Yundi Li plays Prokofiev / Yundi Li joue Prokofiev.

Some musicians like to stay anonymous (probably afraid of the RIAA). Like this guy, that you can see during summer in front of the Roy Thomson Hall.Certains musiciens aiment rester anonymes (peut-être par peur de la SACEM). Comme ce gars, que vous pouvez voir en été devant le Roy Thomson Hall.

Some others don’t. Remember, last year, I invited myself to a concert that was supposed to be conducted by Gergiev, for Valentine’s Day? Well, this year, I did it again. I subscribed to a Series of concerts around Dvořák, the last one being on Feb 13rd. The guy from the TSO praised tonight’s pianist as a “hot asian sensation”, a young prodigy, and everything. The name is Yundi Li, and he apparently is quite a celebrity. A colleague of mine told me he is really famous in China, not only for his talent, but also for his good looks😉. And that his detractors were saying the guy was too technical. Tonight’s conductor name sounded familiar, too. Yannick Nézet-Séguin? Wasn’t he the guy who replaced Gergiev last year? Yup, that’s the guy.

D’autre ne l’ont pas. Vous vous souvenez, l’an dernier, je me suis invité à un concert qui devait être dirigé par Gergiev, pour la Saint Valentin? Ben, cette année, j’ai recommencé. Je me suis inscrit à une série de concerts autour de Dvořák, le dernier étant le 13 février. Le monsieur du TSO m’a encensé le pianiste de ce soir en tant que “nouveauté asiatique top canon”, un jeune prodige, et tout. Son nom est Yundi Li, et il est apparemment plutôt célèbre. Une collègue m’a dit qu’il est vraiment célèbre en Chine, pas seulement pour son talent, mais aussi pour son physique😉. Et que ses détracteurs disent qu’il est trop technique. Le nom du chef d’orchestre de ce soir semblait familier, aussi. Yannick Nézet-Séguin? C’était pas le gars qui a remplacé Gergiev l’an dernier? Ouaip, c’est lui.

Today’s programme featured Romanian, Ukrainian and Czech music. Yumm…

Le programme du jour contenait de la musique roumaine, ukrainiaine, et tchèque. Menoum…

George Enescu – Romanian Rhapsody in A Major, Op. 11, No. 1:

A Romanian composer, totally unheard of for me. Well, it is a very pleasant discovery, I have to admit. The music was playful, joyful, and light. Perfect to start the evening. The conductor was as amazing as I remembered him. Very active, and passionate. He was not conducting the music, he was living it. Closing my eyes, images of animals playing in the woods, à-la-Disney, came to mind. And folks celebrating in a village. The programme says “The First Rhapsody is a straightforward medley of traditional rustic dance themes.” You really can feel it when you hear the music. Enescu may not be very well known, but he deserves his title of most famous Romanian composer🙂.

Un compositeur roumain, complètement inconnu au bataillon pour moi. Une découverte ma foi fort agréable, je dois avouer. La musique était enjouée, joyeuse, et légère. Parfait pour commencer la soirée. Le chef d’orchestre était aussi impressionnant que dans mon souvenir. Très actif, et passionné. Il n’orchestrait pas la musique, il la vivait. En fermant les yeux, des images d’animaux jouant dans les bois, à la Disney, me venaient à l’esprit. Et des gens qui font la fête au village. Le programme dit “La Première Rhapsodie est un mélange direct de thèmes de danse traditionnelle rustique.” On le ressent vraiment en entendant la musique. Enescu n’est peut-être pas très connu, mais il mérite bien son titre de plus célèbre compositeur roumain🙂.

Sergei Prokofiev – Piano Concerto No. 2 in G Minor, Op. 16

Reading the programme, I discover that it’s Yundi Li’s début at the TSO. And that this superstar was the youngest winner of the Chopin Competition, and the first pianist in 15 years to be awarded the first prize. Quoting the program, “critics praise his precise, crystalline technique, his fluidity on the keys, and his boundless enthusiasm”. The concerto in itself struck me by its complexity. And the general impression of uneasyness it brought me. If music could be a picture, this concerto would have been the one of two lovers forcefully separated, suffering the loss, and desperately trying to find each other again. I don’t have any better description.

En lisant le programme, je découvre que c’est la première de Yundi Li au TSO. Et que cette superstar est le plus jeune gagnant du Concours Chopin, et le premier pianiste à recevoir le premier prix en 15 ans. Citant le programme, “les critiques louent sa technique précise, cristalline, sa fluidité sur les touches, et son enthousiasme sans borne”. Le concerto en lui-même m’a frappé par sa complexité. Et l’impression général de mal-être qu’il m’a suscité. Si la musique pouvait être une image, ce concerto serait celle de deux amants séparés de force, souffrant de la perte, et cherchant désespérément à retrouver l’autre. J’ai pas de meilleure description.

