Same old song and dance / Et c’est la même chanson

My end of year vacation plans? Unlike many Canadians, there were no caribbean islands involved. One week with my family, skiing, then one week in Czech Republic, because I like my life on the rocks, shaken but not stirred. And everywhere I go it’s always the same old song. Be it with people I already know, or people I meet, I always get the same questions.

Mes plans de vacances de fin d’année? Contrairement à nombre de canadiens, pas d’îles caribéennes dans le lot. Une semaine à skier avec ma famille, puis une semaine en République Tchèque, parce que j’aime ma vie servie fraîche, avec des glaçons. Et partout où je vais c’est la même chanson. Que ce soit avec les gens que je connais, ou que je rencontre, j’ai toujours droit aux mêmes questions.

Not that I don’t like all the attention, my ego is doing fine, thankyouverymuch. And it’s not that the questions are taking me off guard, it’s just that I don’t really know how to answer. The questions usually are:

Non pas que les feux de la rampe me déplaise, mon ego va bien, mercibeaucoup. Et c’est pas que les questions me surprennent, c’est juste que je sais pas trop quoi répondre. Les questions sont d’habitude :

  • How is/was Canada?
  • Did you like it there?
  • What did you think about Canada?
  • and sometimes: How did you survive this long there?
  • C’est/était comment le Canada?
  • Est-ce que ça t’a plu?
  • Qu’est ce que tu penses du Canada?
  • et parfois : Comment t’as survécu aussi longtemps?

For the first question, I usually answer “it’s far.” with a laugh, and “it’s big”. It’s too diverse to answer. Toronto looks very American to me, whereas the wilderness is beautiful. 9 months long winters are a plus.

Pour la première question, je réponds en général “c’est loin.” en riant, et “c’est grand”. C’est trop varié pour répondre. Toronto a un air très américain à mes yeux, tandis que la nature est magnifique. 9 mois de longs hivers c’est en bonus.

For the second question, I usually answer “I didn’t dislike”. I’m not very difficult. I was there for work. Going from my flat to the subway, to the office, and back, everyday, can be achieved pretty much anywhere. Can’t say I fell in love with the place, but I didn’t hate it either.

Pour la deuxième question, je réponds en général “J’ai pas détesté”. Je suis pas très regardant. J’y étais pour bosser. Métro, boulot, dodo, tous les jours, on peut le faire un peu n’importe où. J’peux pas dire que j’sois “tombé en amour” avec l’endroit, mais j’ai pas détesté non plus.

For the third question, I usually answer “I didn’t think anything”. I came there pissed off by people who tried to put in my head THEIR love of Canada (and especially Québec), as if trying to live my experience by proxy. So “thinking anything about Canada” was the last thing I wanted to do. I went there, tried to fit in, immerged myself, and cumulated information, without judging. Having an opinion about something is a little like judging. Well, perhaps not. I tried to find the difference between having an opinion on a culture, or a behaviour, and judging it. I’m still looking. I think I absorbed the culture and the place, pretty much as if an observer watching from a distance, studying a subject. Canada is Canada, the less I will think about it, the more objective my assertions can be about it. And I don’t want to be one of the people who will tell “oh this thing is so great!” with an over-enthusiastic tone. I like to discover things by myself, and interpret things my own way, so I would rather encourage people to go and see for themselves, in so far as they can afford it.

Pour la troisième question, je réponds en général “Je n’en ai pense rien”. Je suis arrivé là-bas à moitié en remonté par des gens qui ont tenté de me bourrer le crâne avec LEUR amour du Canada (et surtout du Québec), comme s’ils cherchaient à vivre mon expérience par procuration. Donc “penser quoi que ce soit du Canada” était la dernière chose que je voulais faire. J’y suis allé, ai tenté de m’integrer, de m’immerger, et ai cumulé de l’information, sans juger. Avoir une opinion sur quelquechose, c’est un peu comme juger. Enfin, peut-être pas. J’ai cherché la différence entre avoir une opinion sur une culture, ou un comportement, et la juger. Je cherche encore. Je pense avoir absorbé la culture et l’endroit, un peu comme un observateur extérieur, étudiant un sujet. Le Canada c’est le Canada, et moins j’en penserai quoi que ce soit, plus mes assertions pourront être objectives sur le sujet. Et je ne veux pas être un de ceux qui vont dire “oh ce truc là est génial!” avec un ton super-enthousiaste. J’aime découvrir les choses par moi-même, et les interpréter à ma façon, donc je préfère encourager les gens à aller voir d’eux-même, dans la mesure où ils peuvent se le permettre.

And for the last question, I usually answer “I worked there. Wake up in the morning, have breakfast, take a shower, get dressed, go to work, drink tea, have lunch, get back to work, have more tea, get home, have dinner, sleep, repeat. What’s around doesn’t really matter, as long as it’s not a war zone.”

Et pour la dernière question, je réponds en général “Je travaillais là. Debout le matin, p’tit déj, douche, on s’habille, va au taf, boit du thé, déjeune, retourne bosser, reprendre du thé, rentrer, dîner, dormir, et on recommence. Ce qu’il y a autour importe peu, tant qu’on n’est pas en zone de guerre.”

