Ça plane pour moi

As I promised, here is the text I wrote for today’s Café-blogs.

Comme promis, voici le texte rédigé pour le Café-blogs d’aujourd’hui.

The rules were that I had to write a text with the following words:

Les règles étaient que je devais écrire un billet contenant les mots suivants :

Canine, mouchoir (tissue), bouteille d’eau (water bottle), plume (feather or quill), livret (booklet), nutrition, peau (skin), plaisir (pleasure), authenticité (authenticity), équilibre (balance), bonheur (happiness), sensualité (sensuality), poilu (hairy), modèle (example or model), automobile, agrafeuse (stapler), radio, masque (mask), enveloppe (envelop), photo (picture), dossier (file or folder), boutons (buttons), pieds (feet), toile (fabric).

Ça plane pour moi.

It’s time for me take my quill again, and for this occasion, I chose to re-open a file that hurts. Now that the sunny days are back, my need to devour asphalt with my rollerskates was back. So when I got surrounded by the sun, during the last week-end of April, I quickly shoved water bottle and picture-taking device in my roller bag, and let’s go for a crazy ride. The envelop with my income tax return could still wait until I enjoyed the sun, anyways, right? And on a Sunday, it’s not as if a tax collector was going to run after me with a stapler… I’m faster than them with my rollerskates anyways :p.

On today’s schedule, hike on the lakeshore, until I reach my favorite park in Toronto, where the Japanese cherry tree were blooming. On the way, instead of rolling alongside automobiles, dangerous for a pedestrian, and oh so loud, with their radios set to full noise, windows opened, I chose the bike trail, shadowy, and much more peaceful.

Enjoying the nice feeling of the wind brushing my face, I was savoring the moment, thinking about what everybody is looking for, but very few find: happiness. The pleasure brought forth by this ephemeral feeling of freedom made me smile to everybody. Here, to the jogger, half-naked, swallowing his daily portion of kilometres, to maintain his six-pack of steel. There, to the young woman, who didn’t see me anyways, her face deeply buried in her little government booklet giving advice for better nutrition, in order to get back the hourglass figures she’s trying to show, in order to get the attention… of nice half-naked joggers…

And on this little trail on the lakeshore, everything is simple. My smile, when seen, was sent back to me, as simple as that. Maybe they’re just wearing a mask, as is so usual nowadays, but I prefer to believe in the authenticity of these ephemeral and speechless exchanges. In about 30 seconds we both will have forgotten each other. But at the moment, we exchanged a mute and mutual “have a nice day”, from passerby to passerby, because “people who take a stroll instead of staying home, they’re necessarily nice people”.

So it’s with a happy-go-lucky mood that I entered my favorite park. Used to urban rollerskating, I started to slow down in front of the amoun of four-legged friends, canine category, knowing that they’d stay my friends only as long as I would pass them at a moderate speed.

While in front of me loomed ahead a slope that I knew was steep, I decide to keep my rollerskates, using my brake all the time it should be fine… Everything was approximately ok, until a twig comes under my brake. The latter loses all of a sudden all its adhesion, et here goes your host gathering speed! To a point where I went from “smooth downride”, to “perilous balance“, right before soaring, my feet lifted from the ground, with all the grace and sensuality of a hairy anvil.

As a protective reflex, my arms take the heat. I sit, a bit hazy, on the nearest bench, and estimate the damage. My trousers have no holes, but the fabric suffered in some places, and one of the buttons decided to part ways. My arms, on the other hand, are in a pretty impressive shape. Especially the right one, which after the majestic slide, was seriously lacking skin. It’s the absence of it that alarmed a passerby, model of generosity, who offered his help… and gladly gave me his tissues, so that I could tend to my wounds.

And it is at this very moment when, wanting to go to the emergency to get my arm looked at, I remembered that the public transit were on strike. Well, only thing left to do was going the half-dozen kilometres back… on my rollerskates😉.

I fell right here

Ça plane pour moi.

Il est temps pour moi de reprendre ma plume, et pour l’occasion j’ai choisi de rouvrir un dossier qui fait mal. Avec le retour des beaux jours, mon envie de manger du bitume à grands coups de rollers était revenue. Alors quand un grand soleil m’inonda en ce dernier week-end d’avril, j’enfournai avec hâte bouteille d’eau et appareil photo dans mon sac roller, et c’est parti pour une folle aventure. L’enveloppe contenant ma déclaration d’impôts pouvait bien attendre que j’aie profité du soleil, de toute façon, non? Et un dimanche, ce n’est pas comme si un agent des impôts allait me courir après avec une agrafeuse… Je vais plus vite qu’eux, avec mes rollers, de toute façon :p.

Au programme, rando le long du lac, jusqu’à atteindre mon parc préféré à Toronto, où les cerisiers japonais étaient en fleurs. Sur la route, plutôt que de côtoyer les automobiles dangereuses pour un piéton, et surtout si bruyantes, avec leurs radios à fond, fenêtres ouvertes, j’optais pour la piste cyclable, ombragée, et bien plus paisible.

