Little bit of respect / Un peu de respect

June 29, 2009 by elPadawan

I’m living in a town which can easily qualify for “fallen bourgeoisie”, even though I don’t qualify. I got lucky in the apartment hunting, and there was this really cheap apartment, there had to be a trick to it, that’s all.

J’habite dans une ville que l’ont peut aisément qualifier de “prout prout”, même si je n’en suis pas. J’ai juste eu du pot dans la chasse aux apparts’, et il y avait cet appart’ vraiment pas cher, devait y avoir une arnaque, c’est tout.

Anyways, there’s a big park not far from there. And on a hot Saturday afternoon, you’d like to enjoy a refreshing walk under the trees. Unfortunately, when I tried to go there, I saw this:

M’enfin bon, il y a un grand parc pas loin de là. Et un beau Samedi après-midi, on aimerait profiter d’une promenade rafraîchissante sous les arbres. Malheureusement, quand j’ai essayé de m’y rendre, j’ai vu ça :

"Park Closed" announcement

It pretty much says:

Public Announcement:

Following the too abundant littering (picnics, …) found on the lawn and inside the Park, said Park will be closed today, all day. If this kind of pollution were to be seen again, more closing days may be considered.

Parks and Gardens.

At first, I was surprised. Were I from the fallen bourgeoisie, I would pride myself in the good education of both myself and my household. There would be no littering, as this would be too vulgar for the likes of me.

Au début, j’étais surpris. Si j’étais prout-prout, je me pavanerais à propos de la bonne éducation de moi-même et de ma maisonnée. Il n’y aurait pas de jonchage de détritus, puisque ce serait trop vulgaire pour mes semblables.

Apparently, I was mistaken. The sun is back, so everyone takes the opportunity to go to the park, have fun, play around, and litter like hell. And obviously, they don’t clean after themselves. Maybe they think that the park staff is also responsible for picking up the skin of their saucisson, and the shards of their broken wine bottles. And while it is true that the Parks and Garden folks are indeed responsible for maintenance of the park, and must strive to provide a wonderfully kept park, they’re not garbage collectors. Their work should be limited to mowing the lawn, cutting branches, arranging flowerbeds, watering, and eventually, emptying the trash and putting new trashbags in the bins.

Apparemment, j’avais tort. Le soleil est de retour, donc tout le monde en profite pour aller au parc, s’éclater, jouer, et joncher de détritus comme pas possible. Et de toute évidence, ils ne nettoient pas leurs merdes. Peut-être s’imaginent-ils que le personnel du parc est aussi responsable du ramassage de leurs peaux de saucisson, et des débris de verre de leur bouteilles de vin cassées. Et tandis qu’il est vrai que les gens des parcs et jardins sont responsables de l’entretien du parc, et doivent tendre à la présentation d’un parc agréablement entretenu, ce ne sont pas des éboueurs. Leur travail devrait se limiter à tondre la pelouse, tailler les arbres, arranger les parterres de fleurs, arroser, et accessoirement, vider les poubelles et remettre des sacs vides dans les corbeilles.

How much do you want to bet that the same people who did this also feigned deep concern after the movie Home was screened worldwide, and decided to vote “Europe Écologie” for the European elections two days later?

Combien vous voulez pariez que les coupables ont aussi feint d’être profondément touchés par la vue du film Home, et ont décidé de voter “Europe Écologie” pour les européennes deux jours plus tard?

Near-Death Experience / Frôler la mort

June 28, 2009 by elPadawan

As uneventful as my RER rides may be, the bus rides are far more colourful lately. You probably remember the guy who loved his testicles a little bit too much… And a couple of days ago, while I was trying to go back home, in the bus, minding my own business (i.e. doing the daily sudoku available in the free daily newspaper that I sometimes pick up on my way to work), all of a sudden, the bus hits the brakes, sweaty commuters pile up against each other (powerful brakes + not many handles + friday evening = super hot sauce) and a loud, clear, and angry “P*tain” resonates throughout the bus. And comes with a honking.

Aussi calme et plat que sont mes trajets en RER, les trajets en bus sont vachement plus colorés ces derniers temps. Vous vous souvenez sûrement du gars qui aimait ses testicles un petit peu trop… Et il y a deux jours, alors que j’essayais de rentrer chez moi, dans le bus, me mêlant de ce qui me regarde (i.e. faire le sudoku du jour disponible dans la feuille de choux gratuite quotidienne que je prends parfois en allant bosser), tout d’un coup, le bus pile, les voyageurs en sueur s’empilent (freins puissants + pas beaucoup de poignées + vendredi soir = sauce très relevée) et un “P*tain” fort, clair, et énervé résonne dans le bus. Accompagné d’un coup de klaxon.

