Pongo Land

Pongo Land

Last time I went to see 420people for their latest work, Phrasing the Pain, in Divadlo Archa, the performance was included in an event called Dance in Transit. As such, the ticket also included an opening act, called Pongo Land, a duet from Hermann Heisig and Nuno Lucas. I had no idea what it was all about, other than some PR people telling me it was supposed to be kinda humorous in a way. The actual official description of the piece is as follows:

PONGO LAND is a meeting of two very different bodies. Exploring differences, similarities and possible or impossible relationships between each other, Nuno and Hermann are reducing questions about civilisation and order into a primitivistic landscape, in which they constantly compare, compete and copy, creating a state of permanent modulation…

La dernière fois que je suis allé voir la nouvelle pièce de 420people, Phrasing the Pain, au théatre Archa, la performance se faisait dans le cadre d’un évènement intitulé Dance in Transit. Du coup, le billet incluait aussi une première partie, intitulée Pongo Land, un duo par Hermann Heisig et Nuno Lucas. Je n’avais aucune idée de quoi il en revenait, à part que quelques PR m’ont dit que c’était censé être un poil rigolo. La description officielle de l’œuvre est la suivante:

PONGO LAND est la rencontre de deux corps très différents. Explorant les différences, les similarités et les relations possibles ou impossibles entre chaque, Nuno et Hermann réduisent des questions d’ordre et de civilisation dans un paysage primitiviste, dans lequel ils se comparent constamment, entrent en compétition et se singent, créant un état de modulation permanente…

Pongo Land

Pongo Land – Hermann Heisig, Nuno Lucas

 

As I sat, the two dancers were standing on the stage in their undies. Then they started… well, I can’t call it dancing. Rather… interacting. I waited for the music to start, only to discover that there was none. Only the screeching noises of feet sliding on the stage, and the occasional laugh from somebody in the audience when the performers would touch each other in a kind of improbable way.

Alors que je m’asseyais, les deux danseurs se tenaient debout en sous-vêtements. Puis ils ont commencé à… bon, je n’appelle pas vraiment ça danser. Plutôt… interagir. J’ai attendu le début de la musique, pour finalement m’apercevoir qu’il n’y en aurait aucune. Seulement le crissement des pieds sur la scène, et le rire occasionel d’un membre du public lorsque les deux artistes se touchent d’une façon un peu improbable.

It’s sometimes difficult to understand contemporary art. At least, for me, it is. I didn’t find anything funny. It didn’t really evoke anything to me, to be honest. I just sat and watched, for 45 minutes, two men of disparate sizes touch each other in silence. From their gestures and movements, they reminded me of primates at the zoo, a little bit. But at the end of the performance, I was left wondering what it was I just saw, or rather, what the point of the whole thing was.

C’est parfois difficile de comprendre l’art contemporain. Du moins, pour moi, ça l’est. Je n’ai rien trouvé de drôle. Ça ne m’a pas vraiment évoqué quoi que ce soit, pour être honnête. Je suis juste resté assis, à regarder pendant 45 minutes, deux hommes aux mensurations disparates se toucher en silence. Leurs gestes et mouvements m’ont fait penser aux primates dans les zoos, un peu. Mais à la fin de leur représentation, j’en étais à me demander ce que j’avais vu, ou plutôt, quel était le but de la chose.

Pongo Land

Thankfully, once both performances (this one, and 420people’s) were over, there was the usual Q&A session where people could give feedback or ask for context, and Hermann Heisig and Nuno Lucas kindly joined the Q&A to answer whatever questions people may have about their piece.

Heureusement, une fois les deux représentations terminées (celle-ci, et celle des 420people), il y avait la session de Questions/Réponses habituelles où le public a eu l’opportunité de donner des retours ou demander des explications, et Hermann Heisig et Nuno Lucas ont gentiment participé pour répondre aux questions que les gens ont pu se poser après avoir vu leur pièce.

Hermann Heisig

Hermann Heisig

 

Well, somebody asked just that: “What is Pongo Land?” and it turns out I was not so far from the truth. In fact, Pongo Land is the section of the Leipzig Zoo that is housing the apes, and that when the two dancers met each other, and as they were getting to know each other, they visited that zoo and this area, saw how the apes behaved and it inspired them. Pongo Land is kind of the story of how those two met, how they explored their physical differences and similarities, as if reenacted by apes.

Ben justement, quelqu’un a posé cette question: “C’est quoi Pongo Land?” et il s’avère que je n’étais pas si loin de la vérité. En fait, Pongo Land est la section du Zoo de Leipzig où sont logés les Grands singes, et quand les danseurs se sont rencontrés, alors qu’ils faisaient encore connaissance, ils ont visité ce zoo et cette section, ont vu comment les grands singes se comportaient et ça les a inspiré. Pongo Land, c’est un peu l’histoire de comment ces deux-là se sont rencontré, et comment ils ont exploré leurs différences et similarités physiques, rejoué par des grands singes.

Nuno Lucas

Nuno Lucas

 

The backstory would have been more obvious with jungle sounds and “ook ook” noises… Verdict: If you’re into grown men in underwear touching each other in awkward silence during 45 minutes, mimicking apes, this piece is for you.

L’histoire aurait été plus claire avec des sons de la jungle et des cris d’animaux… Verdict: Si vous trippez de voir deux adultes en sous-vêtements qui se touchent dans un silence gênant de 45 minutes, singeant des primates, vous adorerez.

10 thoughts on “Pongo Land

  1. J’aime beaucoup ta façon de décrire ce spectacle. Précisément, mais simplement. Parmi les blogs que je lis occasionnellement et qui sont férus d’art contemporain, peu nombreux sont ceux qui concèdent s’être interrogés sur la finalité d’une oeuvre. (en général, tout le monde fait genre “je suis un expert”)
    J’aime l’art contemporain, mais la danse contemporaine, je ne sais pas si je pourrais. Sans musique en plus !

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  2. J’aime beaucoup comme tu parle d’art contemporain et surtout, j’apprécie ta démarche qui est de rester ouvert en toi à l’inconnu, à ce que cela peut susciter en toi. Pour avoir beaucoup chanté de musique contemporaine lorsque j’étais chanteuse à temps plein, c’est ainsi que l’on peut rencontrer une oeuvre, en osant être ouvert à autre chose, en osant aller vers la surprise. Ça fait du bien.

    Liked by 1 person

    • Ben oui. Mes parents m’ont toujours dit qu’il fallait goûter avant de dire “j’aime pas” :p. Donc ça encourage à garder un esprit ouvert, quelque part

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Insert nice comment here :) / Par ici les gentils commentaires :)

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