Grande Arche de La Défense

Saying Goodbye, after 11 years

I seldom blog about my work. I rather write about light hearted things, or visits, or travels. But today is one of those days where I go a bit astray. I started to work for a little start up in Paris, almost 11 years ago. Fresh out of engineering school, very green around the ears. So green, in fact, that that’s how I got my nickname of “padawan”. It is actually the nickname I got at work, since despite all my education in Computer Science, and my theoretical knowledge of how businesses work, I still had everything to learn about intricate office politics and stuff. The office used to be in the center of Paris, and I loved what I was doing. It was challenging, I was working with great people, and learning constantly. Apparently, we were so great that a big international company decided to buy us all out in 2006. They were buying us out for our customers, and for our products, so there were not many departures at the time, at least not in R&D. That’s when I had the opportunity to go to Canada for two years, and act as a bridge between the Paris and the Toronto teams.

Je blogue rarement à propos du boulot. Je préfère bloguer de choses gaies, de visites, de voyages. Mais aujourd’hui c’est un de ces jours où je dérive un peu. J’ai commencé à bosser pour une petite startup parisienne, il y a presque 11 ans. Fraîchement sorti d’école d’ingénieur, un noob. Tellement noob, en fait, que c’est ainsi que j’ai eu mon surnom de “padawan”. C’est comme ça qu’on m’a appelé au boulot, puisque malgré toutes mes connaissances en génie logiciel, et mes connaissances théoriques du monde de l’entreprise, j’avais encore tout à apprendre des intrigues de bureau et tout le toutim. Le bureau était dans Paris intra-muros, et j’adorais ce que je faisais. C’était toujours un défi, je travaillais avec des gens géniaux, et j’apprenais tout le temps. Apparemment, on était tellement bons qu’une grosse boîte a décidé de tous nous racheter en 2006. Ils nous rachetaient pour nos clients, et pour nos produits, donc il n’y avait pas énormément de départs à l’époque, du moins pas en R&D. C’est ainsi que j’ai eu l’opportunité d’aller au Canada pour deux ans, et servir de liaison entre les équipes de Paris et Toronto.

Again, those were two years that I’m really thankful for, as I met so many great people, both on a professional and a personal level. By the time I came back to Paris, our office had moved, from Paris’ 18th district to the business district: La Défense.

Encore une fois, ce sont deux années pour lesquelles je suis vraiment reconnaissant, ayant fait tellement de belles rencontres, professionnellement et personnellement. À mon retour à Paris, les bureaux avaient bougé, du XVIIIè au quartier d’affaires: La Défense.

Grande Arche de La Défense

I was happy to be back in the same place where I still had some colleagues from my early days. But one year later, I moved to Prague, and started working from home, yet still working for the Paris team. Little by little, people were moving on, and a lot of my original colleagues moved on to other jobs and opportunities, one after the other. Still, several of them kept their job in the La Défense office, and whenever I had a chance, I would try and get the company to send me to the office for some workshop or training, that I can meet up with my colleagues again. Fast forward to this year: A competitor decided to buy out the entire division that I belong to. But this time, since they already have a product, they really are interested only in the customer base, not the product line. So in the middle of the year, the decision was made: the R&D people in Paris had to be phased out. From the original Dev team, I am the last one standing, and probably only because a couple of reorganizations prior to the buyout sent me out of R&D in the first place. It is not my place to judge a business decision. I am but a lowly employee after all. Management must have had their reasons that I can’t possibly understand.

J’étais content d’être de retour parmi mes collègues des premiers jours. Mais un an plus tard, j’ai déménagé pour Prague, et ai démarré le télétravail, en continuant de travailler dans l’équipe parisienne. Petit à petit, les gens tournaient la page, et beaucoup de mes collègues du début ont changé de boulot, les uns après les autres. Malgré tout, bon nombre avaient gardé leur travail au bureau de La Défense, et à l’occasion, j’essayais de convaincre la boîte de m’envoyer au bureau, pour des ateliers ou des formations, pour pouvoir passer du temps avec les collègues. Avance rapide jusqu’à cette année: Un concurrent a décidé de racheter toute la division à laquelle j’appartiens. Mais cette fois, vu qu’ils ont déjà un produit, ils ne sont vraiment intéressés que par la base client, pas la ligne de produits. Donc au milieu de l’année, la décision fut prise: Les gens de la R&D de Paris sera “délivrée, libérée”. De l’équipe de développement d’origine, je suis le dernier survivant, et sûrement seulement parce que quelques réorganisations avant le rachat m’ont éjecté de la R&D en premier lieu. Je n’ai pas à juger d’une décision managériale. Je ne suis qu’au bas de l’échelle après tout. Le management a ses raisons que la raison ne connaît point.

Anyways, this week-end I was in France for personal reasons, and before I take the plane back to Prague, I had a chance to stop by the office one last time, say hi to the last few people still lingering around the office while the legal details are being worked out. When I left for Czech Republic, I always thought “if anything happens, I know I’ll always be welcome, back in the office in Paris”. I had a backup plan, an exit strategy. Things have changed. Next time I stop by in La Défense, I will not have any colleagues to meet me. But after almost 11 years, I believe I’ll have a few friends to share a drink with.