Everyone turning their heads could see a probably young guy on a scooter, wearing a suit, and zigzagging his way on the street. He obviously cut off the bus’ road, nearly got himself killed, and probably didn’t even look where he was going.

Tout le monde tournant la tête put voir un jeune en costard sur un scooter, zigzaguant sur la rue. Il a de toute évidence coupé la route du bus, évitant de peu de se tuer, et n’a sûrement pas regardé où il allait.

That’s the thing with Paris and two-wheeled motorized vehicles. They seem oblivious to any driving regulation. And that’s pretty dangerous, if you ask me, but it is some kind of side-effect from the traffic in Paris.

C’est ça le truc avec Paris et les deux-roues motorisés. Ils ont l’air de complètement ignorer toute forme de code de la route. Et c’est pas mal dangereux, si vous voulez mon avis, mais c’est un effet secondaire de la circulation parisienne.

When you’re driving in Paris, or around Paris, you have to permanently check both left, right, and central mirrors. Watch out for cars that don’t keep their distances, but also watch out for Scooters and Motorcycles. They’ll usually drive between lanes (which is illegal), with their warning lights on. High cylinder motorcycles will rather go in straight lines, between lanes. If you leave enough room for them to pass safely, it is not unusual to see them extend their foot after passing you.

Quand vous conduisez à Paris, ou en région parisienne, il faut continuellement contrôler les rétroviseurs gauche, droit, et central. Attention aux voitures qui ne respectent pas les distances de sécurité, mais attention aussi aux Scooters et Motos. Ils conduisent généralement entre les files (ce qui est illégal), avec leurs warnings allumés. Les motos à grosses cylindrées auront tendance à rouler en ligne droite entre les files. Si vous leur laissez assez de place pour passer sans danger, il n’est pas inhabituel de les voir étirer la jambe après vous avoir dépassé.

That’s the “biker thank you”. Scooters, on the other hand, will be more frequent in urban areas, and will be zigzagging between lanes, and between cars that are stopped. And don’t expect them to thank you, they’re just expecting you to stay put in your car stuck in the traffic.

C’est le “merci du motard”. Les scooters, d’un autre côté, seront plus fréquents dans les zones urbaines, et vont zigzaguer entre les files, et entre les voitures à l’arrêt. Et ne vous attendez pas à des remerciements, ils s’attendent juste à ce que vous restiez dans votre voiture, coincé dans les bouchons.

Of course, both behaviours are completely illegal. And not everyone is like that. I know and have seen in France bikers who were respectful of the Driving regulations, didn’t drive dangerously, and were perfectly courteous and polite on the road. But they’re a dying breed, unfortunately. Still, some lightheaded young scooter riders would sometimes need to get confronted to what a real-life accident looks like, hopefully that would put some sense in them.

Bien sûr, les deux comportements sont complètement illégaux. Et tout le monde n’est pas comme ça. Je sais et j’ai vu en France des motards respectueux du Code de la Route, ne conduisant pas dangereusement, et parfaitement courtois et polis sur la route. Mais c’est une espèce en voie de disparistion, malheureusement. Enfin bon, y’a des jeunes sans cervelle sur des scooters qui auraient bien besoin de voir à quoi ressemble un vrai accident, des fois, en espérant que ça leur mettraient un peu de plomb dans l’crâne.

Testicle Love / Amour testiculaire

June 13, 2009 by elPadawan

One thing I dearly missed when I was in Toronto was the colourful commute you may get in Paris. My commute in Toronto was only for a few subway stops, and let’s face it, rather boring. People would be sticking their noses in their newspapers/books/magazines, or phasing out while touching their iPod compulsively.

Une chose qui me manquait vraiment quand j’étais à Toronto c’était les transports colorés qu’on pouvait avoir à Paris. Mon trajet à Toronto se composait de quelques arrêts de métro, et soyons honnêtes, plutôt plattes. Les gens gardaient le nez dans leurs journaux/livres/magazines, ou avaient la tête ailleurs, tripotant machinalement leur iPod.

In Paris, of course, you find many of the same people. But there is more… diversity regarding what roams in our public transit system. I won’t talk about the beggars, nor about those “accredited” singers to whom you give money to make them stop singing rather than to encourage them to sing more.

À Paris, bien sûr, on trouve nombre de gens similaires. Mais il y a plus de… variété quant à ce qui écume notre système de transports en commun. Je ne parlerai pas des mendiants, ni des chanteurs “agrées” à qui on donne de l’argent pour qu’ils se la ferment plutôt que pour les encourager à chanter encore.

