I was young at the time / J’étais jeune en c’temps là

Once upon a time, I was thinking of building myself a website, that I could use to learn and experiment with technologies that are either new or unknown to me. It would be educational for myself, first of all, but also designed to be educational to whoever wants to learn. The website would be the result of my discoveries, and would also contain pages explaining how to achieve the same result.

Il fut un temps où je pensais mettre en place un site, qui pourrait me servir à apprendre et faire des expériences avec des technologies qui soient nouvelles ou me soient inconnues. Ça me permettrait d’apprendre, tout d’abord, mais serait aussi éducatif pour quiconque veut apprendre. Le site en lui-même serait le résultat de mes découvertes, et contiendrait aussi des pages expliquant comment obtenir le même résultat.

Of course, it would reinvent the wheel a little, since most or all of the features I would want to put in it would already be available through existing platforms, but that’s not the point, it’s just for the fun of learning. As I said, educational. I was already building design diagrams in my mind, when it hit me square in the face: I legally can’t do that.

Bien sûr, je réinventerais un peu la roue, vu que la plupart des fonctionalités que je voudrais y mettre sont déjà disponibles en passant par d’autres plateformes, mais c’est pas le but, c’est pour le plaisir d’apprendre. Comme je le disais, éducatif. J’étais déjà en train de concevoir des diagrammes dans ma tête, quand ça m’a frappé: J’ai pas le droit de faire ça.

See, when you sign a contract, there’s usually a lot of clauses in tiny print. In my case, there are three very important sections that make it impossible for me to build such website, even in my spare time.

Vous voyez, quand vous signez un contrat, il y a généralement pas mal de clauses en petits caractères. Dans mon cas, il y a trois sections très importantes qui rendent impossibles pour moi la réalisation d’un tel site, même pendant mon temps libre.

First, there’s the non-competition rule. Building such a website, I would provide knowledge to other people. That’s, like, free teaching. And as part of my job includes teaching, that’s a big no-no.

D’abord, la clause de non-concurrence. Réaliser un tel site, je transmettrais du savoir à d’autres. Comme un cours gratuit. Et vu qu’une partie de mon travail inclut de la formation, il n’en est pas question.

Then, there’s the confidentiality rule. To build the website, I would inevitably use knowledge that I gained while working for the company. Though I’m theoretically allowed to use my acquired knowledge in a subsequent job, using knowledge acquired at this job to build something on the side would be a breach, as the code would easily be available to anyone seeing the website. The confidentiality clauses are a bit of a grey area. It’s generally acknowledged that it is impossible for someone to “forget all that one has learned” during the job, before going on another job. It is then allowed to re-use knowledge learnt on the job, as long as you don’t use explicitly confidential information from your previous job in your current job.

Ensuite, il y a la clause de confidentialité. Pour réaliser le site, j’utiliserais obligatoirement une partie du savoir que j’ai obtenu en travaillant pour mon employeur. Alors que je suis théoriquement autorisé à utilisé mes connaissances acquises dans un emploi futur, utiliser mes connaissances acquises pendant cet emploi pour réaliser quelquechose en parallèle enfreindrait la close, puisque le code serait facilement lisible pour quiconque accédant au site. La clause de confidentialité, c’est un peu flou. Il est généralement reconnu qu’il est impossible pour quelqu’un d'”oulier tout ce qu’on a appris” pendant son travail, avant de changer d’emploi. Il est donc autorisé de réutiliser son savoir appris au travail, tant qu’on n’utilise pas explicitement des données confidentielles de votre emploi précédent dans l’emploi courant.

Then, there’s the Intellectual Property stuff. My contract says that all my “Creations” that I make while on duty belong to the Company. All my “Creations” made off duty belong to myself. Example: My company asks me to write a new manual for one of the company’s products. The company owns Intellectual Property of the manual. During my free time, I write a novel. I keep Intellectual Property over my novel. However, all my “Software Creations”, regardless of whether I’m on or off duty, and regardless of whether my Company asked me to do it, belong to the Company. Meaning any piece of software I write during my free time becomes the de facto Intellectual Property of my employer. Meaning I can write the content of the website and they would still be my own (that’s a creation), but the website itself, its very code, would belong to the Company (that’s a Software Creation). Such clauses are usually written to avoid employees competing with the Company by rewriting during their free time the software that they created for their Company, and claim it their own.

