process to work properly, they need 40 continuous days without rain. A downpour means a ruined harvest, and a necessary wait for the next 40 days in hopes that the skies stay clear.

Enfin bon. Comme je le disais, la récolte se fait en plusieurs étapes. On commence par les vasières, de grands réservoirs d’eau de mer. On ouvre les vannes pendant la marée haute pour les remplir, puis on distille tout ça avec précaution dans les salines alentours via un réseau de caneaux. Les salières sont remplies que quelques centimètres d’eau à la fois, à fin que l’évaporation de l’eau de mer cause la formation des cristaux de sel. Pour que ça se passe bien, ils ont besoin de 40 jours en continu sans précipitations. Grosse rincée équivaut à une récolte foutue, et une attente nécessaire de 40 jours supplémentaires en croisant les doigts pour un ciel dégagé.

Batz-sur-Mer

The “vasière” is that large body of water behind the salterns and in front of the village / La vasière, c’est cette grande étendue d’eau derrière les salines et devant le village.

While the bigger crystals will drop to the bottom of the salt pan, a thin layer of salt will also form at the surface of the water and agregrate in the corners: The “Fleur de Sel”. It is what is harvested first, and is ten times more expensive as coarse selt, because in comparison to coarse salt, there is a much smaller yield, it takes several months to dry, and needs to be cleaned up by hand because the impurities in the salt are of the same density as the salt itself, making it impossible to use a machine or a sieve to sort it out.

Tandis que les cristaux les plus gros vont tomber au fond de la saline, une fine couche de sel va aussi se former à la surface de l’eau, puis s’accumuler dans les coins: c’est la Fleur de Sel. C’est ce qu’on récolte en premier, et ça coûte dix fois plus cher que le gros sel, parce qu’en comparaison, on a un rendement bien moindre, ça prend des mois à sécher, et il faut le nettoyer à la main parce que les impuretés dans le sel ont la même densité que le sel lui-même, ce qui rend impossible l’usage d’une machine ou d’un tamis pour faire le tri.

Récolte de la Fleur de Sel

Harvesting the Fleur de Sel / Récolte de la Fleur de Sel

Once the Fleur de Sel has been removed, the salt worker can get started with the coarse salt. With their long pole-like tool, they will push the water, getting the crystals to roll against the clay floor, then rake it back towards them and pile it up on the small round platforms called “œillets” (because they look like an eye).

Une fois la Fleur de Sel retirée, le paludier entame la récolte du gros sel. Avec leur grosse perche, ils poussent l’eau, pour faire rouler les cristaux dans la terre argileuse, puis ratisse vers eux pour faire une pile sur les petites plateformes ronde qu’on appelle les œillets.

Paludier en action

Harvesting coarse salt / Récolte du gros sel

The salt will then be loaded on wheelbarrows, 150kg at a time, and gathered at the entrance of the saltern in huge piles called “mulon”, before getting taken by truck for packaging and shipping.

Le sel est ensuite chargé dans des brouettes, 150kg à la fois, et rassemblé à l’entrée de la saline dans des gros tas qu’on appelle “mulons”, avant de se faire embarquer par camion pour stockage et livraison.

Coarse Salt harvest

“Mulon” de sel

We learned how, in the old days, wheelbarrows didn’t have plastic tires, were heavier because they were made of wood, just like their tools. Aluminum and plastic helped a lot in making things lighter, for example. Of course, we ended the visit with a small sampling of salt, to feel the difference between the coarse salt and the Fleur de Sel (coarse salt is what you use during cooking, because you need the heat for the crystals to dissolve, while Fleur de Sel is what you use to adjust the seasoning after cooking, as it has a much subtler salting power and melts very easily).

On a appris comment, dans l’ancien temps, les brouettes n’avaient pas de pneus en caoutchouc, et pesaient plus lourd parce qu’elle étaient tout en bois, comme leurs outils. L’aluminium et le plastique ont pas mal aidé à alléger le toutim, par exemple. Bien sûr, on a fini la visite avec une petite dégustation, pour voir la différence entre gros sel et fleur de sel (le gros sel sert pendant la cuisson, car il a besoin de la chaleur pour bien se dissoudre, tandis que la Fleur de Sel se met dans l’assiette pour assaisonner, car son pouvoir salant est plus léger et se dissout très facilement).

Mouette rieuse

Black headed gull / Mouette rieuse

We came looking for a relaxing two hours watching how salt is harvested. We left having learned to appreciate all the hard work and dedication that goes into making this simple thing we put on our table and that we so easily take for granted. So if you are on a trip to the South of Bretagne, I can’t recommend you enough a horse carriage ride through the salt marshes.