No, no. What I got recently was a truly genuine Paris-hater. Out of the train station, going home, on a Friday evening, waiting for my bus. Tall guy, heavy tan, white shirt, talks loudly on the phone. Loud, as in “if you can’t hear it, you’re deaf” loud. I think the conversation deserves to be shared. Apparently, this guy had been sent here on a mission for a couple of weeks or something. Coming from the South of France, very probably the Riviera. And had one more week to do here.

Nenon, nenon. Ce que j’ai eu récemment était un véritable haïsseur de Paris pur jus. Sorti de la station de RER, rentrant au bercail, un vendredi soir, en attendant mon bus. Grand gars, super bronzé, parle fort au téléphone. Fort, comme dans “faut être sourd pour pas l’entendre” fort. Je pense que la conversation mérite de passer à la postérité. Apparemment, le gars a été envoyé ici en mission pour une semaine ou deux. En provenance du Sud de la France, très probablement de la Côte d’Azur. Et avait encore une semaine à tirer ici.

And he kept ranting on how people here don’t smile, and how he can’t stand to be away from his beloved South for so long, and how he’s fucking fed up with this fucking Paris and its fucking parisians. At first I was not sure to whom he was talking. When he said “I love you”, I thought he’d be calling his girlfriend. When he said “I love you, my ball (as in testicle)”, I was not so sure anymore.

Et il a passé son temps à râler que les gens ici ne sourient pas, et comment il ne pouvait supporter d’être séparé de son Sud adoré si longtemps, et comment il en avait putaing de marre de ce putaing de Paris et de ces putaings de parisiengs. Au début, je ne savais pas trop à qui il s’adressait. Quand il a dit “J’t'aime”, je me suis dit qu’il appelait sa copine. Quand il a dit “Je t’aime, ma couille”, j’étais plus aussi sûr.

One of the nice sentences that he coined and made the whole bus wince, as well, was “I can’t wait to be back in the South, where girls are beautiful and Pastis tastes of anise”. I could see, here and there, people rolling eyes at each other, mumbling “just leave if you don’t like it here, fucking Southerner”…

Une des chouettes phrases qu’il a aussi placé et ont fait grincer les dents de tout le bus, c’était “j’ai hâte de retourner dans le Sud, où les filles sont belles, et où le Pastis a le goût d’anis”. Je pouvais voir, ici et là, des gens se lancer des drôles de regards, marmonnant “ben casse-toi si t’es pas content, pov’ con d’gars du Sud”…

People from the South of France have a reputation of being loud, exagerating, more laid-back than in other parts of France. And, of course, of not liking parisians very much. (Actually, nobody but the parisians like the parisians, in France…)

Les gens du Sud de la France ont la réputation de parler fort, d’exagérer, d’être plus relax que dans d’autres parties de la France. Et, bien sûr, de ne pas aimer beaucoup les parisiens. (En fait, à part les parisiens, personne n’aime les parisiens, en France…)

And when my stop was coming, it seems that he would get off the bus at the same stop. And I was in his way. Whenever possible, before getting to my stop, I’ll try to get as close to the exit as possible. But there were people in my own way, that probably were not very much into getting a rugby-style squeeze on a Friday evening, coming back from work. So I didn’t shove and push.

Et quand mon arrêt approcha, il sembla qu’il allait descendre du bus au même arrêt. Et je bloquais son chemin. Autant que faire se peut, avant d’arriver à mon arrêt, je vais chercher à me rapprocher de la sortie le plus possible. Mais il y avait des gens sur mon propre passage, qui n’avaient pas forcément envie de se taper une compression type rugby un vendredi soir en rentrant du boulot. Donc j’ai pas joué des coudes.

Of course, being in the way of the Southerner, he asked me “could you move away please?” to which I answered politely that I was going out at the next stop as well. To which he replied “… doesn’t mean you can’t go further towards the exit”, and immediately said to his testicle on the phone “fucking parisians who never smile…”. A typical parisian old lady was obviously shocked by this statement, mumbling things that shouldn’t come out of an old lady’s mouth about the guy, and casting me a sympathetic look of understanding.

Bien sûr, bloquant le passage du gars du Sud, il me dit “pourriez vous pousser siouplaît?” ce sur quoi j’ai répondu poliment que je descendais aussi à la prochaine. Ce sur quoi il répondit “… ouais enfin ça vous empêche pas de vous pousser vers la sortie”, ce qui le fit repartir de plus belle au téléphone à son testicule “putaing de parisiengs qui sourient jamais…”. Une vieille dame typiquement parisienne qui était de toute évidence outrée par ces propos, marmonnant des choses qui ne devraient pas sortir de la bouche d’une vieille dame à propos dudit énergumène, et me lançant un regard compatissant de compréhension.