Enfin bon, ce week-end j’étais en France pour raisons personnelles, et avant de prendre l’avion retour, j’ai pu faire un dernier arrêt au bureau, dire bonjour aux derniers gens encore au bureau le temps que les détails légaux soient finalisés. Quand je suis parti pour la République Tchèque, je me disais toujours “si quelque chose arrive, je sais que je serai toujours le bienvenu, dans le bureau de Paris”. J’avais un plan de secours, une stratégie de sortie. Les choses ont changé. La prochaine fois que je passe à la Défense, je n’aurai plus de collègues pour m’accueillir. Mais après presque 11 ans, je crois que j’aurais quelques amis pour prendre un verre.

20 thoughts on “Saying Goodbye, after 11 years

  1. ❤ Ce genre de chose (être racheté par une autre boîte) ne m'est jamais arrivé puisqu'on ne travaille pas dans le même genre de structure, mais je sais ce que c'est que de perdre des collègues, des amis, des "vieux de la première heure," et des gens sur qui on croyait qu'on pouvait compter. C'est sacrément difficile et triste, même si on savait que ça allait arriver un jour, mais si on voit toujours le bon côté des choses et on se dit que de nouvelles aventures nous attendent. Je pense très très très fort à toi et je t'envoie plein de courage et des tas d'ondes très roses pour que ton futur le soit aussi🙂

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    • Oui, j’imagine mal une université se faire “racheter” par une autre université. Quoique, des fusions d’écoles d’ingénieurs ou d’universités situées dans les mêmes villes, j’ai déjà vu ça en France… Ouais, c’est triste, surtout pour tous mes collègues. J’ai encore un travail, puisque je suis maintenu dans la nouvelle boîte, mais pas eux.😦

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    • Yes and no. Updates have been coming slowly, piece by piece, and office after office being axed or maintained. We knew the Paris office was at risk, and they’ve known since July that they were losing their jobs. It’s just that I only had a chance to drop by on Monday. For now, my own plans are to wait and see what the new company will assign me to. Obviously, if the job stays interesting, I would be inclined to stay…

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  2. Mince, je suis désolée pour toi.. Je sais ce que c’est de perdre tous ses collègues, je suis passée par 2 licenciements économiques. Mais peut-être que ça t’ouvriras des portes pour réaliser de nouvelles choses😉
    Allez courage à toi !

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    • Je ne fais pas partie des licensiés, mais c’est pour tous mes collègues que je l’ai en travers de la gorge. On verra bien de quoi demain sera fait. Pour le moment, j’attends un peu que les choses se tassent. Je ne peux pas vraiment faire quoi que ce soit pour changer la situation de toutes façons…

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  3. Bah comme tu es devenu le premier parti du groupe, tu en deviens le dernier pour en redevenir le premier ailleur🙂 C’est ainsi et avec tes capacités que je soupçonne, je suis confiante🙂
    Je ne connais pas la situation en Tchéquie, mais bien en France et surtout en Belgique où là tout est bien différent de la France. C’est la raison pour laquelle à la télé, on en parle jamais, et ce n’est pas à cause de l’impôt sur la fortune.
    Je n’ai presque travaillé que pour des boîtes françaises, et à l’époque, entre 1980 et 1987, je travaillais pour les piles Mazda, dont l’usine était établie à Levallois-Perret, aujourd’hui totalement reprise par Ucar., J’ai connu, les piles Mazda, le rachat avec les piles Wonder aux Pays-Bas. Et avant l’épisode Ucar, je suis partie sur un coup de tête de la boîte. J’ai retrouvé du travail dans la semaine qui a suivi. Je n’étais pas partie sans rien, les lois en matière de travail entre employeurs et employés sont à des millénaires de la France. Ils oseraient pas en parler la télé, cela provoquerait des émeutes dans le pays où je vis actuellement😀
    Juste pour terminer et dire que je suis toujours en contact avec mon Chef Administratif et Comptable de la boîte de l’époque, et via lui de mon ancien boss qui est devenu très vieux, et oui. Ce fut une belle période où j’ai beaucoup appris dans le domaine du commercial, de l’administration des ventes et les débuts léger de l’informatique intra entreprises installé par Ericcson. C’était l’époque des grands disques de sauvegarde à faire une fois par jour, dans la cave reliée au deuxième étage. Une demi-heure au tel, pour faire les manipulations de quatre grands disques de sauvegarde journalière. Dommage que je n’aie pas les photos. J’ai appris à encoder des bons de commande, des factures, lire les paiement avec le comptable et je relançais en plus. Bref, des bons moments. Surtout l’enseignement du travail d’équipe, qui à ce jour, se perd et tend vers l’individualisme et une folie intra-muros complètement “débile”, je parle ici en France, lorsque j’entends à droite, à gauche. Et puis au début en France, j’ai aussi aidé les chercheurs d’emplois, après n’avoir rien trouvé pour moi, j’étais à cinquante ans, hors course, alors qu’à Bruxelles cela n’aurait pas été le cas, l’avantage de la langue Néerlandaise pour moi. C’est comme cela, et je comprends ta nostalgie. Tu retrouveras, ce dont tu aimes, parce que tu as le regard tourné vers les autres.
    Bonne nuit.
    Geneviève la pipelette….. 🙂

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Insert nice comment here :) / Par ici les gentils commentaires :)

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