On est venu pour passer deux heures tranquilles à regarder comment on récolte le sel. On est repartis en ayant appris à apprécier tout le dur labeur et la diligence qui entrent dans la récolte de cette chose si simple qu’on met sur toutes les tables. Alors si vous êtes en vacances dans le Sud de la Bretagne, je ne peux vous recommander assez une balade en calèche dans les marais salants.

Paludiers

Tour information

Olivier & Krystel Mouilleron
Tel: +33 6 72 95 39 97
Visits (booking in advance is mandatory): 10:30 AM, 2:30PM, 4PM, 5:30PM
Price (as of 2015): 11€ (Adults), 6€ (Children 3-12 yo), group pricing available (10+ people)

Văn Miếu, the Temple of Literature, in Hà Nội

It’s been too long since I took you to Vietnam, don’t you think? First I made you visit a pagoda (Trấn Quốc Pagoda). So today, let’s go back a few months back in the past, and increase the temperature a bit, get a taste of Văn Miếu (Temple of Literature), in Hà Nội.

Ça fait trop longtemps que je vous ai montré un bout de Vietnam, vous trouvez pas? J’avais commencé par une pagode (la pagode Trấn Quốc). Alors aujourd’hui, faisons un saut de quelques mois dans le passé, et montons la température, pour un petit aperçu du Văn Miếu (Temple de la Littérature), à Hà Nội.

Incense, Bai Duong - House of Ceremonies, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

Difference between a Temple and a Pagoda / La différence entre un temple et une pagode

Offerings, Dai Thanh sanctuary, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

Temples and Pagodas are different things. The architecture and principles may be similar, sometimes, so you may wonder: what’s the difference? The difference is that a pagoda is a place of religious worship, whereas a temple will be a place dedicated to arts or some way of life, like confucianism.

Les temples et les pagodes, c’est pas tout à fait la même chose. Parfois, les architectures se rejoignent, alors on peut se demander: quelle est la différence? La différence c’est que la pagode est un endroit de culte religieux, alors qu’un temple sera un endroit dédié aux arts ou à une philosophie de vie, comme le confucianisme.

The Temple of Literature (Văn Miếu)

Great Gate, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

Built in the year 1070, it is a temple dedicated to Confucius, and Literature, and was home to the first Imperial Academy of Vietnam. The layout is similar to the one of the temple in Confucius’ birth place, and comprises five courtyards. Massive and ornate, the Great Gate at the entrance welcomes all, opening directly into the

Construit en 1070, c’est un temple dédié à Confucius, et aux Lettres, et était la première Académie Impériale du Vietnam. Son agencement est similaire à celui du temple du lieu natal de Confucius, avec cinq cours. Massive et détaillée, la porte d’entrée accueille tout le monde, donnant directement sur la

First courtyard / Première cour

Banyan Tree, First Courtyard, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

A welcome sight in the already very hot weather, large banyan trees provide some shadow.

L’ombre des banyans sous la météo déjà bien chaude était plus que bienvenue.

First Courtyard, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

And lotus flowers cover the small artificial lakes.

Et les fleurs de lotus recouvraient les petits lacs artificiels.

Toad

Coâ ma gueule? Qu’est-ce qu’elle a ma gueule?

One of the first places I visited when I arrived, and immediately, they gave me a taste of the local fauna.

Un des premiers lieux que j’ai visités en arrivant, et d’emblée, ça m’a donné un avant goût de la faune locale.

Salamander

Not sure what that one was, thinking probably a salamander, but it ran away too fast for me to be sure…

Pas sûr de ce que c’était, probablement une salamandre, mais qui s’est carapaté trop vite pour que je puisse l’identifier…

Second courtyard / Deuxième cour

Second courtyard, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

The second courtyard, much like the first, is full of vegetation, a place of relaxation for the wary student. Its main highlight is the pavilion that separates it from the third courtyard, the Khuê Văn Các (Constellation of Literature pavilion).

