Change is good… right? / Le changement c’est bien… pas vrai?

A while back my company offered all employees from the Paris office an American best-seller, called “who  moved my cheese”. A book about how to manage change in your work, life, universe, and everything else.

Il y a quelques temps ma boîte a offert à tous ses employés parisiens un best-seller américain, intitulé “Qui a piqué mon fromage”. Un livre qui explique comment gérer les changements au travail, dans la vie, l’univers, et tout le rest.

A lifesaver for many a restructured company. An eye opener for people with closed eyes. For me, a quick read, and I couldn’t help but disagree with one key assumption in the book: “people are afraid of change”.

Ça a sauvé la vie de plus d’une société restructurée. A ouvert les yeux à des gens qui avaient les yeux fermés. Pour moi, une lecture rapide, et j’ai pas pu m’empêcher de pas être d’accord avec une hypothèse clef du livre: “les gens ont peur du changement”.

That’s not entirely true. Rather, I’d say that it’s not the change in itself that people are afraid of. The fear behind the fear, in my opinion, is the fear of the unknown.

C’est pas tout à fait vrai. Plutôt, je dirais que ce n’est pas du changement en lui-même dont les gens ont peur. La peur derrière la peur, à mon avis, est la peur de l’inconnu.

People are not stupid (I know, that’s a pretty unproven theory, but I’m willing to take the risk and assume it is true), if they can see what will change and how things will be once things have changed, they will not be afraid anymore. They can be reassured, pissed, confident, even looking forward to the change. People don’t care if things change. What they’re afraid of, is not knowing whether the change is for better or for worse.

Les gens ne sont pas idiots (je sais, c’est une théorie pas vraiment prouvée, mais je vais prendre le risque et la considérer comme vraie), s’ils peuvent voir ce qui va changer et comment les choses seront une fois qu’elles auront changé, ils n’auront plus peur. Ils peuvent être réassurés, emmerdés, confiants, voire même avoir hâte que le changement s’en vienne. Les gens s’en foutent si quelque chose change. Ce dont ils ont peur, c’est de ne pas savoir si le changement est en mieux ou en pire.

And then, the book is trying to tell people that change is good. And if you think it’s not, then you should take advantage of the changes and turn them into positive change. Again, I disagree. Change is not necessarily good. It all depends on what kind of change. Let’s take an imaginary example. Let’s say that in order to cut costs, a company decides to restructure. That’s change. That’s good right? The restructuration results in laying off the whole support unit, and replacing them by monkeys. Is that still good?

Ensuite, le livre tente de dire aux gens que le changement c’est bien. Et si vous pensez que ce n’est pas le cas, alors vous devriez les tourner à votre avantage et en faire du changement positif. Une fois de plus, pas d’accord. Le changement n’est pas forcément bon. Ça dépend du changement. Prenons un exemple imaginaire. Disons que pour réduire les coûts, une société fait une restructuration. C’est un changement. C’est bien, non? La restructuration a pour résultat le renvoi de toute l’unité de support, remplacée par des signes. C’est toujours bien?

Yeah, thought so, too.

Oui, je me disais bien, aussi.

“But no, really, it’s a good change. Look on the bright side. Had you been staying with us, you’d be paid in bananas now, just like the rest of the new team. See it like an opportunity for you to find something else to do with your life than having a job in this company”. I’m sure some people would take the bananas, though.

“Non mais vraiment, c’est un bon changement. Regarde le bon côté des choses. Si tu étais resté à nos côtés, tu serais payé en bananes à l’heure qu’il est, comme le reste de la nouvelle équipe. Vois ça comme une opportunité pour toi de trouver quelque chose d’autre à faire dans ta vie que d’être employé chez nous”. Je suis sûr que certains auraient pris les bananes, quand même.