Profitant de l’agréable sensation du vent caressant mon visage, je savourais l’instant, réfléchissant à ce que tout le monde cherche, mais que peu trouvent: le bonheur. Le plaisir procuré par cette éphémère sensation de liberté me faisait sourir à tout le monde. Ici, au jogger, torse nu, avalant ses kilomètres quotidiens, pour maintenir ses abdos en béton. Là, à la jeune fille, assise sur un banc, qui de toute façon ne me voyait pas, le nez perdu dans son petit livret du gouvernement donnant des conseils pour une meilleure nutrition, afin de retrouver la taille de guêpe qu’elle cherche à arborer, pour attirer l’attention… de beaux joggers torse nus…

Et sur ce petit chemin au bord du lac, tout est simple. Mon sourire, quand il était vu, m’était rendu tout simplement. Peut-être ne portent-ils qu’un masque, comme il est si courant de nos jours, mais moi je préfére croire en l’authenticité de ces échanges éphémères et sans paroles. D’ici 30 secondes, nous nous serons mutuellement oubliés. Mais sur le moment, on s’est échangé un “bonne journée” tacite et réciproque, de promeneur à promeneur, parce que “les gens qui se promènent au lieu de rester chez eux, ils sont forcément gentils”.

C’est donc tout guilleret que j’abordais mon parc préféré. Habitué au roller en milieu urbain, je me mis à ralentir devant l’affluence d’amis à quatre pattes, catégorie canine, sachant qu’ils ne resteraient mes amis que dans la mesure où je les croiserais à une allure modérée.

Alors que devant moi se présentait une descente que je savais être raide, je décide de garder mes rollers, en utilisant mes freins en permanence, ça devrait aller… Tout allait à peu près bien, quand tout d’un coup, une brindille vient se loger sous mon frein. Ce dernier perd d’un seul coup toute son adhérence, et voilà votre serviteur qui prend de la vitesse! À tel point que de “descente en douceur”, je suis passé à “équilibre précaire”, juste avant de m’envoler, mes pieds décollant du sol, avec toute la grâce et la sensualité d’une enclume poilue.

Par réflexe, mes bras accusent le choc. Je m’assois, un peu patraque, sur le banc le plus proche, et procède à l’évaluation des dégâts. Mon pantalon n’est pas troué, mais la toile en a pris un coup par endroits, et un des boutons a décidé de m’abandonner. Mes bras, quand à eux, sont dans un état assez impressionnant. Surtout le droit, qui après le majestueux dérapage, manquait sérieusement de peau. C’est l’absence de cette dernière qui alarma un passant, modèle de générosité, qui me proposa son aide… et me céda volontiers son paquet de mouchoirs, pour que je puisse nettoyer mes plaies.

C’est à ce moment que voulant me diriger aux urgences pour faire examiner mon bras, je me suis souvenu que les transports en commun étaient en grève. Il ne me restait plus qu’à faire la demi-douzaine de kilomètres retour… en roller😉.

15 thoughts on “Ça plane pour moi

  1. Il est présentement minuit 1 minute ici… J’ai pensé venir voir ton billet… Cool, la programmation, vraiment impressionnant!!!

    Merci encore pour ta participation, ta présence, merci😉

    Gros câlins mon cher, au plaisir de te revoir parmi nous!

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  2. I hadn’t put it together that you fell down during the transit strike…how dreadful. That must have been a fun ride back.

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  3. Oreneta, I survived, don’t worry, and as you can see, I took it just like anything else around me: with a smile and a good, healthy laugh😉

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  4. C’était une bonne idée de faire les 24 mots avec une histoire réelle….

    En plus cela expliquait ton état de la dernière fois…

    Merci encore..
    Bize

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  5. Daniel Paillé, on dit que toute fiction a sa part de vérité. En cherchant mon histoire, j’ai puisé dans ma mémoire… Et à 90% ça collait😉. Le seul truc inventé, c’est le livret de nutrition🙂.

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  6. Super le texte! Et comme j’ai relever le meme défi, j’étais vraiment curieuse de voir ou tu allais placer certains mots!!!

    Hate de voir les photos!

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  7. Karla, merci. Faut dire que je me suis bien amusé à le rédiger😉. Et pour la chanson, le titre est tout à fait voulu :p.

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  8. Bravo!! t’as réussi à placer tous les mots dans un beau texte qui ne part pas en queue de boudin! Impressionnant!🙂
    Alors ok pour une ballade à High Park en roller lors de mon passage?😉

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  9. J’aime bien découvrir ton talent de raconteur à chaque fois ! Si seulement ma vie de famille pouvait permettre d’entendre ton accent pour vrai la prochaine fois ! Grr !
    🙂

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  10. Lyne-la-Lune, merci🙂. Je ne serai pas disponible pour les deux prochains, déjà. Mais j’essaierai d’écrire un texte ici pour compenser… Et qui sait, peut-être en faire un podcast?😉

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