La deuxième cour, tout comme la première, et pleine de verdure, un lieu de relaxation pour étudiant fourbu. Son attrait principal est le pavillon qui le sépare de la troisième cour, le Khuê Văn Các (Pavillon de la Constellation de la Littérature)

Khuê Văn Các - Constellation of Literature pavilion, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

Inside the red pavilion, atop the white stone stilts, hangs a bronze belle that is rung on special occasion. I had hoped my visit would be such an occasion, but all I heard was the buzzing of tourists and visitors…

Dans le pavillon rouge, juché sur les piliers de pierre blanche, pend une cloche de bronze qui sonne pour des occasions particulières. J’avais espéré que ma visite en fusse une, mais tout ce que j’ai entendu c’était le bourdonnement des touristes et des visiteurs…

Khuê Văn Các - Constellation of Literature pavilion, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

Third courtyard / Troisième cour

Thiên quang tỉnh - Well of Heavenly Clarity, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

Right past the Constellation of Literature pavilion, you get to the Thiên quang tỉnh (Well of heavenly clarity). A well so wide that I wished I had a lens wider than 18mm… :p

Pile après le pavillon de la Constellation de la Littérature, on tombe sur le Thiên quang tỉnh (Lac de la clarté céleste). Un lac si large que j’aurais bien voulu un objectif plus large que mon 18mm… :p

And on either side of the Well, two halls are hosting the Stelae of the Doctors (no, this is not a Dr Who episode title.)

Et de chaque côté du Lac, deux halls hébergent les Stèles des Docteurs (non, ce n’est pas un titre d’épisode de Dr Who.)

Doctor's Stela, Third Courtyard, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

See, in order to congratulate graduates and encourage studies, the King Lê Thánh Tông, in 1484 ordered stone turtles to be sculpted. The turtle is one of Vietnam’s four holy animals (alongside the phoenix, the dragon, and the unicorn), and represents longevity and wisdom. On each turtle’s back there is a stela where names of graduates are written. When I graduated from High School, or even from Engineering school, my name was just printed on a sheet of paper, pinned on the school gate. I’d much rather have had my name engraved on a huge stone turtle, thank you very much. People used to rub the head of the turtles (probably for good luck in the exams), so now they are behind fences with a big sign reminding you not to erode the stone with your filthy hands…

Voyez, pour féliciter les doctorants et encourager les études, l’empereur Lê Thánh Tông, en 1484, a commandité la sculpture de tortues de pierre. La tortue est l’un des quatres animaux mythiques du Vietnam (avec le phénix, le dragon et la licorne), et représenté longévité et sagesse. Sur le dos de chaque tortue on trouve une stèle avec les noms des docteurs. Quand j’ai eu mon Bac, ou même mon diplôme d’ingénieur, mon nom était juste imprimé sur une liste épinglée à la port de l’école. J’aurais préféré voir mon nom gravé sur une énorme tortue de pierre, merci bien. Les gens avaient pour habitude de caresser la tête des tortues (sûrement pour avoir de la chance aux examens), donc maintenant elles sont derrière des barrières avec un gros panneau pour vous rappeler de ne pas éroder la pierre avec vos gros doigts sales…

Do not write, draw, step, sit on the doctor's stelae

Fourth courtyard / Quatrième cour

Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

In the fourth courtyard, goodbye vegetation, hello pavement and buildings. The central hall is the Bai Duong (House of ceremonies).

Dans la quatrième cour, au revoir verdure, bonjour pavés et bâtiments. Le hall au milieu est la Bai Duong (Maison des cérémonies).

Fourth Courtyard, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

Open on all sides, with a few altars and a couple of giant fans, we stopped for a while to listen to some of the principles of Confucianism, including “what makes a good woman according to Confucius”. Basically she has to be pretty, be a good cook, and obey (in this order), to her father until she marries, then to her husband, then to her sons. Not exactly a vision I adhere to, as you may have guessed already…

Ouverte de tous côtés, avec quelques autels et une paire de ventilos géants, on s’est arrêtés un instant pour écouter quelques principes du confucianisme, comme “ce qui fait une bonne femme selon Confucius”. En gros, elle doit être belle, bonne cuisinière, et obéir (dans cet ordre de priorité), à son père jusqu’au mariage, puis à son mari, et ensuite à ses fils. Pas vraiment la même vision que moi, vous devez vous en douter…

Bai Duong - House of Ceremonies, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

Speaking of Confucius, he and his main disciples are worshiped in the Dai Thanh Sanctuary. Their altars are very ornate, and the offerings keep flowing. That’s the thing with Vietnamese people. They love making gifts and offerings. It kinda is ingrained in their genomes, I think. A good side effect of Confucianism, which advocates kindness, generosity, and altruism in general, among other things. Makes for more civil people, in theory.

Dai Thanh sanctuary, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

En parlant de Confucius, lui et ses principaux disciples sont vénérés dans la Dai Thanh (Salle de la grande synthèse). Leurs autels sont très ornés, et les offrandes sont nombreuses. C’est le truc avec les Vietnamiens. Ils adorent faire des cadeaux et des offrandes. C’est un peu gravé dans leur ADN, je pense. Un bon effet de bord du confucianisme, qui prône la gentillesse, la générosité, et l’altruisme en général, entre autres. Ça fait des gens plus courtois, en théorie.

