Black headed gull in the salterns of Guérande

Going through the Guérande Salt Marshes in a horse carriage

Spending a week in the South of Brittany does not necessarily equate to a week sitting at the sea gorging on Salted butter caramels and buckwheat galettes, although for some people, it can. Seeing that we were staying less than 15 minutes away from Guérande, seeing how salt is harvested sounds like a must, wouldn’t you say?

Passer une semaine au Sud de la Bretagne ne veut pas forcément dire passer une semaine le cul sur un transat à s’empiffrer de caramels au beurre salé et de galettes de sarrasin, même si pour certains, ça peut être le cas. Vu qu’on était à moins de 15 minutes de Guérande, voir la récolte du sel me semblait un passage obligé, non?

Salines

Salterns in Guérande / Salines à Guérande

So I went to the nearest Tourist Office and checked my options there. There are plenty of possibilities. The largest tour operator is called Terre de Sel, and has a wide variety of guided tours, adapted to all age groups. We originally thought about their 2 hour tour that is geared towards the 6-12 age group. But the prospect of potentially standing 2 hours in the hot sun carrying a toddler was not necessarily very enticing. That’s when we saw a little flyer, offering a visit in a horse carriage, by a salt worker, that lasts approximately an hour and a half. One message on an answering machine and a callback later, we had our spots booked for the following afternoon.

Donc je me suis dirigé vers l’office de tourisme le plus proche pour voir ce qu’il y avait à faire. Il y a pas mal de choix. La plus grosse machine à visites s’appelle Terre de Sel, et propose plein de visites guidées différentes, pour toutes les tranches d’âge. On avait d’abord pensé à leur visite de 2 heures pour les 6-12 ans. Mais l’idée de rester 2 heures sous le cagnard avec un marmot en poche kangourou, c’était pas forcément le grand kif. C’est là que j’ai vu un petit prospectus, proposant une visite en calèche, par des paludiers, qui dure environ une heure et demie. Un message sur répondeur et un rappel plus tard, on avait nos places pour le lendemain.

Saline

Guérande Salt marshes / Les marais salants de Guérande

A little bit of background

Our ride for the afternoon

Our ride for the afternoon

Starting from Batz-sur-Mer, we hopped on the cart and set off towards her salt marsh. On the way there, I listened to the tale of the salt workers while taking in the landscape. We were told of the strong competition between independent owners and co-ops, where instead of working together to make everybody’s life better, they’d more often stab each other in the back, sadly. The owner is doing those visits on the side, in addition to the harvest her husband and she are doing, to try and get a bit more money in a business that is hardly profitable, and she told us about all the problems other salt workers gave her when she started it. We learned that all salterns are privately owned. For a horse cart to be able to cross through the marshes, they’d have to get the agreement from each and every owner. So instead we stuck to the little paved road going through the marshes, until we get to her saltern.

Au départ de Batz-sur-Mer, on est montés dans la calèche, direction sa saline. Sur la route, j’ai écouté l’histoire des paludiers tout en profitant du paysage. On nous a raconté la rude compétition qu’il peut y avoir entre certains producteurs, indépendants, en coopérative… où au lieu de travailler ensemble pour se faciliter la vie, certains seraient plus enclins à se tirer dans les pattes, malheureusement. La proprio fait ces visites sur le côté, en plus de la récolte qu’elle fait avec son mari, pour tenter de faire un peu de sous en complément d’une affaire qui est difficilement profitable, et elle nous a raconté tous les problèmes que les autres paludiers lui ont fait quand elle a commencé. On a appris que toutes les salines sont des propriétés privées. Pour pouvoir passer en calèche dans les marais, il aurait fallu l’accord individuel de chaque propriétaire sur le trajet. Donc à la place, on a suivi la petite route communale à travers le marais, jusqu’à sa parcelle.