I have seen people come back from an experience in a foreign country completely disappointed and homesick. I have seen some people fall in love with a country, and settle in. Some others who discovered the joys of travelling, and while not having found the best place on Earth for them to dwell in, also cannot live in their originating country anymore, and end up wandering all over the world. The experience is and will be different for everyone. My experience will differ from the one of the person I’m talking to, if they ever go there, that’s why I don’t want to influence them through what I felt. It’s up to them to experience things.

J’ai vu des gens revenir d’une expérience en pays étranger complètement déçus et avec le mal du pays. J’ai vu des gens tomber amoureux d’un pays, et s’y installer. D’autres ont découvert les joies du voyage, et alors qu’ils n’ont pas trouvé le meilleur endroit au monde pour s’installer, ne peuvent pas non plus rester dans leur pays d’origine, et finissent par errer de par le monde. L’expérience est et sera différente pour chacun. Mon expérience sera différente de celle de la personne à qui je parle, si elle s’y rend un jour, c’est pourquoi je ne veux pas l’influencer par ce que j’ai ressenti. C’est à eux de se faire une idée.

Me? From the very beginning I saw this assignment as an opportunity to open myself to yet another culture, to improve both my english and my accent, and no matter what would happen to me there, I knew there always was an exit (backup plan was part of the deal with my company), and that it would be beneficial for my carreer. Two years in an english-speaking part of the world is always a great plus for a French engineer. I had english diplomas. And with good grades too. But those don’t matter much once you’re in the business. It’s just a piece of paper. I didn’t try to weigh the pros and cons of my stay in Canada. It’s not my thing. I’d rather just weigh in the pros, and when people will shove some cons in my face, I’ll find a way around to look on the bright side.

Moi? Depuis le tout début j’ai vu cette mission comme une opportunité de m’ouvrir sur une autre culture, pour améliorer à la fois mon anglais et mon accent, et quoi qu’il m’arrive, je savais que j’avais toujours une porte de sortie (un plan de secours faisait partie du marché conclu avec ma boîte), et que ça serait bon pour ma carrière. Deux ans en zone anglophone c’est toujours un grand plus pour un ingénieur français. J’avais des diplômes d’anglais. Avec de bonnes notes, aussi. Mais ça ne vaut pas tripette une fois qu’on est sur le marché. C’est juste un bout de papier. Je n’ai pas cherché à peser le pour et le contre de mon séjour au Canada. Pas mon genre. Je serais plus du genre à peser le pour, et quand on “m’garoche un contre dans face”, je trouve toujours un moyen de voir le bon côté des choses.

December 31st 2008. My Canadian contract ends, and January 1st 2009,  my French contract resumes. 700 days worked as a Canadian worker. I came back in one piece. Can’t be that bad, eh?

31 décembre 2008. Fin de mon contrat Canadien, et 1er janvier 2009, reprise de mon contrat français. 700 jours travaillés en tant que salarié canadien. J’en suis revenu en un seul morceau, Pas si pire, hein?

12 thoughts on “Same old song and dance / Et c’est la même chanson

  1. Je suis quant à moi bien content d’avoir fait ta connaissance. Comme vous le dites en France t’as l’air super sympa! Icitte, j’te dirais t’as l’air super cool! et bien sûr avec l’accent bien gras du Québec!

    Mais j’ai surtout découvert un très bon compositeur. Dommage que l’on ne pourra plus te voir au Café-Blogs!

    Je suis cependant content de toujours pouvoir te lire sur ce blog.

    Peut-être un jour j’irai tomber en amour avec la France. J’espère qu’un jour je pourrai te visiter et du même coup découvrir les petits cafés, les bons restos et ceux que l’on aime nommer ici, nos cousins… et cousinnes!!!

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  2. While a certain part of me is sorry that you were not more in love with the country and the city, I am also aware that I am tremendously biased as it is my home…and of course I think it one of the best places in the world. This is of course influenced by the fact that we have so many friends there….

    Ah well, at least it wasn’t horrid.

    Are you in Paris for the next chunk of time?

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  3. et puis après tout, ils avaient qu’à lire ton blog hein! lol non, parce que dedans, on y devine la plupart des réponses à ces questions! ^^
    Bisous doux😉

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  4. 9 mois d’hiver…. T’exagères quand même un peu. En plus t’habitais à Toronto, qui est déjà plus doux que Montréal et nous à Montréal, on n’a pas 9 mois d’hiver. Ici grosso modo, c’est l’hiver de novembre à avril. Tu vas peut-être dire que je souffre d’un complexe de persécution, mais je trouve que depuis que tu es rentré en France, tu ne rapportes que ce qui aura été négatif dans ton séjour. Je suppose qu’il faut aussi prendre au nième degré le stéréotype du bûcheron mangeux d’poutine, j’espère que durant ton séjour tu auras quand même eu la chance de rencontrer d’autres personnes plus évoluées !

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  5. Fabulous Fabs, qu’on ne se méprenne pas, moi j’en étais très content des longs mois d’hiver canadien, hein😉

    Et je ne rapporte pas que du négatif. En aucun cas je ne regrette mon expérience, et si c’était à refaire, je ne changerais rien. De plus, je n’ai pas encore abordé mon retour en France. Et il y a des différences et des changements dans ce pays que j’ai (re)découvert, et qui mériteront eux aussi un long billet…🙂

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