Dai Thanh sanctuary, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

Fifth courtyard / Cinquième cour

Fifth Courtyard, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

The fifth and last courtyard was not there the last time I traveled to Vietnam. Destroyed in 1946 by the French, it has only been rebuilt in 2000, and was the home of the Imperial academy. The new buildings, based on the original plans, is now dedicated to talent, culture and education in Vietnam.

La cinquième et dernière cour n’était pas là lors de mon dernier voyage au Vietnam. Détruite en 1946 par les Français, elle n’a été reconstruite qu’en 2000, et c’est là que se trouvait l’académie. Les nouveaux bâtiments, qui suivent les plans d’origines, sont dédiés aux talents, la culture, et l’éducation vietnamienne.

Chu Van Han, Fifth courtyard, Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

If you go to Hà Nội, the Temple of Literature is a must see. And for us, on our first day, a pretty good way to start the trip 🙂

Si vous allez à Hà Nội, le Temple de la Littérature est un incontournable. Et pour nous, le premier jour, un très bon départ de visites 🙂

Văn Miếu - Temple of Literature, Hà Nội

Visiting Trấn Quốc Pagoda in Hà Nội

Fresh Right out of the plane, in Hà Nội, I exchanged some money, got a local SIM card, met with our guide, and we all hopped on our bus for the first visit: The Trấn Quốc Pagoda. After a short bus ride, we got to the West Lake, to the oldest pagoda in Trấn Quốc.

Fraîchement À peine descendu de l’avion, à Hà Nội, j’ai changé de la thune, pris une carte SIM locale, rencontré le guide, et on est tous montés dans le bus pour la première visite: La pagode Trấn Quốc. Après une petit tour rapide, on arrive au Lac de l’Ouest, pour la plus vieille pagode de Trấn Quốc.

West Lake, Hà Nội

Few rules to follow when visiting a pagoda / Quelques Règles à respecter quand on visite une pagode

A pagoda is a place of worship. As a tourist, the most important rule to follow is Respect. Respect the peacefulness of the place. Respect the signs. Signs are in Vietnamese and English, sometimes also in French.

Une pagode est un lieu de culte. En tant que touriste, la règle la plus importante à suivre est le Respect. Respectez la paix du lieu. Respectez les panneaux. Les panneaux sont en Vietnamien et en Anglais, parfois aussi en Français.

Who likes short shorts? Not those guys.

Who likes short shorts? Not those guys.

Visitors are always welcome, so photography is often allowed. If you are not sure, just ask. Many times, we were asked to remove our shoes before entering, and women were asked to cover their shoulders (yes, only women. Don’t ask me why. I could (and probably will) dedicate an entire post to patriarchy in Vietnam).

Les visiteurs sont toujours les bienvenus, donc les photos sont souvent autorisées. Dans le doute, demandez simplement. Souvent, on nous a demandé de nous déchausser avant d’entrer, et les femmes étaient priées de se couvrir les épaules (oui, juste les femmes. Me demandez pas pourquoi. Je pourrais (et ferai sûrement) écrire un billet entier sur le Vietnam patriarcal).

Incense

History / Histoire

The pagoda was first built in the 6th century by the king Lý Nam Đế, and was situated on the banks of the Red River. However, because the river banks were unstable, in the 17th century, the government decided to move the temple to a small island on the West Lake. Originally only accessible by boat, a small wooden bridge was built to link the islet to the mainland, bridge that has nowadays been replaced by a large causeway.

La pagode date du 6è siècle, construite sur ordre du roi Lý Nam Đế, et se trouvait sur les bords du Fleuve Rouge. Cependant, les bancs du fleuve devenant instables avec le temps, au 17è siècle, le gouvernement a décidé de déplacer le temple, sur une petite île sur le Lac de l’Ouest. Au début uniquement accessible par bateau, un petit pont de bois fut construit pour relier la presqu’île à la terre ferme, pont qui de nos jours a été remplacé par une chaussée bien large.

Trấn Quốc Pagoda,

Main sanctuary / Sanctuaire principal

Trấn Quốc Pagoda

Main sanctuary

Though it looks small and simple from the outside, as soon as you step in, you face the main altar, richly decorated, and covered in offerings. Paper offerings are periodically taken and burnt completely (there is a small fire pit in the courtyard of every temple and pagoda for this), while food offerings are periodically taken out and distributed between monks and poor people. I recall that we used to let the fruits rot on our altar to the ancestors, a sign that the “ancestors” had eaten the offering. But apparently, here, with the amount of offerings received daily, that wouldn’t work. Or maybe that’s how they do it in the North.