Me? I actually was smiling when addressing him. And my smile got even wider as I got out, barely keeping myself from bursting out laughing. Laughing at the whole situation. The poor Southerner not even able to bear for a couple of weeks being in a different environment (and without testicles, I might add). The outraged passengers who felt insulted, as if *our* parisian girls were ugly and our pastis smelled of piss. And I, in the middle of it all, was feeling like a witness to a live Vaudeville. Honestly, Mister Southerner, there are worse things in life than a not-so-crowded 5 minutes bus ride. And honestly, parisian ladies and gents, you should know better than taking seriously whatever a Southerner will tell another Southerner on the phone, while being in Paris :) .

Moi? Il se trouve que je souriais quand je lui avais parlé. Et que mon sourire a encore grandi une fois hors du bus, me retenant à peine d’exploser de rire. De rire à toute cette situation. Au pauvre gars du Sud même pas capable de supporter deux semaines d’être dans un environnement différent (et sans testicules, qui plus est). Aux passagers outrés qui se sont sentis insultés, comme si *nos* parisiennes étaient moches et que notre pastis avait le gout d’pisse. Et moi, au milieu de tout ça, je me sentais comme le témoin d’un Vaudeville en direct. Honnêtement, monsieur le gars du Sud, il y a pire dans la vie qu’un trajet de 5 minutes dans un bus pas si bondé que ça. Et honnêtement, mesdames, mesdemoiselles et messieurs les parisiens, vous devriez savoir qu’il ne faut donner aucun crédit aux propos qu’un gars du Sud dira au téléphone à un autre gars du Sud, en étant à Paris :) .

Looks like someone has a case of the Mondays

June 10, 2009 by elPadawan

If there is, was, or ever will be a superior being in charge of week beginnings, I must have upset him/her/it as bad as I already upset the Lord of the Lightbulbs.

Si jamais il y a, eut, ou aura jamais un être supérieur en charge des débuts de semaines, je pense qu’il/elle/ça m’a dans le pif à peu près aussi méchamment que le Seigneur des Ampoules.

How do I put this? In order to go vote, I obviously rented a car for the week-end. Which usually means that you have to give the car back after you used it. Conveniently enough, the car rental company’s office is steps from my work. Like… On one of the roads that are below La Défense. It was convenient when I took the car, on Friday evening, after work. And I thought it would be convenient, on Monday morning, when I would go to work.

Comment dire? Pour pouvoir voter, j’ai évidemment loué une voiture pour le week-end. Ce qui veut habituellement dire qu’il faut rendre la voiture après usage. Somme toute pratique, l’agence de location se trouve à deux pas de mon boulot. Genre… Sur une des routes en dessous de La Défense. C’était pratique pour prendre la voiture, vendredi soir, après le boulot. Et je me disais que ça serait pratique, lundi matin, en allant bosser.

Since I came back to France, I had to either drive or lead people through La Défense four times. Out of those four times, there was a GPS once. And I got lost the other three times. Lost as in “let’s leave the place, cross the Seine, make a U-turn, and go back home the way we know works from that time we went with the GPS” lost.

Depuis que je suis rentré en France, j’ai eu à conduire ou diriger des gens à travers La Défense quatre fois. Sur ces quatre fois, il y avait un GPS une fois. Et je me suis paumé les trois fois restantes. Paumé comme dans “partons d’ici, on retraverse la Seine, on fait demi-tour, et on rentre à la maison par la route qu’on connaît depuis que le GPS nous l’a montré l’autre jour” perdu.

I have my own GPS, which I bought in Canada, for which I also purchased the French map, that I use when I rent a car (saving $15 per rental day in Canada, 15€ in France), or when I’m carpooling with GPSless people. I thought that with the GPS, I would have a chance of managing it.

J’ai mon GPS perso, acheté au Canada, pour lequel j’ai aussi acheté la carte de France, que j’utilise quand je loue une voiture (économisant 15$ par jour de location au Canada, 15€ en France), ou quand je covoiture avec des gens sans GPS. Je me suis dit qu’avec le GPS, j’avais une chance d’y arriver.

What I didn’t think about was that this Strike that people were talking about, vaguely, on Friday. Strike that got confirmed on Sunday, and that I would have been fully aware of had I watched the news on Sunday evening. Strike that completely clogged (even worse than before) the way from my apartment to La Défense (pretty big artery, but still 5km or something) on Monday morning.