Salines

Salterns / Salines

We also learned how the handling of the salt ponds that are used to feed sea water into the salt pans is left to either the most experienced salt worker around, or to the one with the largest production area, because it is both a huge power and a huge responsibility. If they miss a tide and fail to fill the salt pond completely, there can be a lack of water to finish the production. On the other hand, since they control how much water goes in which saltern, it is also very easy for them to flood a saltern and spoil an entire harvest. You’d think hard work, and depending on the weather’s whims would be enough hardships for them, but apparently on top of all that, they also have to deal with plenty of crap from their neighbours.

On a aussi appris comment la gestion des vasières, qui alimentent les salines en eau de mer, est laissé à la charge du paludier le plus expérimenté, ou disposant de la plus grande parcelle, car c’est à la fois un grand pouvoir et une grande responsabilité. S’ils ratent la marée et ne remplissent pas la vasière complètement, on peut manquer d’eau pour finir la production. D’un autre côté, vu qu’ils contrôlent le débit d’eau qui va dans chaque saline, il est aussi très facile d’inonder une saline et gâcher toute une récolte. On aurait cru qu’un travail ardu et dépendre des caprices du climat seraient assez de tracas pour eux, mais apparemment, en plus de tout ça, il faut aussi se coltiner les emmerdes des voisins.

Salt production

Mouette rieuse

Black headed gull, skinny dipping in the ponds / Une mouette rieuse fait trempette dans les marais

Anyways, as I was explaining, the harvest is done in several steps. It starts with the “vasières”, huge salt ponds that are used as sea water reservoirs. The gates are open during high tide to fill them up, and the water is then carefully distributed to the salterns around via a network of canals. Salt pans are only filled with a few centimetres of water at a time, so that evaporation allows the salt to crystallize. For this process to work properly, they need 40 continuous days without rain. A downpour means a ruined harvest, and a necessary wait for the next 40 days in hopes that the skies stay clear.

Enfin bon. Comme je le disais, la récolte se fait en plusieurs étapes. On commence par les vasières, de grands réservoirs d’eau de mer. On ouvre les vannes pendant la marée haute pour les remplir, puis on distille tout ça avec précaution dans les salines alentours via un réseau de caneaux. Les salières sont remplies que quelques centimètres d’eau à la fois, à fin que l’évaporation de l’eau de mer cause la formation des cristaux de sel. Pour que ça se passe bien, ils ont besoin de 40 jours en continu sans précipitations. Grosse rincée équivaut à une récolte foutue, et une attente nécessaire de 40 jours supplémentaires en croisant les doigts pour un ciel dégagé.

Batz-sur-Mer

The “vasière” is that large body of water behind the salterns and in front of the village / La vasière, c’est cette grande étendue d’eau derrière les salines et devant le village.

While the bigger crystals will drop to the bottom of the salt pan, a thin layer of salt will also form at the surface of the water and agregrate in the corners: The “Fleur de Sel”. It is what is harvested first, and is ten times more expensive as coarse selt, because in comparison to coarse salt, there is a much smaller yield, it takes several months to dry, and needs to be cleaned up by hand because the impurities in the salt are of the same density as the salt itself, making it impossible to use a machine or a sieve to sort it out.

Tandis que les cristaux les plus gros vont tomber au fond de la saline, une fine couche de sel va aussi se former à la surface de l’eau, puis s’accumuler dans les coins: c’est la Fleur de Sel. C’est ce qu’on récolte en premier, et ça coûte dix fois plus cher que le gros sel, parce qu’en comparaison, on a un rendement bien moindre, ça prend des mois à sécher, et il faut le nettoyer à la main parce que les impuretés dans le sel ont la même densité que le sel lui-même, ce qui rend impossible l’usage d’une machine ou d’un tamis pour faire le tri.

Récolte de la Fleur de Sel

Harvesting the Fleur de Sel / Récolte de la Fleur de Sel

Once the Fleur de Sel has been removed, the salt worker can get started with the coarse salt. With their long pole-like tool, they will push the water, getting the crystals to roll against the clay floor, then rake it back towards them and pile it up on the small round platforms called “œillets” (because they look like an eye).