Même si le bâtiment a l’air simple de l’extérieur, dès qu’on entre on se prend le grand Autel dans la face, richement orné, couvert d’offrandes. Les offrandes en papier sont régulièrement retirées et incinérées (il y a un petit foyer dans chaque cour de chaque temple et pagode pour ça), tandis que les offrandes alimentaires sont régulièrement retirées pour faire de la place, et réparties entre moines et nécessiteux. Je me souviens qu’on avait l’habitude de laisser les fruits pourrir sur notre autel des ancêtres, un signe que les “ancêtres” avait mangé l’offrande. Mais apparemment, ici, avec la quantité d’offrandes reçues chaque jour, ça ne fonctionnerait pas. Ou alors c’est différent dans le Nord.

Offerings, Trấn Quốc Pagoda

Offerings

Anyways, on the main altar, if you look past the offerings, you’ll see the three buddhas of the Past, Present, and Future. They represent the infinity of buddhas in space and time. On the sides are bodhisattvas, or disciples.

Quoi qu’il en soit, sur l’autel principal, si vous regardez au delà des offrandes, vous verrez les trois bouddhas du Passé, du Présent et du Futur. Ils représentent l’infinité des bouddhas de l’espace et du temps. Sur les côtés on peut distinguer des bodhisattvas, ou des disciples.

Trấn Quốc Pagoda

Main Altar

Flanking the main altar, a smaller altar hosts the Guardian of the Pagoda, accompanied by two mandarines: one warrior, one civilian.

À côté de l’autel principal, un petit autel abrite le Gardien de la Pagode, accompagnés de deux mandarins: un guerrier, un civil.

Trấn Quốc Pagoda

Guardian of the Pagoda

And on the other side, An altar dedicated to the general Quan Công, to whom people give offerings in order to get protection during their travels. On the wall behind, there used to be funeral tablets of ordinary citizens. Now replaced with a patchwork of pictures. It is common for families to want to move the tablets of their departed from their homes to holier grounds, and ask monks to pray for them.

Et de l’autre côté, un autel est dédié au général Quan Công, vers qui les gens se tournent pour être protégés pendant leurs voyages. Derrière, sur le mur, il y avait autrefois des tablettes funéraires de citoyens normaux. Maintenant remplacé par un trombinoscope. Il est courant que des familles veulent déplacer les tablettes funéraires de leur proches, de leur maison vers un lieu sacré, et de demander aux moines de prier pour eux.

Quan Công Altar

Quan Công Altar

Temple of Holy Mothers and House Patriarchs / Temple des Saintes Mères et Maison des Patriarches

Trấn Quốc Pagoda

The compound also includes another building that can be visited, dedicated to the three Holy Mothers, and to Famous monks that lived in the pagoda.

Le complexe comprend un autre bâtiment visitable, dédié aux trois Saintes Mères, et aux moines célèbres ayant vécu dans la pagode.

Praying

Three Holy Mothers

The Three Holy Mothers (or Mother Goddesses) only differ in their clothing. The Mother of the Skies is dressed in red, the Mother of the Mountains and Forest in green, and the Mother of Waters in white. Since the pagoda is on a lake, she’s the one put forward here.

Les trois Saintes Mères (Ou Déesses Mères) ne diffèrent que par leurs habits. La Mère des Cieux est habillée en rouge, la Mère des Montagnes et des Forêts en vert, et la Mère des Eaux en blanc. La pagode étant sur un lac, c’est elle qui est mise en avant ici.

Praying

Altar to the Patriarchs

Moving on, an old lady was arched over a prayer book, reciting a lengthy prayer in front of the Altar to the Patriarchs.

Un peu plus loin, une vieille dame était penchée sur un livre de prières, récitant une longue prière devant l’Autel des Patriarches.

On our way out, in the courtyard, we could take a look at the 15m high Stupa, containing the ashes of a buddhist dignitary. Probably a very important one if he got 11 stories for his ashes… Unfortunately, I didn’t find much information about him.

En sortant, dans la cour, on a pu jeter un œil au Stupa de 15m de haut, qui contient les cendres d’un haut dignitaire bouddhiste. Sûrement un monsieur très important si on lui a dédié 11 étages pour ses cendres… Malheureusement, je n’ai pas pu trouver beaucoup d’informations sur lui.

Stupa

Stupa