Ce à quoi je n’avais pas pensé c’était la grève dont les gens parlaient, de loin, vendredi. Grève qui s’est vue confirmée dimanche, et dont j’aurai eu pleine conscience si j’avais regardé les infos dimanche soir. Grève qui a complètement bouché (pire que d’habitude) la route de mon appartement à La Défense (une plutôt grosse artère, mais quand même 5km environ) lundi matin.

Good thing the GPS was there, it guided me when I went off the main axis (which was the only one I could have used without said piece of technology). Bad thing: it didn’t know the street numbers for the destination, and made me enter the final avenue in the wrong direction. With a big wall in the middle of the road, impossible to just cut the road and go to the parking directly. No no no. I would have to kinda get my way around and manage to somewhat do some kind of U-turn (ASAP).

Une chance que j’avais le GPS, ça m’a guidé quand je suis sorti des sentiers battus (les seuls que j’aurais pu suivre sans ladite merveille technologique). Mauvais point, il ne connaissait pas les numéros de rue de la destination, et m’a fait prendre l’avenue finale dans le mauvais sens. Avec un gros terre-plein au milieu de la route, impossible de couper pour aller au parking directos. Non non non. Il allait falloir que j’arrive à me dépatouiller pour arriver à faire d’une manière ou d’une autre un genre de demi-tour (dès que possible).

And there, the GPS magic finishes fading away. Most of La Défense is underground. Lost signal. And even when you’re approaching the area of La Défense, skycrapers will create “a disturbance in the Force” as well. I tried trusting the road signs. To no avail. I tried to have Faith in them. To no avail. I tried to believe in them as if put there by a mystical entity. To no avail. My salvation came from applying the “keep turning in the same direction, you’ll end up U-turning, somewhat.”

Et là, la magie du GPS finit de s’évanouir. La plupart de La Défense est souterraine. Perte de signal. Et même quand on s’approche de la zone de La Défense, les gratte-ciels vont créer “des perturbations dans la Force” aussi. J’ai tenté de me fier aux panneaux. Sns succès. J’ai tenté d’avoir La Foi en eux. Sans succès. J’ai tenté de croire en eux comme s’ils avaient été plantés là par une entité mystique. Sans succès. Ma rédemption vint de l’application du “tourne toujours dans le même sens, tu finiras bien par faire demi-tour, normalement.”

5km. 45min. Had I not a car to bring back to a car rental company, even jogging I’d have been faster.

5km. 45min. Si je n’avais pas eu à ramener une voiture à une agence de location, même en faisant un jogging ça serait allé plus vite.

Urban Jungle Rule #3: Never, ever, ever try to drive around La Défense without extensive (read: even better than google maps) knowledge of the area.

Règle n°3 de la Jungle Urbaine: Ne jamais, au grand jamais, tenter de conduire aux alentours de La Défense sans une connaissance étendue (lire: même meilleure que google maps) de la zone.

When right becomes duty / Quand le droit devient un devoir

June 8, 2009 by elPadawan

Sunday June 7th, in France, it was Election Day. No, we’re not replacing the lil’ dude yet. Today, we’re voting for eurodeputies. In France, in order to vote in one city, you have to register on the lists no later than december 31st of the preceding year.

Dimanche 7 juin, en France, c’était les élections. Non, on remplace pas encore le p’tit gars. Aujourd’hui, on vote pour les eurodéputés. En France, pour pouvoir voter dans une ville, il faut s’être inscrit sur les listes pas plus tard que le 31 décembre de l’année précédente.

Considering that I found my current dwelling only at the end of january, you can imagine it was pretty difficult for me to get registered on the list of my new city. I went to the city hall, and tried to explain: “but I wasn’t even back to France then. Isn’t there an exception that can be made when people move in from overseas?” But no, no exceptions. So I filled the paper, and starting 2010, I’ll vote in my new city. But for now… wait a minute…

Vu que j’ai trouvé mon appart’ actuel seulement fin janvier, vous vous doutez bien qu’il me serait ardu de m’inscrire sur les listes de ma nouvelle ville. Je suis allé à la mairie, et ai tenté d’expliquer: “Mais j’étais même pas encore rentré en France à ce moment là. Y a pas moyen de faire une exception pour les gens qui arrivent d’outre-Atlantique?” Mais non, pas d’exceptions. Donc j’ai rempli le papier, et début 2010, je voterai dans ma nouvelle ville. Mais pour le moment… Attendez…

Theoretically, if I did things wrong, I would be on the voting lists of… the French consulate in Toronto! Oh noes! Hmmm… When I went to the consulate to register as an expatriate, I had the option of registering on the consulate’s voting lists. The downside being that I wouldn’t be entitled to vote at all elections. Pretty much only the presidential elections, actually.