Anyways, just as everyone else, change happens to me. All the time. And I don’t mind, only under one condition: that when people tell me things are gonna change, they have a reason that will seem good enough for me. Of course, change that comes without being driven by people’s decision, since it can’t be helped, I just accept it, and see what happens😉.

Enfin bon, comme tout le monde, je suis asujetti au changement. Tout le temps. Et je m’en fiche, à une seule condition : que quand on me dit que les choses vont changer, ils aient une raison qui me semble valable. Bien sûr, le changement qui arrive sans être occasionné par les décision de tiers, puisqu’on ne peut rien y faire, je l’accepte, et on verra bien ce qui arrivera😉.

Change can be good, change can be bad, and change is everything but scary.

Le changement ça peut être bien, ça peut être mal, et le changement c’est tout sauf effrayant.

11 thoughts on “Change is good… right? / Le changement c’est bien… pas vrai?

  1. Ça me fait penser à un livre que j’ai lu récemment :
    Storytelling : La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits de Christian Salmon

    Ce livre étudie le concept du Storytelling (ou l’art de raconter des histoires) qui s’applique notamment au management. Il consiste à rendre les employés, acteurs de l’entreprise, ainsi la “grande aventure” de l’entreprise devient aussi la leur…

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Storytelling_(livre)

    Lien Amazon :
    http://www.amazon.fr/Storytelling-machine-fabriquer-histoires-formater/dp/2707156515/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1240263361&sr=8-1

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    • Intéressant… Moi j’appelle ça de la propagande😉. Parce que bon, un livre pour dire que les hautes instances nous racontent des histoires, je sais pas si c’était vraiment nécessaire😀

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      • Je suis assez d’accord pour appeler ça de la propagande : c’est juste une nouvelle forme à laquelle nous ne sommes pas encore habitués…
        Quant au livre, je doute fort que tu connaisses tous les mécanismes dont l’auteur parle dans son livre. Ceci dit je peux me tromper…😉

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  2. Oui mais est-elle attrayante? C’est là le dilemme, non?
    Dans mon cas, le changement ne me fait pas peur. C’est m’ennuyer qui m’emmerde!!!

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  3. If we’re going to debate here, I think I do have to quibble to some extent with your original premise that nobody hates change per se, but rather it is a fear of the unknown. I think, rather, that there is a spectrum of feeling around this, and in my mind, there are people who just plain hate and fear change. I think this happens more as people get older and more certain/set in their ways and preferences, and I think it happens more to people who have had a long series of changes that were not good. One begins to learn that change is not a good thing more often than not. Also I think some people who were raised in highly unstable environments, for instance, the children of alcoholics, can find change alarming and often value stability and predictability very highly.

    That said, I basically have to agree with you, it is not the change that is frightening, but rather the possibility of things being much worse, and the premise that all change is good if you look at it the right way is simply ridiculous.

    I openly confess that my cynicism/bullsh*t meter goes off the scale when I am given things like that to read by management.

    Are you likely to be restructured out??? Hope not.

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    • a long series of changes that were not good might precondition you to be wary of further changes. I think the fear comes when hope for good change is lost. And valuing predictability is not incompatible with change. I like stability, and predictability. I’m ok with change, as long as I can foresee what the change will bring. That’s predictability right there😉. And I’m sure children of alcoholics would value a change in their way of living, as in “being finally sheltered from the alcoholic parent”.

      I’m not being restructured out, but there are restructurations going on everywhere, and some folks in the company who are particularly not very happy about what’s changing around here.

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  4. Je suis pas entierement d’accord avec toi non plus… mais bon, je suis bizarre, c’est sur. Moi, j’ai pas tellement peur de l’inconnu, ca m’amuse plutot, mais j’ai peur de la transition. En fait, la transition me fait chier, surtout. Le demenagement, les soucis, la paperasse, les fortunes qu’il faut depenser, le temps que ca prendra, etc. En ce moment, l’idee de me foutre en l’air mon ete me fait royalement chier! Le reste on verra…

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