Une fois la Fleur de Sel retirée, le paludier entame la récolte du gros sel. Avec leur grosse perche, ils poussent l’eau, pour faire rouler les cristaux dans la terre argileuse, puis ratisse vers eux pour faire une pile sur les petites plateformes ronde qu’on appelle les œillets.

Paludier en action

Harvesting coarse salt / Récolte du gros sel

The salt will then be loaded on wheelbarrows, 150kg at a time, and gathered at the entrance of the saltern in huge piles called “mulon”, before getting taken by truck for packaging and shipping.

Le sel est ensuite chargé dans des brouettes, 150kg à la fois, et rassemblé à l’entrée de la saline dans des gros tas qu’on appelle “mulons”, avant de se faire embarquer par camion pour stockage et livraison.

Coarse Salt harvest

“Mulon” de sel

We learned how, in the old days, wheelbarrows didn’t have plastic tires, were heavier because they were made of wood, just like their tools. Aluminum and plastic helped a lot in making things lighter, for example. Of course, we ended the visit with a small sampling of salt, to feel the difference between the coarse salt and the Fleur de Sel (coarse salt is what you use during cooking, because you need the heat for the crystals to dissolve, while Fleur de Sel is what you use to adjust the seasoning after cooking, as it has a much subtler salting power and melts very easily).

On a appris comment, dans l’ancien temps, les brouettes n’avaient pas de pneus en caoutchouc, et pesaient plus lourd parce qu’elle étaient tout en bois, comme leurs outils. L’aluminium et le plastique ont pas mal aidé à alléger le toutim, par exemple. Bien sûr, on a fini la visite avec une petite dégustation, pour voir la différence entre gros sel et fleur de sel (le gros sel sert pendant la cuisson, car il a besoin de la chaleur pour bien se dissoudre, tandis que la Fleur de Sel se met dans l’assiette pour assaisonner, car son pouvoir salant est plus léger et se dissout très facilement).

Mouette rieuse

Black headed gull / Mouette rieuse

We came looking for a relaxing two hours watching how salt is harvested. We left having learned to appreciate all the hard work and dedication that goes into making this simple thing we put on our table and that we so easily take for granted. So if you are on a trip to the South of Bretagne, I can’t recommend you enough a horse carriage ride through the salt marshes.

On est venu pour passer deux heures tranquilles à regarder comment on récolte le sel. On est repartis en ayant appris à apprécier tout le dur labeur et la diligence qui entrent dans la récolte de cette chose si simple qu’on met sur toutes les tables. Alors si vous êtes en vacances dans le Sud de la Bretagne, je ne peux vous recommander assez une balade en calèche dans les marais salants.

Paludiers

Tour information

Olivier & Krystel Mouilleron
Tel: +33 6 72 95 39 97
Visits (booking in advance is mandatory): 10:30 AM, 2:30PM, 4PM, 5:30PM
Price (as of 2015): 11€ (Adults), 6€ (Children 3-12 yo), group pricing available (10+ people)

6 thoughts on “Going through the Guérande Salt Marshes in a horse carriage

  1. Les visites des salines m’avaient beaucoup plu et effectivement ce n’est pas un travail aussi facile qu’on pourrait croire (c’est la marée et le soleil qui bossent… mouais !!)
    Sinon, c’est très photohygiénique comme thème🙂

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  2. J’étais au courant pour la qualité de la fleur de sel dans l’assiette (je ne sais pas si je saurais réellement faire la différence en goûtant néanmoins). L’activité dans les marais salants aujourd’hui, peut-être un des derniers endroits où peut voir à l’oeuvre des gens qui exercent un métier traditionnel. Quel boulot insensé, non ?
    En revanche, je vois que l’individualisme bien de nos jours sévit ici aussi et pose des problèmes entre exploitants, c’est un peu triste et très dommage.
    J’aime bien l’idée de la visite en calèche.

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