Théoriquement, si je me suis mal démerdé, je serais sur les listes électorales… du consulat de Toronto! Oh non! Hummm… Quand je suis allé au consulat m’enregistrer sur les listes des français établis hors de France, j’avais la possibilité de m’inscrire sur les listes électorales du consulat. Le désavantage étant que je ne pourrais pas voter à toutes les élections. Environ seulement les présidentielles, en fait.

So instead, I said that I didn’t want to be registered, and would rather declare my mother as a voting proxy. This way, I could give my voice to all elections happening in France. Meaning, logically, that my mother would receive my voting card, and also that I would be registered in my village’s voting lists.

Donc à la place, j’ai dit que je ne voulais pas m’inscrire, et préfèrerais donner procuration à ma mère. Comme ça, je pourrais donner ma voix à toutes les élections se déroulant en France. Ce qui veut dire, logiquement, que ma mère recevrait ma carte d’électeur, et aussi que je serais inscrit sur les listes électorales de mon village.

So today, I killed two birds with one stone, I drove home for mother’s day, and I went to vote. After all, my mother’s proxy duty ended when I came back to France. Every list but two had at least one disqualifying argument in them (Brice Hortefeux and Francis Lalanne being arguments by themselves…), which helped me greatly lower the hesitation rate.

Donc aujourd’hui, j’ai fait d’une paire deux c******* pierre deux coups, je suis rentré pour la fête des mères, et je suis allé voter. Après tout, le devoir de procuration de ma mère a pris fin quand je suis rentré en France. Toutes les listes sauf deux avaient au moins un argument éliminatoire dedans (Brice Hortefeux et Francis Lalanneétant des arguments à eux tous seuls…), ce qui m’a grandement aidé à réduire le taux de tergiversation.

And while I was pondering what to do with the two remaining ballots, the following thought occured to me:

Et pendant que je me creusais les méninges pour savoir quoi faire des deux bulletins restants, la pensée que voici me traversa l’esprit :

“People in 1789 fought for *the right to vote*, but as far as I can remember my civic education classes, I’ve always been told it was a *duty*“.
“En 1789 les gens se sont battus pour *le droit de vote*, mais du plus loin que je me souvienne de mes cours d’éducation civique, on m’a toujours dit que c’était un *devoir*“.

Somehow, the right became a duty. Maybe the taught memory of all the blood spilt, the Revolution, and how this right was earned preconditionned me to think that it was my duty to vote, if only out of respect for all those who died to give me the right to decide. Maybe that’s the thing. As a French citizen, it is my duty to vote, to honour those who spilt their blood and died to earn me the right to vote.

Ni vu ni connu, le droit est devenu devoir. Peut-être que le souvenir inculqué du sang versé, de la Révolution, et de comment ce droit fut obtenu m’ont préconditionné pour penser que c’était mon devoir de voter, même si ce n’est que par respect pour tous ceux qui sont morts pour me donner le droit de choisir. Peut-être que c’est ça le truc. En tant que citoyen français, il est de mon devoir de voter, par respect pour ceux qui ont versé leur sang et sont morts pour m’obtenir le droit de vote.

And when I put my ballot in the box, I couldn’t help but remember this quote (though I have no idea who said that):

Et quand j’ai mis mon bulletin dans l’urne, je n’ai pu m’empêcher de me souvenir de cette citation (quoi que je n’aie aucune idée de qui eut pu le dire) :

“When you don’t vote you lose the right to complain.” I like to complain ergo I voted.
“Qui ne vote pas perd le droit de se plaindre.” J’aime me plaindre ergo j’ai voté.

Way to start a week / Bien commencer la semaine

June 3, 2009 by elPadawan

On Tuesday morning, I was starting the week (Pentecost Monday being a holiday again, after being a worked local holiday for a couple of years…) on the right foot. Lemme see. I remember that I forgot to charge up my Carte Orange for the month of June last week, meaning I will have to get in line to charge up my beloved monthly pass. And also meaning that I will need a bus ticket for the ride to the RER station where I will be able to recharge.

Mardi matin, je commençais ma semaine (le Lundi de Pentecôte étant redevenu un jour férié, après avoir été un jour férié travaillé pour quelques années…) du bon pied. Voyons voir. Je me souvins que j’avais oublié de charger ma Carte Orange pour le mois de juin la semaine passée, ce qui voulait dire qu’il me faudrait poireauter pour recharger mon passe mensuel adoré. Et ça voulait aussi dire qu’il me faudrait un ticket de bus pour le trajet vers la gare RER où je pourrais recharger.