Ensuite, il y a les histoires de propriétés intellectuelle. Mon contrat dit que toutes mes “Créations” réalisées pendant mon temps de travail appartiennent à mon employeur. Toutes mes “Créations” réalisées pendant mon temps libre m’appartiennent. Exemple: Ma boîte me demande d’écrire un manuel pour un de nos produits. Ma boîte détient tous les droits sur le manuel. Pendant mon temps libre, j’écris un roman. Je garde les droits sur mon roman. Par contre, toutes mes “Créations Logicielles”, qu’elles soient réalisées pendant ou en dehors des heures de travail, commanditées ou non par mon employeur, sont la propriété de mon employeur. Ce qui veut dire que tout programme réalisé pendant mon temps libre devient de facto la propriété intellectuelle de mon employeur. Ce qui veut dire que je peux écrire le contenu du site, et ça resterait ma propriété (c’est une création), mais le site en lui-même, son code, appartiendrait à mon employeur (c’est une création logicielle). De telles clauses sont habituellement écrites pour éviter d’avoir des employés entrant en concurrence directe avec leur employeur, en réécrivant pendant leur temps libre des programmes qu’ils ont réalisé pour la société, en se les appropriant.

Don’t think I didn’t read all those, or that I wasn’t aware of all those conditions and their implications when I signed the contract. I knew perfectly well what it meant (During my studies, I had a brief introduction to Labor laws and Intellectual Property in Software). I decided to sign regardless because one has to start with one job, and I made the bargain that the experience it would provide was going to make up for that contractual limitation. Looking back, I think that’s correct, my job has taught me a lot so far, and there’s still a lot that it can teach me!

N’allez pas croire que je n’ai pas lu tout ça, ou que je n’étais pas au courant des conditions et de leurs implications en signant le contrat. Je savais parfaitement ce que cela signifiait (pendant mes études, j’ai eu droit à une brève introduction aux lois du travail et à la législation sur la propriété intellectuelle en informatique). J’ai décidé de signer quand même parce qu’il faut bien commencer avec un boulot, et j’avais misé sur le fait que l’expérience qu’il m’apporterait compenserait cette limitation contractuelle. En faisant le bilan, je pense que j’ai eu raison, mon travail m’a appris énormément jusqu’à présent, et il peut encore m’apprendre beaucoup.

I guess that my only solution left is to *think* the website in my head, and if I ever leave my company, and once the non-competition clause expires, I’ll put it up :p

Je suppose que la seule solution qu’il me reste est de *penser* le site dans ma tête, et si jamais je quitte ma boîte, et une fois que la clause de non-concurrence aura expiré, je le mettrai en place :p

Squirrel, Point Pleasant Park

4 thoughts on “I was young at the time / J’étais jeune en c’temps là

  1. À quelque part, il y a beaucoup de paranoïa dans tout ça et ceux qui créent ne sont pas toujours bien protégés… ça aussi ça devrait être dans les contrats. Je m’explique.

    Disons qu’alors que je suis à l’emploi d’une boîte, j’élabore tout une méthode de production. JE suis le créateur de l’oeuvre, de l’étude en question. MES connaissances et MON expérience font que je rédige une étude qui devient un standard dans l’industrie. Ma boîte publie l’étude et demande des sous pour la distribution.

    Oups! Ça ne va plus, je quitte. MA création continue de LEUR profiter alors que je n’en vois plus un sous… n’y a-t-il pas là quelque chose qui manque de logique?

    Je n’ai pas les même contraintes, je suis chanceux. Mais j’ai sursauté quand j’ai lu que tes créations “logicielles” réalisées pendant tes temps libres ne t’appartenaient pas… c’est parfaitement dégueulasse de mon point de vue.

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    • Dans le cas de ta méthode de production, si tu l’as élaboré pour ta société, ou à la demande de ta société, il est normal que ta boîte garde les droits dessus. Après tout, ils t’ont payé pour ça. Maintenant, il est vrai qu’ils pourraient faire une exception pour les créations logicielles que je réalise et qui ne sont pas liées à mon travail…

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