I couldn’t help but be disappointed. Not by the musicians, but by the concerto in itself. An incredibly complex and self-centered piano part. All the other instruments being mere accessories, that seemed to just be here to obey the piano, or whisper next to it. It emphasized way too much the cliché of the piano being the most egotistical of all instruments. Perhaps it was just in order to provide the audience with a piece worthy of Yundi Li’s talent, but even that failed, in my eyes. Oh, for sure, it really was a great performance by him. He didn’t flinch, didn’t fail, followed perfectly the conductor, and demonstrated insane skill and agility. But I felt he got lost in the complexity of the concerto, because I didn’t feel any soul in his music. He was playing the notes. This concerto showed Yundi Li’s technical skills. Not his musical skills. I won’t say he was bad. There were tiny moments, here and there, where the music would be a little less complex, and then I could hear him express himself. From that I know that the guy isn’t just a machine, but a musician as well. Too bad that the concerto only showed the machine, and didn’t let the musician express himself.

J’ai pas pu m’empêcher d’être déçu. Non pas par les musiciens, mais par le concerto en lui-même. Une partie piano incroyablement complexe et égocentrique. Tous les autres instruments n’étant que de simples accessoires, ne semblant être là que pour obéir au piano, ou murmurer à ses côtés. Cela soulignait bien trop le cliché du piano en tant que plus égoïste des instruments. Peut-être que c’était juste pour fournir au public un morceau digne du talent de Yundi Li, mais même cela a échoué, à mes yeux. Oh, bien sûr, c’était vraiment une très belle performance de sa part. Il n’a pas flanché, pas planté, a suivi parfaitement le chef d’orchestre, et fait preuve d’une aptitude et d’une agilité folles. Mais j’ai senti qu’il était perdu dans la complexité du concerto, parce que je n’ai ressenti aucune âme dans sa musique. Il jouait les notes. Ce concerto a démontré l’habileté technique de Yundi Li. Pas ses capacités musicales. Je ne dirais pas qu’il était mauvais. Il y avait des petits moments, par ci par là, où la musique devenait un peu plus simple, et là seulement ai-je pu l’entendre s’exprimer. De ceci je sais que ce gars là n’est pas juste une machine, mais aussi un musicien. Dommage que le concerto n’ait montré que la machine, et n’ait pas laissé le musicien s’exprimer.

Antonín Dvořák – Symphony No. 6 in D Major, Op. 60

This symphony, dedicated to Hans Richter, conductor of the Vienna Philarmonic in 1879, was quickly written, as usual for Dvořák. The première, though, was postponed several times. Richter claimed several excuses for that, but the true reason was that… the orchestra felt they were playing too much Bohemian music! So Dvořák had the première directed by someone else :p. Even though most people only know about the last symphony (No. 9, Of the New World), and lots of people only know about the 3 last symphonies, the 6th is apparently always a success whenever it’s played🙂. Yannick Nézet-Séguin was in his element with this Symphony. Looking at him, it seemed like he was trying to shape the music in front of him with his hands, as if the sound waves were tangible. And it actually worked! Well, it may be due a little bit to the musicians who performed extremely well, and followed every single request from their conductor. Most of my favorite feelings could be felt in this Symphony: Quiet, Strong, Romantic, Passionate…

Cette symphonie, dédiée à Hans Richter, chef d’orchestre du Philharmonique de Vienne en 1879, fut écrite rapidement, comme toujours avec Dvořák. La première, cependant, fut retardée à de nombreuses reprises. Richter invoqua plusieurs excuses pour ça, mais la vraie raison était que… l’orchestre trouvait qu’ils jouaient trop de musique Bohêmienne! Donc Dvořák a fait jouer la première par quelqu’un d’autre :p. Même si la grande majorité des gens ne connaissent que la dernière symphonie (No. 9, Du Nouveau Monde), et que beaucoup de gens ne connaissent que les 3 dernières symphonies, la 6è semble être un succès chaque fois qu’elle est jouée🙂. Yannick Nézet-Séguin était dans son élément avec cette symphonie. En le regardant, on aurait dit qu’il tentait de façonner la musiqu avec ses mains, comme si les ondes sonores étaient palpables. Et ça marchait pour de vrai de vrai! Bon, c’était peut-être un peu dû aux musiciens qui ont extrêmement bien joué, et ont suivi les moindres desiderata de leur chef d’orchestre. La plupart de mes sentiments préférés pouvaient être ressentis dans cette symphonie: Calme, Fort, Romantique, Passioné…

Reading a little more on the conductor in the Programme, I discovered that he will actually succeed to Gergiev at the start of the 2008-2009 season as Music Director of the Rotterdam Philharmonic Orchestra. This Canadian (he’s born in Montréal) really made a strong impression on me. I think from now on, even if I know nothing about a composer, if he is conducting, I will try to go see the concert.

En lisant un peu plus au sujet du chef d’orchestre dans le programme, j’ai découvert qu’il va en fait remplacer Gergiev dès le début de la saison 2008-2009 en tant que Directeur Musical de l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam. Ce canadien (il est né à Montréal) m’a vraiment laissé une forte impression. Je pense que dorénavant, même si je ne connaît rien du compositeur, si c’est lui qui orchestre, je vais essayer d’aller voir le concert.

And Torontonians, this concert will be played again for Valentine’s Day, and on February 16. I strongly advise you to spend some money and go there. It’s perfect for VD as well :p.

Et pour les Torontois, ce concert sera joué aussi pour la Saint Valentin, et le 16 février. Je vous conseille fortement de dépenser quelques sous et d’y aller. C’est parfait pour la St Val, en plus :p.

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