I get on the bus, and behold, my bus ticket doesn’t validate. Loud beep and red light. Uh Oh. I triple-check, the ticket is brand new and should be valid. I keep it in my pocket and keep a low profile, hoping not to get controlled. Once arrived at the RER station, crazy lines everywhere. Even at the automatic vending machines. By crossing the station completely, I manage to get to a vending machine with only three people before me. In front of me is an old-but-not-so-old woman, and in front of her is a young blonde girl.

Je monte dans le bus, et tenez-vous bien, mon ticket de bus ne passe pas. Gros bip et loupiote rouge. Oh oh. Je re-re-vérifie, le ticket est tout neuf et devrait passer. Je le garde en poche et fais profil bas, espérant ne pas me faire contrôler. Une fois à la gare RER, des queues énormes dans tous les sens. Même aux distributeurs automatiques. En traversant complètement la station, j’arrive à accéder à une machine avec seulement trois personnes devant moi. Devant moi se trouve une dame vieille-mais-pas-si-vieille, et devant elle une jeune blondinette.

When the guy in front of the young girl is done, and leaves, the old-but-not-so-old woman, in a move smooth like a card trick, jumped the line and bypassed the young girl. Immediate reaction: “Way to go! Still know how to breathe despite all your stupidity?!” (Sorry for the odd translation, but it’s roughly what the insult would sound like, for lack of any usable equivalent that I know of). And the old woman turns around, says “Yeah, sure”, and goes on with her ordering of tickets, despite the mumbled-but-not-so-mumbled “bitch” that could be heard seconds later coming from the young blonde girl.

Quand le gars devant la blondinette a fini, et part, la vieille-mais-pas-si-vieille dame, dans un mouvement fluide comme un tour de passe-passe, saute son tour et gruge la blondinette. Réaction immédiate: “Ça va la vie! C’est pas la connerie qui vous étouffe?!” (Soit dit en passant, il eut plutôt fallu dire: “C’est pas la politesse qui vous étouffe”). Et la vieille se retourne, fait “non non”, et reprend sa commande de billets, malgré le “pétasse” marmonné-mais-pas-si-marmonné qui pouvait être entendu quelques secondes plus tard en provenance de la blondinette.

And after the old woman was done, she addressed the young girl one last time, and with all the disdain you can put in 4 little words and a forced smile, she told her “have a nice day”.

Et une fois que la vieille eut fini son affaire, elle s’adressa à la blondinette une dernière fois, avec tout le dédain qu’on peut mettre dans 2 petits mots et un sourire forcé, et lui dit “Bonne journée”.

It didn’t change anything for me (three people in front of me, I got to recharge my pass after three people had conducted their business with the vending machine), but I felt sorry for that poor girl. I thought my week didn’t start very well, but hers sucked obviously even more.

Ça n’a rien changé pour moi (trois personnes devant, j’ai pu recharger mon passe une fois que les trois personnes eurent fini leur petite affaire avec le distributeur), mais je compatis avec cette pauvre fille. Je me disais que ma semaine n’avait pas bien commencé, mais la sienne craignait visiblement encore plus.

Urban Jungle Rule #2: Beware of the old-but-not-so-old parisian lady. She may not look like it, but she can be a real bitch, sometimes.

Règle n°2 de la Jungle Urbaine: Attention à la vieille-mais-pas-si-vieille dame parisienne. On dirait pas, comme ça, mais elle peut être redoutable, des fois.

My french taxes / Mes impôts français

May 30, 2009 by elPadawan

In France, you have to do your taxes on time, and every year. You see, unlike in Canada, Income tax is not completely taken at the source. In Canada, you must declare only if you owe something for sure. If you don’t file your income tax return and the government owes you money, then too bad for you, you lost that cash.

En France, faut déclarer ses impôts à temps, tous les ans. Vous voyez, contrairement au Canada, l’impôt sur le revenu n’est pas complètement prélevé à la source. Au Canada, on ne doit déclarer obligatoirement que si on doit de l’argent au gouvernement. Si vous ne faites pas de déclaration alors que le gouvernement vous devait de l’argent, ben c’est tant pis pour votre pomme, vous pouvez dire adieu aux brouzoufs.

In France, it’s mandatory to declare every year. And most of the time, it is because you owe the equivalent of one month of gross salary to the government.

En France, il est obligatoire de déclarer tous les ans. Et la plupart du temps, c’est parce que vous allez avoir à payer l’équivalent d’un mois de salaire brut au gouvernement.

Filing my tax return in Canada showed how insane the system can get. As in “Report in line 327 the amount from line 256 if you entered an amount in line 113 that is above 3% of the amount in line 472″ insane. In France, it’s easier. You report what you earned, and they come back at you a few weeks later with how much you owe the government. That’s for simple cases, of course (No house, no hidden offshore account, no income from 5 houses in 3 cities under 4 different tax exemption programs…).

Remplir ma déclaration d’impôts canadienne a révélé à quel point le système peut être tordu. Tordu comme dans “Reportez à la ligne 327 le montant de la ligne 256 si vous avez entré un montant en ligne 113 qui est supérieur à 3% du montant de la ligne 472″. En France, c’est plus simple. On reporte ce que l’on a perçu, et ils reviennent vers vous quelques semaines plus tard pour vous dire combien vous devez au gouvernement. C’est pour les cas simples, bien sûr (Pas de maison, pas de compte caché dans un paradis fiscal, pas de revenu provenant de 5 maisons dans 3 villes sous 4 programmes d’exonération fiscale…).

And the best part, you can do it on the Internet, 100% paperless, 100% free. Provided you paid taxes the year before, or that it is your first time paying taxes after leaving the parents’ nest.

Et le meilleur, c’est qu’on peut le faire sur Internet, 100% sans papier, 100% gratuit. À condition d’avoir payé des impôts l’année précédente, ou bien que ce soit la première année où vous payez des impôts après vous être envolés du nid familial.

Unfortunately for me, in 2008, where I filed my French income from 2007 (one month of salary), I was under the legal minimum, and thus was declared non taxable in France (don’t go thinking I am a fraud, I did pay all my taxes lawfully, and paid all my taxes for my Canadian income). Meaning that now, in 2009, when I tried to log in to the system to file my taxes online, they threw me off with a splendid “you’re not allowed to report online this year, see you in 2010″ error.

Malheureusement pour moi, en 2008, quand j’ai rempli ma déclaration de revenus pour 2007 (un mois de salaire), j’étais en dessous du minimum légal, et fus ainsi déclaré comme non-imposable en France (n’allez pas croire que je suis un escroc, j’ai payé mes impôts légalement, et me suis acquitté de mon impôt pour mon revenu canadien). Ce qui veut dire qu’en 2009, quand j’ai tenté de me connecter au système pour faire ma déclaration en ligne, ils m’ont envoyé bouler avec un magnifique “vous n’avez pas le droit de déclarer en ligne cette année, on se revoit en 2010″.

Granted, I don’t have any more taxes to pay in 2009 that I had to pay in 2008, since I have to report any income received from French sources in 2008, which amounts to 0. However, for various reasons, I need to have my income tax receipt, even if it says “no need to pay any taxes”. One of the reasons being that it is this year’s declaration that will let me notify the Income Tax people that I am back in France now.

D’accord, j’ai pas plus d’impôt à payer en 2009 que je n’avais à payer en 2008, vu que j’ai à déclarer mes revenus perçus de source française en 2008, qui est un magnifique “0″. Cependant, pour de nombreuses raisons, j’ai besoin de ma déclaration d’impôts, même si ça dit “pas besoin de payer d’impôts”. Une des raisons étant que c’est la déclaration de cette année qui va me permettre de dire aux gens des Impôts que je suis rentré en France.

Of course, I got the error, like, 2 days ago. When the deadline for paper filing is… Friday 29th of may 2009! Uh-oh. You see, there always is an additional delay for online declarations, so I was not particularly worried about it. So I pretty much had to rush, get the form, fill, print, and then I noticed that I also had to declare all my bank accounts opened and used in another country. Odd. I don’t have to declare the amounts on those, just the details of the accounts.

Bien sûr, j’ai eu l’erreur, genre, il y a 2 jours. Alors que la date limite pour les déclarations papier est… Vendredi 29 mai 2009! Woopsie. Voyez, il y a toujours un délai supplémentaire pour les déclarations en ligne, donc j’étais pas spécialement inquiet à propos de ça. Alors il a un peu fallu que je courre comme un dératé, récupère le formulaire, imprime, et là j’ai découvert qu’il fallait aussi que je déclare mes comptes bancaires ouverts dans un autre pays. Bizarre. Pas besoin de déclarer les soldes, juste le détail des comptes.

Oh well. I don’t want to get into any trouble, so I did list all the bank accounts that I still have in Canada. I hope I won’t have to pay anything for those. I already had to pay taxes on the interests earned on my savings accounts for my Canadian taxes, and I’m pretty sure I don’t get double-taxation, with Canada… ;) .

Bah. Je veux pas avoir de problèmes, donc j’ai listé tous mes comptes bancaires que j’ai au Canada. J’espère que je n’aurai rien à payer pour ça. J’ai déjà dû payer des impôts sur les interêts perçus sur mes comptes épargne pour les impôts canadiens, et je suis à peu près sûr que j’échappe à la double-taxation, avec le Canada… ;) .